12/05/2006
La chanson des Brigades du Tigre - by Niala01
Le Blog des Brigades du Tigre. (sur lequel vous trouverez la chanson, mais aussi pleins de bonus...)
Ca vient encore de chez TFM . Je trouve marrant que les bonus d'un film se retrouve en ligne avant la sortie en DVD et même avant la sortie du film en salles. Et sur un blog (propulsé par DotClear).
Bon, là, c'est vrai, je me réveille un peu tard puisque le film est sorti dans les salles le 12 avril et qu'il a déja quasiment disparu de l'exploitation française, mais c'est une découverte intéressante qui marque peut-être la fin prochaine des éditions collectors des DVD (et des ses remplaçants).
Encore une étape supplémentaire vers la dématérialisation des supports ?
Posted on mai 12, 2006 at 01:32 AM in Actualité cinéma, Anecdotes cinéma, Economie cinéma, Sites, Blogs et Lectures | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
15/02/2006
L'ABC de Toulouse : Bientôt la dernière séance ? - By Niala01
Je vous livre tel quel un communiqué émis par le cinéma ABC :
POUR QUE VIVE L'ABC TOULOUSE !
Le vendredi 17 février à 18hDepuis plus de 50 ans, le cinéma ABC anime la vie culturelle toulousaine, permet des rencontres entre cinéastes et spectateurs, offre un espace de libre expression, de découverte, d'éducation populaire.
Les derniers travaux d'envergure datent de 1975. En 30 ans, les normes de sécurité, de confort, d'accessibilité ont beaucoup évolué. Aujourd'hui l'ABC a besoin d'être totalement réaménagé. Sinon ce sera à coup sûr "Chronique d'une mort annoncée" ou "La dernière séance" !
Cependant un cinéma associatif qui propose depuis sa création des films d'art et essai et de recherche, et qui ne dépend d'aucun circuit, ne peut pas dégager de profits et encore moins assumer seul des travaux aussi importants. L'ABC a besoin de l'aide des collectivités territoriales : Ville de Toulouse, communauté d'agglomération, Département, Région.
Les 200 oeuvres présentées chaque année, les nombreux artistes accueillis, les 150 000 spectateurs ne sont pas quantité négligeable dans une ville comme Toulouse. Ils doivent être considérés et entendus, dans leur besoin de diversité et d'ouverture.
C'est pourquoi les salariés et les spectateurs de l'ABC vous invitent à créer une association de soutien à leur cinéma.
Rendez-vous vendredi 17 février à 18h, à l'ABC, 13 rue Saint Bernard, 31000 TOULOUSE, pour une assemblée constituante d'une association loi 1901 de soutien au cinéma ABC. Venez nombreux !
NB : si vous ne pouvez pas être présent, vous pouvez devenir membre par correspondance et participer aux prochaines réunions en contactant Buny Gallorini par mail buny@abc-toulouse.net ou par téléphone au 05 61 21 28 26.
Bizarrement, il n'y a pour le moment aucune réaction sur le forum du site du cinéma. Et vous, ça vous inspire quoi ?
Posted on février 15, 2006 at 11:09 PM in Economie cinéma, Exploitation | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
31/01/2006
Cinéma 2005 : le bilan (4) - By Niala01
Après les bilans (1),(2) et (3), dernier volet du bilan 2005, qui concerne le Box-Office des Films Français dans le monde cette année :
Si vous me lisez régulièrement, vous savez déja que plus de '175.000.000' de billets auront été vendus en 2005 dans les salles de cinéma françaises, quelquesoit la nationalité des films.
Vu les 36.9% de parts de marché du cinéma français (contre 34% pour l'année 2003, année comparable en terme d'entrées et 38.6% en 2004 - merci Les Choristes), '64.800.000' de billets (contre 59.500.000 pour 2003 et 75.400.000 en 2004) ont été émis pour des films Français en France.
En revanche, ce qu'a priori, vous savez moins, c'est que ces mêmes films (ou presque, avec le décallage des dates entre sorties françaises/sorties étrangères) auront réalisés pas loin de '73.600.000' (contre 48.000.000 en 2003 et 49.200.000 en 2004) de billets dans le reste du monde (dont plus de 16 millions de spectateurs pour La Marche de l'Empereur - Première estimation Unifrance).
- Pour la première fois, il y aura eu plus de spectateurs pour le cinéma français à l'étranger qu'en France!
On peut donc dire que le Cinéma Français totalise presque 140 millions de spectateurs en 2005 (contre 108.000.000 en 2003 et 125.000.000 en 2004) dans le monde. Comme nous sommes dans un contexte de baisse générale des entrées (- 10% à -20%) dans le monde, ça veut dire que la part de marché des films français est en hausse un peu partout ! Pas maaaaaaaaal.
Posted on janvier 31, 2006 at 03:05 PM in Actualité cinéma, Economie cinéma | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
18/01/2006
Cinéma 2005 : le bilan (3) - By Niala01
Point donc d'attaque pour l'instant envers le changement de consommation des clients pour expliquer la relative désaffection des salles en 2005. La mauvaise répatition des sorties de films dans l'année, le manque de films populaires ou porteurs (avec 61.5 millions d'entrées, les 20 premiers films du Box-Office accusent un retard de 13 millions d'entrées comparé aux 20 premiers de l'année 2004) ne sont pourtant pas les seuls arguments à retenir.
Et si la salle de cinéma, tout simplement, en 2005, n'avait pas été suffisamment forte pour contrer le climat social et économique pourri qui aura vu diminuer les entrées et les ventes de tous les secteurs du loisir et de la culture (à l'exception du Musée du Louvre, qui a accueilli 7.3 millions de spectateurs au lieu des 6.7 millions de 2004, effet Da Vinci Code ?), les premiers secteurs à voir leur clientèle se détourner en cas de conjoncture difficile ? C'est encore une donnée liée à la conjoncture et qui ne devrait pas durer si la programmation s'améliore !
(A suivre)
Posted on janvier 18, 2006 at 11:56 PM in Actualité cinéma, Economie cinéma | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
17/01/2006
Cinéma 2005 : le bilan (2) - By Niala01
Après le 1er article, 2ème volet de mon bilan 2005 du cinéma : Attention, contreverse !
Après ma rengaine "Trop de films sortent en même temps à certaines périodes de l'année et trop peu de films sortent dans les salles à d'autres périodes de l'année", un autre élément doit être avancé pour expliquer la baisse des entrées 2005 VS 2004 :
La conjoncture, cette absence d'offre de films hyper populaires, tant français qu'américains. Quasiment à chaque fois que l'on a noté une augmentation du nombre des entrées, il s'est trouvé un (ou plusieurs !) film(s), généralement français mais pas obligatoirement, sorti(s) sur le 1er trimestre de l'année concernée, pour lancer la vente de tickets et susciter l'envie des gens de retourner en salles. A contrario, on peut être sûr qu'un 1er trimestre sans comédie populaire ou film grand public condamnera l'année cinéma à être au mieux une année moyenne.
La preuve :
- Année ==> Tickets vendus ==> Film Porteur (date + entrées)
- 1995 ==> 130.240.000 ==> Gazon maudit ( 08/02 + 3,99M )
- 1996 ==> 136.740.000 ==> Pédale douce (27/03 + 3.98M)
- 1997 ==> 149.260.000 ==> Didier (29/01 + )
- 1998 ==> 170.600.000 ==> Les visiteurs 2 (11/02 + 8.03M) + Titanic (20M, sorti le 07/01/1998), sans oublier Le diner de Cons (sorti en avril - +9M))
- 1999 ==> 153.610.000 ==> Astérix et Obelix contre César (03/02 + 8,94M)
- 2000 ==> 165.760.000 ==> Taxi 2 (29/03 + 10.35M), Le gout des autres (01/03)
- 2001 ==> 187.750.000 ==> La vérité si je mens 2 (07/02 + 7.47M), Le Placard (17/01 + 5.32M)
- 2002 ==> 184.410.000 ==> Astérix et obelix : Mission Cléopatre (30/01 + 14.56M)
- 2003 ==> 173.460.000 ==> Taxi 3 (29/01 + 6.16M), Chouchou (19/03 + 3.88M),
- 2004 ==> 194.800.000 ==> Les choristes (17/03 + 8.6 millions d'entrées) + Podium (11/02 + 3.5M) + 11 commandements (04/02 + 2.89M)
- 2005 ==> env 174.000.000 ==> Iznogoud (09/02 + 2.6M)
Si l'on se fie à ces chiifres, force est donc de constater qu'il manque certaines comédies familiales dans ce classement (Taxi 1 par exemple), mais c'est parce que ces films sont sortis après le 31 mars. S'ils ont eu un impact sur les entrées de l'année (comment un film qui fait plus de 5 millions d'entrées ne pourrait pas avoir d'impact ? ==> cf. les Harry Potter, Seigneur des anneaux et autres James Bond), ce ne sont pas eux qui ont lancé l'année, mais le film populaire du 1er trimestre.
A posteriori, imaginons 1998 sans les 2 films cités ( Titanic et Les Visiteurs 2, ==> 28 millions à eux deux), ni même le Diner de cons (9M d'entrées, sorti le 15 avril). C'eut été la pire année de tous les temps, les films suivants n'ayant pas été impacté par la qualité de ces films.
Attention, prospective : Au lieu de 170M de tickets vendus en 1998, nous aurions pu nous retrouver à 120M d'entrées (170M [tickets vendus] - 37M [Tickets vendus sur les 3 films] - 13M [entrées non réalisées par les occasionnels]), et à ce niveau là, toute la chaine du cinéma en salles aurait été revue différemment. Au lieu de celà, à partir de 1999, chaque année, 2 ou 3 films ont totalisé à eux deux (ou trois), à chaque fois et au minimum, 8M de tickets. Seul 2005 fait exception avec 1 seul film populaire sur le 1er trimestre à plus de 2.5M d'entrées.
L'analyse n'est pas très fouillée, mais je vous laisse seuls juges de ces données : pour moi, c'est donc clair, il aura manqué un film ou deux sur le premier trimestre pour que tous les autres en profitent et que les entrées 2005 soient à un niveau supérieur !. CQFD.
(A suivre)
Posted on janvier 17, 2006 at 03:56 PM in Actualité cinéma, Economie cinéma | Permalink | Commentaires (1) | TrackBack
11/01/2006
Cinéma 2005 : le bilan (1) - By Niala01
Je commence aujourd'hui une petite série d'articles sur le bilan 2005 du cinéma.
Si, comme tout le monde s'en doutait, les entrées dans nos salles de cinéma en France ont été supérieures au mois de décembre 05 que le même mois de l'année dernière, les entrées cumulées sur l'année ont bel et bien perdues plus de 10% d'une année sur l'autre, pour terminer aux alentours de 174 millions de tickets vendus.
20 millions de tickets disparus en fumée en 12 mois, les chagrins diront que c'est une catastrophe après les résultats records de 2004. Mais c'est justement parce que l'année dernière était remarquable (2003 ne s'était-elle pas finie sur 173.5 milions d'entrées) qu'il ne faut pas mettre en cause uniquement les nouveaux supports de diffusion numérique ou remettre en cause la politique de rénovation des salles, portées au pinacle il y a un an pour expliquer en partie ces chiffres records.
Alors parlons de se qui fache. Toujours la même rengaine que je ressors dès que nécessaire : Trop de films sortent en même temps à certaines périodes de l'année et trop peu de films sortent dans les salles à d'autres périodes de l'année. Quand est-ce que les Distributeurs et les Exploitants normaliseront un code de bonne conduite pour tenter d'améliorer le calendrier de sortie des films sur l'ensemble de l'année?
D'ici peu, je l'espère, comme l'espèrent la quasi-totalité des exploitants : Véronique Cayla (Directrice Générale du CNC) a chargé courant décembre Jean-Pierre Leclerc (Conseiller d'Etat Honoraire, il avait déja remis un rapport sur les évolutions du système de soutien à la Production) d'une mission d'expertise sur le sujet épineux des conditions de sorties des films en France, rapport qu'il devrait remettre avant la fin du premier semestre 2006
(A suivre)
Posted on janvier 11, 2006 at 04:30 PM in Economie cinéma, Exploitation | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
21/11/2005
La Bande-Annonce d'Angel-A de Luc Besson- By Niala01
Message de Luc Besson sur le site officiel d'ANGEL-A : "Ceux qui ont eu l'opportunité de voir le teaser en salles sont frustrés de ne pas en voir davantage. C'est tout ce nous pouvions vous montrer dans les délais techniques impartis. Soyez maintenant rassurés, car la bande-annonce arrive en salles le 23 Novembre."
Petit commentaire de Rafaël Cart sur son site : "J'espère qu'elle sera visible autre part que dans les multiplexes UGC Ciné Cité (par avance, merci ;)"
Ma réponse : S'il est vrai que le 1er teaser du film n'a été visible que pendant la semaine du 9 au 15 novembre dans 12 cinémas UGC (3 à Paris, 3 en banlieue parisienne et 6 en province), je peux affirmer que la bande-annonce du film, qui dure 2'08" (eh oui, quand même, ;-)) et qui est en scope, passera dans TOUTES les salles Gaumont et Pathé de France à partir de mercredi prochain (23/11/2005) projetée dans le noir juste devant le film !
Moi, je dis, c'est Raf qui va être content, ;-) (et tous les fans de Besson!)
ps : en ce qui concerne la bande-annonce d'Arthur et les Minimoys (sortie le 13/12/2006), premières images dans les salles dès les vacances scolaires de février 06.
Posted on novembre 21, 2005 at 12:03 PM in Actualité cinéma, Economie cinéma, Exploitation | Permalink | Commentaires (6) | TrackBack
15/11/2005
Le tout numérique : le "re-fenêtrage" et ses conséquences - By Niala01
Si la projection numérique dans les salles devient un sujet de conversation normal et habituel chez les exploitants de salles et leurs salariés, c'est autant pour soulever les interrogations inhérentes au manque de visibilité de ce que seront les conditions techniques de projection dans une dizaine d'années (2K ou 4K, téléchargement ou disque dur, streaming,...) que pour se questionner sur le gain de productivité et la "remodélisation" inhérente des plannings (combien d'opérateurs en moins à terme, ...).
Mais pas seulement !!!
En effet, au-delà de la salle de cinéma, d'autres questions, qui font moins peur mais qui sont toutes aussi économiquement importantes, apparaissent. En premier lieu desquelles celle concernant la remise en cause du cycle d'exploitation d'un film sur ses différents suports : En particulier, le positionnement de la VoD (Vidéo On Demand) par abonnement dans la chronologie des médias, tel que lancée par Canal+, TF1, France Télécom et certains FAI :
- Même fenêtre que la télévision payante et le PayPerView : disponibilité des films entre 9 mois (moins 1 M entrées) et 12 mois (gros succès) après la sortie en salle.
- Même fenêtre que la location vidéo : disponibilité des films à partir de 6 mois
- Même fenêtre que la sortie salle : disponibilité des films en même temps dans les salles et en téléchargement payant (ils sont dingues, mais j'ai les noms...).
Pour l'instant, les films des catalogues proposés évitent d'alimenter le débat (pas encore d'exclusivités ou de films très -TROP- récents proposés au téléchargement). Les choses risquent cependant d'évoluer rapidement. Si l'industrie du cinéma estime que neuf mois après la sortie du film est un délai acceptable pour la VOD, et si c'est ce qui s'applique actuellement aux films proposés, les diférents prestataires espérent signer avec les producteurs un meilleur accord dans les mois qui viennent. Et là...
...Les salles de cinéma ont intérêt à trouver rapidement un moyen pour contrer cette nouvelle offensive de proposition de films "immatériels". Sinon, la consommation "pop corn" des films (la consommation d'un film est ici assimilée à la consommation d'un gobelet de pop-corn) ne se cantonnera plus aux possesseurs de Cartes d'abonnement, mais risque de s'accentuer en direction de tous les spectateurs, y compris chez eux ! (je ne suis pas complêtement en adéquation avec ce que j'écris, mais j'espère que c'est un moyen comme un autre de lancer le débat sur les commentaires)
Posted on novembre 15, 2005 at 03:07 PM in Economie cinéma, Projection Numérique | Permalink | Commentaires (4) | TrackBack
14/11/2005
Luc Besson aura son cinéma en 2008 - By Niala01
Raf me demandait récemment par mail ce qu'il en était du bruit concernant la possible arrivée de Luc Besson dans l'exploitation.
Dans l'exploitation ?
Ben oui !!! Le Film Français en parlait rapidement la semaine dernière.
C'est au cours d'une rapide présentation du projet dans un des salons de la mairie de Marseille, jeudi dernier (10/11/2005), que l'annonce officielle a été faite : c’est la société Europacorp dirigée par Luc Besson qui a été retenue pour le cinéma multiplexe prévu à l’horizon 2008 au sein du pôle EuroMediterranee de Marseille.
Ce pôle, qui concerne le réaménagement économique et social de plusieurs quartiers de la ville (Belle de Mai, Arenc, Saint-Charles, République, J4 et Joliette), est l'un des plus importants chantiers de réaménagement urbain de France. Il semble avoir l'ambition de rendre à Marseille son rôle de métropole phare de la Méditerranée.
Comportant déja une offre studio/plateaux de tournage (d'ailleurs concurrente de celle de Besson) sur la Belle de Mai, la rénovation de ces quartiers passaient effectivement par la création d'un cinéma dans une ville cinématographiquement sinistrée depuis la fermeture de l'UGC Ciné Cité Grand Littoral .
Comportant à prioiri 16 salles dans un contexte technologique haut de gamme (le numérique selon les spécifications DCI sera de la partie), Luc Besson désire faire réaliser, pour un investissement d'environ 10 M€, "Un complexe entièrement tourné vers le spectateur". De plus, "au cours des vingt dernières années, j'ai rencontré beaucoup de spectateurs dans des salles de cinéma. J'ai accumulé les idées. Je vais trier les meilleures pour donner envie aux gens de quitter leur télévision".
On devrait avoir une idée plus précise du projet dès lors que les grandes idées architecturales du cinéma seront annoncées lors du prochain Mipim (Marché International des Professionnels de l’Immobilier), début mars 2006 à Cannes.
Dans tous les cas, Luc Besson rajoute une nouvelle corde à son arc. Tant mieux pour les Marseillais avec qui le Producteur/Réalisateur/Distributeur/Exploitant semble vivre une véritable histoire d'amour, lui qui a scénarisé la vie d'un Marseillais (Jacques Mayol - Le Grand Bleu), tourné des films sur et à Marseille (la série des Taxis) et qui va donc maintenant y exploiter un cinéma !
Posted on novembre 14, 2005 at 02:14 PM in Actualité cinéma, Economie cinéma, Exploitation | Permalink | Commentaires (10) | TrackBack
10/11/2005
BO fin d'année, les sorties et les entrées dans les salles - By Niala01
D'Aragorn, dont je peux dire que je me demande parfois où il va chercher ces tonnes d'indignation, je peux m'amuser à dire que j'ai l'impression qu'il ne décrypte pas assez l'actualité du cinéma ! Ou alors, qu'il a vraiment envie de montrer son indignation !
Décryptage :
Alors que je répète depuis quelques semaines que le grand embouteillage de la fin de l'année va laisser des cadavres sur le bord de la route (11/10/05, 17/10/05, 28/10/05), alors que les premiers corps n'ont pas tardé à tomber (à titre d'exemple, le très bon Edy, de Stéphan Guérin-Tillié, sorti sur une salle dans l'agglomération toulousaine - le CGR Blagnac -, n'aura réalisé qu'une entrée payante le jour de sa sortie !), alors que l'on rentre dans une période d'accalmie (qui va durer 3 semaines), la deuxième déferlante s'approche :
- 30 novembre :
Harry Potter et la coupe de feu : plus de 900 copies - 7 décembre:
Chicken Little : 800 copies
Kirikou et les bêtes sauvages : 320 copies
Olé ! : 800 copies
L'Exorcisme d'Emily Rose : 250 copies
La vie est à nous : 200 copies - 14 décembre :
King Kong : au moins 850 copies
Le cactus : 500 copies
Le Tigre et la Neige : 200 copies - 21 décembre :
Le monde de Narnia : 900 copies
Angel-A : au moins 300 copies
De cette deuxième déferlante massive de films à forts potentiels, 2 points majeurs sont à ressortir :
- Comme l'aborde Aragorn, certains films "moins ambitieux" ou moins "grands public" seront obligatoirement sous-exposés !
- Il y aura, même parmi les "Blockbusters", des films qui n'auront pas le temps de s'inscrire dans la durée, dont l'exposition sera inférieure à ce qu'auraient pu en espérer leurs Distributeurs respectifs, des films qui auront peu de chances de pouvoir être défendus par l'Exploitant, enfin bref, des copies qui ne dureront que leur première semaine d'exploitation avant d'être retirée de la circulation, des combinaisons de copies divisées par deux au bout de 7 jours et en particulier ce 7 décembre où ce ne sont pas moins de 2500 nouvelles copies en circulation qui débouleront dans les salles. 2500 copies alors que la France compte environ ...5300 écrans pour 2000 établissements.
Alors oui, Aragorn, on peut effectivement se poser des questions.
- Pourquoi, 2 ou 3 fois dans l'année, doit-on se retrouver (clients et exploitants) devant des combinaisons de plus de 2000 nouvelles copies en 1 semaine (2158 copies le 19 octobre dernier avec les sorties simultanées d'Oliver Twist, Il était une fois dans l'Oued, L'enfant, Sérenity, Les Parrains et les Noces Funèbres) ?
- Pourquoi, alors que les programmateurs se plaignent souvent auprès des Distributeurs, les laissent-ils encombrer certaines périodes au détriment d'autres dates ?
- Pourquoi les Distributeurs s'acharnent-ils à empiler les films en octobre et décembre et désertifient-ils septembre et novembre ?
Je crois que malheureusement personne ne détient la réponse. Chaque corps dénonce les invraisemblances du système, les errements de la programmation ! Mais personne ne semble prêt à faire d'efforts, contrairement à ce que j'avais cru comprendre à l'été 2003, lorsque j'annonçais la fin du désert cinématographique français. A l'époque, les distributeurs et les exploitants s'étaient entendus sur un meilleur étalement des sorties, aussitôt suivis par les programmateurs sous l'aval du CNC.
Mais qu'attendez-vous, bordel, pour vous entendre une bonne fois pour toutes avant que les Distributeurs Indépendants disparaissent et avec eux -de fait- la diversité de la production française, avant que les relations sociales dans les salles ne deviennent inextricables devant la précarisation des personnels face à la fluctuation des entrées, avant que les petits exploitants disparaissent, avant des détourner définitivement les clients au profit du home vidéo,...
Rendez-vous compte que nous venons de passer, dans les salles, des semaines records d'ennui et que décembre qui approche devrait être un décembre record en nombre d'entrées. Il y aura à nouveau des cadavres...
Posted on novembre 10, 2005 at 08:52 AM in Actualité cinéma, Box Office, Economie cinéma, Exploitation | Permalink | Commentaires (9) | TrackBack
23/09/2005
Sauvons le Gaumont Grand Ecran Italie - By Niala01
Alors que la Commission Départementale d'Equipement Commercial (composée notamment de représentants de la Mairie de Paris et de la Mairie d'arrondissement) se trouve chargée d'étudier le dossier concernant la fermeture définitive du Gaumont Grand Ecran Italie (d'ici la fin de l'année) en se réunissant le 4 octobre prochain, une manifestation se tient demain, samedi 24 septembre à partir de 14h30, sur le parvis de la Place d'Italie (devant le cinéma) pour protester contre sa disparition.

Cette commission, qui aura à débattre des autorisations d'exploitation à délivrer aux nouveaux commerces qui doivent s'installer sur l'emplacement du cinéma, devra tenir compte, en plus de la manifestation, de la pétition lancée il y a plusieurs mois par le collectif "Sauvons Le Grand Ecran" :

Alors si, comme le pense ViKtOr au sein du forum Allo-Ciné sur le sujet, "Ce qui s'est passé avec le Grand Ecran c'est que Gaumont puis Europalaces n'ont pas été très forts pour remplir la salle. Ils ont laissé son exploitation se dégrader jusqu'au moment où, ben mince alors, il devient plus intéressant financièrement de fermer la salle...", les différents intervenants sur le dossier feraient bien de se rappeler que le cahier des charges accepté par Gaumont stipulait une obligation d'exploitation du cinéma jusqu'en 2007 (15 ans après l'achèvement des travaux). Le temps de faire en sorte de faire revivre ce satané paquebot dans lequel j'ai travaillé quelques temps ?
En attendant, la pétition a déjà recueilli plusieurs milliers de signatures, dont celles de personnalités du monde du 7e art, comme les réalisateurs Christophe Barratier, Claude Lelouch ou encore Patrice Chéreau, mais aussi des anciens ministres de la culture Jack Lang et Jacques Toubon. Sans compter celle de votre serviteur, Alain Robert. Alors, vous la signez, vous aussi, cette pétition ?
Posted on septembre 23, 2005 at 04:05 PM in Economie cinéma, Exploitation | Permalink | Commentaires (1) | TrackBack
01/08/2005
Le DCI a rendu ses recommandations pour l'exploitation des films en numérique - By Niala01
Le DCI (crée par les "majors" Disney, MGM, Fox, Paramount, Warner, Sony et Universal, le consortium a pour vocation de définir un standard unique pour le cinéma numérique et porte sur toute la chaine numérique en partant du DSM (Digital Source master) jusqu'à la diffusion en salle) a toujours annoncé pour la fin 2005 la mise en place de ses recommandations pour la projection numérique des films dans les salles de cinéma.
A croire que les majors ont décidé d'accélérer le mouvement puisque c'est le 20 juillet 2005 qui risque de marquer (?) le passage à la quatrième étape de l'histoire technique du cinéma en salles, après la 1ère projection en public d'un film, l'avènement du parlant puis de la couleur et enfin donc, l'arrivée des spécifications officielles du cinéma numérique, avec la parution du document officiel (Digital System Specifications V.1 - 20/07/2005 - en Anglais), quelques temps après des installations à la "hussarde" financées principalement par les industriels.
Ce document de 176 pages reprend TOUS les points (putain, quel pavé !, ;-) ) qui permettraient l’uniformisation des installations et des matériels aux USA puis dans le reste du monde afin de s’affranchir de la pellicule au profit d’une diffusion de copies numériques DCDM (Digital Cinema Distribution Master) directement issues du master numérique d’origine DSM (Digital Source Master).
- Mais, comme d'habitude, je m'enflamme :
- Car, si réaliser une copie coûte aujourd’hui environ 850 € et permettrait d'abaisser ce coût à environ 250€ avec la diffusion numérique,
- Car, si la dernière étape de l’adoption du numérique ferait réaliser des économies significatives en transmettant un film non plus par l’envoi de bobines volumineuses, mais par satellite ou via les réseaux optiques, - Ces spécifications émanent d'un consortium de Producteurs/Distributeurs américains pour les américains, et les exploitants américains (le NATO) n'ont pas encore totalement avalisé ce texte, eux qui en novembre dernier rappelaient que rien ne se ferait sans :
- Une longue période de tests (pour éviter le "black screen"),
- Une participation conséquente des studios (comment répartir le coût des 60 à 75.000€ nécessaires à la mise en place d'une cabine numérique complête, les économies réalisées dans un premier temps l'étant essentiellement par les Distributeurs, alors que devront être en plus pris en compte les coûts de maintenance, de mise à jour informatiques et techniques au delà de ce qu'il en couterait normalement aux exploitants ?).
De fait, tout n'est pas réglé. Et il en est de même de ce coté-ci de l'Atlantique. Si, ça et là, certains exploitants (Gaumont et Kinépolis en premier lieu) ont mis en place des projecteurs numériques (12 salles équipées, * voir les coordonnées ci-dessous), le problème est toujours pour les Exploitants de faire participer les Distributeurs aux frais de mise en place.
Alors, messieurs les Distributeurs, "tirez les premiers !", parce que sans ça, je continuerai à finir mes articles sur la projection numérique par :
Moi je dis, c'est pas encore demain la veille que les projecteurs numériques vont supplanter le 35 mm dans les salles (même si c'est inéluctable) : ;-)
* Salles équipées pour la projection numérique au 1er Aout 2005 :
- PARIS - Cinéma Le Balzac
- PARIS - Drugstore Publicis
- PARIS - Gaumont Aquaboulevard (1er cinéma équipé en Europe)
- PARIS - Gaumont Marignan (2 salles)
- LOMME - Kinepolis Lomme
- MULHOUSE - Kinépolis
- NIMES - Kinépolis
- St JULIEN LES METZ - Kinépolis
- THIONVILLE - Kinépolis
- LYON - Adira - Cinéma les 8 Nefs
- GRENOBLE - Adira - Cinéma Nef Chavant
Tags: Cinéma, numérique, cinéma numérique, projection numérique
Posted on août 1, 2005 at 02:33 PM in Actualité cinéma, Economie cinéma, Exploitation, Projection Numérique | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
07/06/2005
Pirates des Caraïbes 2 / Opération Marketing - By Niala01
Le sous-titre original du film Pirates des Caraïbes 2, "Dead Man's Chest" (le coffre de l'homme mort) a été dévoilé il y a quelques temps déja par Buena Vista.
Toujours réalisé par Gore Verbinski, le film sortira le 2 aout 2006, dans une combinaison de salles d'environ 700 copies à n'en pas douter.
Une super opération marketing vient d'être montée par Disney et Volvo autour du film, consistant à faire courir un bateau aux couleurs du film à la Volvo Ocean Race (très haut débit obligatoire) dont le départ sera donné de Vigo (Espagne), le 12 novembre prochain.
Le VO-70 qui portera les couleurs du bateau pirate et qui se nommera naturellement The Black Pearl, est actuellement en construction chez Green Marine à Lymington sur plans du cabinet Bruce Farr. Le projet est dirigé par Atlant Ocean Racing, animé par les Suédois Richard Brisius et Johan Salen qui cumulent trois podiums lors des trois dernières éditions de la course au tour du monde avec Magnus Olsson (cinq tours du monde) comme consultant. Les concurents seront les deux Hollandais (ABN-AMRO), un Brésilien (Brazil-1), un Australien (Premier Challenge) et un Espagnol (Movistar) et un Suédois (Ericsson).
Pendant toute la durée de la course, le bateau pourra promouvoir le film à Vigo (Espagne), Cape Town (Afrique du Sud), Melbourne (Australie), Rio de Janeiro (Brésil), Baltimore (USA), Portsmouth (Angleterre), Rotterdam (Pays Bas) et Gothenburg (Suède).
Le choix définitif du skipper n'est pas encore fait mais les skippers dont les noms circulent sont Paul Cayard, Kenny Read et Chris Larsen.
On devrait de plus retrouver les stars de Pirates des Caraïbes - Dead Man's Chest à bord du Black Pearl ! Effectivement, Keira Knightley rejoindra le bateau en Europe, Orlando Bloom en Afrique du Sud, en Australie et en Nouvelle Zélande, Jonny Deep au Brésil et aux Etats Unis… Les acteurs vont commencer à s'entrainer à Portsmouth car ils participeront aux régates inshores programmées sur ce tour du monde à chaque étape (sur des catamarans monotypes de 40 pieds).
Sachant que la course s'étalera de novembre 2005 à juin 2006, ce sera donc une occasion unique de promouvoir le film à travers le monde avant son...abordage en salles !!!
Posted on juin 7, 2005 at 09:59 AM in Economie cinéma, Evenements et Festivals, Production | Permalink | Commentaires (1) | TrackBack
27/05/2005
Star Wars, combien ? - By Niala01
Les chiffres autour de S T A R W A R S (et 10 liens pour être sur de ne rien louper sur la saga) :
- 1ère séance Paris (16.457 spectateurs - Record absolu devant les 16.141 spectateurs de Spiderman II)
- 1er jour Paris (124.664 spectateurs - Record absolu face aux 113.101 spectateurs de Taxi II)
- 1er jour France (641.000 spectateurs - Second derrière le quasi-inacessible record des 800.000 spectateurs de Taxi II)
- 1er week-end Paris (562.355 spectateurs)
- 1er week-end France (2.878.764 spectateurs)
- 1ère semaine Paris (658.657 spectateurs)
- 1ère semaine France (3.303.005 spectateurs - 3ème score de tous les temps derrière les 3.685.087 du Mission Cléopatre d'Alain Chabat et les 3.478.850 de Taxi II)
- 3521 spectateurs / 1ère semaine / copie
A l'heure actuelle, même si le film n'a pas battu tous les records d'entrées "1ère semaine" à cause de sa durée (comparativement aux 1h30 de Taxi II permettant de réaliser une séance de plus par jour), les professionnels estiment que le film peut atteindre les 10 millions de spectateurs salles.
Pour une fois, mon estimation est inférieure, avec environ 8.800.000 tickets vendus.
Sur quoi je me base ? Vous avez vu le soleil de plomb sur la France depuis 2 jours ? c'est presque suffisant pour expliquer les (environ) - 66% réalisés par le film d'un mercredi sur l'autre !
Posted on mai 27, 2005 at 02:05 AM in Economie cinéma, Exploitation | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
18/05/2005
Le chiffre du jour du Film Français - By Niala01
Vu/Lu dans le quotidien du "Film Français" de ce jour :
"627 millions de dollars : C’est la perte estimée par la sortie du dernier Star Wars. Non que le film ne marche pas mais, qu’attirés dans les salles pour la première séance, nombre de salariés américains ne se rendront pas sur leur lieu de travail. Selon l’AFP, les consultants de la firme Gray and Christmas, considèrent que plus de 50% des fans intergalactiques sont des travailleurs à temps plein. Vu le succès de l’épisode II - 9,4 millions de spectateurs avaient assistés à L’Attaque des Clones dès les deux premiers jours de sa sortie – et l’effervescence provoquée par le film, La Revanche des Sith, devrait entraîner des chiffres comparables et amener à une forte baisse de productivité. D’ailleurs le nombre de sites internet vendant des excuses clés en main pour la matinée du 19 mai est en expansion..."
Cette donnée ne concerne naturellement que la sortie du film sur le sol américain. Reste qu'en faisant des AVP qui débutent à l'instant même quasiment partout en France, on ne devrait pas faire perdre trop d'argent aux entreprises françaises, elles sont fermées à cette heure-là, LOL !!!
Posted on mai 18, 2005 at 12:03 AM in Anecdotes cinéma, Economie cinéma | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
13/05/2005
Production Cinématographique / CNC : Bilan 2004 définitif - By Niala01
Le bilan 2004 définitif de la Production cinématographique commence, comme chaque année, à être divulgué par le CNC au moment de l'ouverture du Festival de Cannes :
- 203 films français agréés en 2004 (167 films d'initiative française et 36 films à majorité étrangère).
- 1.048.830.000 ont été investis en 2004 dans la production ciné française (-9 % vs 2003 ==> année record absolu - 892.41 M€ pour les films d'initiative française et 156.42 M€ pour les autres).
- Le devis moyen d'un film a été en 2003 de 5.34 M€ (+15.3% vs 2003).
- 40 films (33 films d'initiative française et 7 films en coproduction à majorité étrangère) ont bénéficié en 2004 d'un devis moyen supérieur à 7 M€ (+4 vs 2003) :
Les films d'initiative française (entre parenthèses, le nom du réalisateur et le devis en M€): Arthur (Luc Besson 65,20), Les Dalton (Philippe Haim 27,04), L'Empire des loups (Chris Nahon 23,93), Iznogoud (Patrick Braoudé 22,90), Man to man (Régis Wargnier 21,75), Arsène Lupin (Jean-Paul Salomé 21,61), Les Chevaliers du ciel (Gérard Pirès 19,61), Joyeux Noël (Christian Carion 18,15), The Trail (Eric Valli 16,67), L'Antidote (Vincent de Brus 14,17), Renaissance (Christian Volckman 14,03), Palais royal (Valérie Lemercier 14,00), 36, quai des Orfèvres (Olivier Marchal 13,58), People (Fabien Onteniente 13,57), Banlieue 13 (Pierre Morel 13,02), Il ne faut jurer de rien (Eric Civanyan 12,00), Animal (Roselyne Bosch 11,68), Boudu (Gérard Jugnot 11,45), Les Parrains (Frédéric Forestier 11,25), Anthony Zimmer (Jérôme Salle 11,16), Le Voyage (Coline Serreau 11,00), Espace détente (Yvan Le Bolloc'h et Bruno Solo 10,72), Les Poupées russes (Cédric Klapisch 10,67), Charly (Cédric Kahn 10,14), L'Un reste, l'autre part (Claude Berri 9,96), Pédale dure (Gabriel Aghion 9,90), La Solitude du ver à soie (Ali Borgini 8,93), Caché (Michael Haneke 8,51), Le Texas n'existe pas (Richard Berry 8,39), La Cloche a sonné (Bruno Herbulot et Adeline Lecallier 8,26), Le Parfum de la dame en noir (Bruno Podalydes 8,06), Le Démon de midi (Marie-Pascale Osterrieth 7,32), Un petit jeu sans conséquence (Bernard Rapp 7,18),
Les coproductions majoritairement étrangères : Le Pont du roi Saint Louis (Mary McGuckian 21,66), 5 enfants et moi (John Stevenson 16,41), Modigliani (Mick Davis 13,49), Manderlay (Lars von Trier 11,67), The Shadow Dancer (Brad Mirman 8,56), Romanzo criminale (Michele Placido 8,53), Colour me Kubrick (Brian Cook 8,20),
- Les chaînes de télévision restent le premier investisseur du cinéma français avec près du tiers des apports.
- Les investissements de Canal + augmentent de 6 % pour atteindre 136,6 M€.
- Les producteurs les plus actifs auront été Gémini Films (7 films produits dont le devis moyen est de 2,41 M€), EuropaCorp. (6 films produits avec un devis moyen de 16,64 M€ et, en excluant Arthur, de 6,93 M€) et Gaumont (6 films produits également avec un devis moyen de 9,48 M€). Viennent ensuite Agat Films et Cie qui a produit 5 films (devis moyen : 2,43 M€), Why Not Productions et Mandarin Films avec 4 films produits. Sept sociétés ont produit 3 films chacune : ADR Productions, CDP, Fidélité, Hirsch, Pathé Renn Production, Ognon Pictures et Vertigo Productions. 17 sociétés ont produit 2 films dans l'année et enfin 103 sociétés ont produit un seul film en 2004.
- 123 films sur les 167 d'initiative française agréées en 2004 ont utilisé le 35 mm comme support de tournage. 23 films ont été tournés en 16 mm et 21 films sur support vidéo.
- Les 4 films d'animation, tous d'initiative française, a avoir obtenu l'agrément en 2004, sont : Arthur de Luc Besson (65 M€), Renaissance de Christian Volckman (14 M€), U de Serge Ellisalde (5,25 M€) et Quatre souvenirs de Kirikou de Bénédicte Galup et Michel Ocelot.
Tag Technorati : CNC, Cinéma, Statistiques
Posted on mai 13, 2005 at 03:00 AM in Economie cinéma, Production | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
Distribution Cinématographique / CNC : Bilan 2004 définitif - By Niala01
Le bilan 2004 définitif de la Distribution cinématographique commence, comme chaque année, à être divulgué par le CNC au moment de l'ouverture du Festival de Cannes :
- 560 films inédits ont été distribués en salles.
- 22 films français en plus (239 films français distribués en tout) vs 2003.
- 11 films non américains, non européens en plus vs 2003.
- 168 nouveaux films américains sortis en salles en 2004.
- 23 films ont été distribués sur plus de 600 copies.
- 163 films ont été distribués sur moins de 10 copies.
- Un film, toutes nationalités confondues, en 2004, a été distribué en moyenne sur 136 copies (-4 vs 2003).
- Un film français, en 2004, a été distribué sur 128 copies (+10 vs 2003).
- Un film américain, a été distribué sur 216 copies (-27 vs 2003).
Un film recommandé Art et Essai est sorti, en moyenne sur 52 copies (pour mémoire, 60% des nouveaux films sont recommandés Art et Essai).
Tag Technorati : CNC, Cinéma, Statistiques
Posted on mai 13, 2005 at 12:43 AM in Distribution, Economie cinéma | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
Exploitation Cinématographique / CNC : Bilan 2004 définitif - By Niala01
Le bilan 2004 définitif de l'exploitation cinématographique commence, comme chaque année, à être divulgué par le CNC au moment de l'ouverture du Festival de Cannes :
- 2 115 établissements (multiplexes, complexes, salles uniques, cinémas mobiles,...) composés de 5 302 salles actives (soit 4 salles de plus qu’en 2003 et 21 établissements de moins).
- 6% des établissements sont des multiplexes (127 / 2115). Ils représentent presque 1/3 des fauteuils et presque la moitié des entrées totales.
- 305 fauteuils par établissement (+ 16.5% en 10 ans).
- 92.000 entrées par établissement en moyenne (731.000 en moyenne pour un multiplexe).
- 194.800.000 entrées dans les salles en France en 2004 (+12.3 vs 2003).
- 1.134.200.000 € de recette salles.
- Prix moyen par entrée : 5.82€ (5.74e en 2003).
- Part de marché des films français : 39% (Les choristes avec 8,36 millions d’entrées prend la tête du box-office et 4 autres films français figurent dans les dix premiers : Un long dimanche de fiançailles (4,23 millions), Podium (3,55 millions), Deux Frères (3,28 millions) et Les 11 Commandements (2,89 millions)).
- Part de marché des films américains : 47,4 %.
- 79% des entrées sont réalisées par une centaine de films (21% par plus de 450 films - la règle des 20/80 est ainsi respectée).
- 60 % de la population française de 6 ans et plus est allée au cinéma en 2004 (soit 33 millions de spectateurs, 600 000 de plus que l'année précédente).
- Les spectateurs sont allés en moyenne 5,9 fois au cinéma en 2004.
Tag Technorati : CNC, Cinéma, Statistiques
Posted on mai 13, 2005 at 12:10 AM in Economie cinéma, Exploitation | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
04/05/2005
Exploitation : Ca bouge à Toulouse - By Niala01
COMMUNIQUE DE PRESSE Utopia/ABC (librement commenté par Niala01-libre et indépendant) :
Les cinémas d'Art et essai sont plus fragiles que jamais (certains oui, mais pas tous, surtout pas Utopia qui deviendra le second circuit de l'agglomération Toulousaine devant CGR et UGC dès lors qu'ils auront refaits le complexe du centre-ville et ouvert leur 3ème complexe toulousain à Balma - sans compter leurs autres salles en France). L'abondance de spectateurs pour quelques films, pour quelques salles, ne saurait cacher que le marché n'évolue pas dans un sens qui leur est favorable.
Les multiplexes ont fleuri aux quatre coins de l'hexagone. Les circuits (UGC, Gaumont, Pathé) multiplient le nombre de leurs écrans, rivalisent entre eux, tentent de s'attacher un public "captif" en inventant des "cartes illimitées", piochent dans des programmations qui jadis ne les intéressaient guère (la seule chose qui intéresse toutes les salles de cinéma, y compris l'ABC et Utopia, c'est de faire des entrées, normal que les circuits s'intéressent donc à certains films), dans le but d'améliorer leur image ( ? - il me semble que l'image de certains circuits est excellente et qu'elle n'a pas besoin d'être améliorée, juste "sans cesse confirmée") et convaincre les spectateurs qu'ils sont "tout le cinéma" et qu'il n'est plus besoin d'aller chercher ailleurs (c'est une certaine vision des choses qui ressemble fort à une attaque envers les circuits et je ne partage pas ce constat : De plus en plus de films sortent chaque année en France et les salles classées Art et Essai n'ont pas la capacité d'absorber tous les films; Il est donc logique que les circuits jetent un oeil sur TOUS les films, de façon à avoir parfois une programmation idéale).
Les dommages collatéraux de cette guerre économique sont les difficultés, de plus en plus grandes, des indépendants pour se procurer des copies de films art et essai "d'un bon potentiel économique" : ce n'est pas tout de faire une programmation de films passionnants, encore faut-il pouvoir de temps en temps, programmer le film de qualité qui bénéficie d'une médiatisation plus large, d'une reconnaissance consacrée par quelques lauriers. Ce qui est un moyen d'attirer l'attention des spectateurs et de les entraîner vers des chemins moins balisés, tout en trouvant un équilibre financier qui garantisse la survie et l'indépendance des salles (Les conditions de projection étant ce qu'elles sont, à film identique, les salles Art et essai ne pourront que rarement lutter à armes égales avec les derniers multiplexes. Je ne vois pas pourquoi les clients patiraient de cette situation en devant se contenter de projections de qualité moyenne pour un certain "genre" de film. D'autre part, il est vrai que même si l'accès à certains films devient plus difficile pour les indépendants, les multiplexes ne pourront jamais tout projeter et les salles Art et essai ont leur rôle à jouer. Personnellement, je ne serais jamais devenu ce que je suis si je n'avais pas vu, étant étudiant, les films que j'ai vu dans des salles qui, aujourd'hui, n'existent certes plus mais qui, classées Art et essai, projetaient des films du répertoire et des films Recherche. Je pense qu'au delà de la recherche de la rentabilité, les salles classées Art et Essai ont un rôle très important à jouer en terme d'animation et de découverte du patrimoine mondial du cinéma par le biais du bénévolat et des aides directes -soutien automatique à l'exploitation* - et indirectes - aide sélective* -).
Les conditions de production des films ont également un impact sur l'avenir des cinémas indépendants. Plus d'argent pour moins de films : les financements, pourtant en progression, se concentrent sur les films dits (ou espérés) "porteurs"(C'est partiellement vrai, les budgets moyens explosent, les devis les plus importants sont en augmentation constante d'une année sur l'autre, mais le nombre de films produits et distribués en salles en première exclusivité ne diminue pas !), films qui le plus souvent ne seront pas programmés dans les salles art et essai (C'est, là aussi, partiellement vrai. Les efforts d'investissements des circuits dans les multiplexes nécessitent en effet des films porteurs frais. Cependant, rien n'empêchent les continuations de ces films "porteurs" au sein des salles indépendantes, si ces dernières le désirent.Par contre, sans vouloir être ironique, certains exploitants indépendants désireraient obliger les Distributeurs à choisir en leur faveur des revenus moindre sous pretexte que leur salles sont classées Art et Essai ? Certaines salles auraient-elles le monopole de certains films ? NON !).
Ainsi les cinémas indépendants, fragilisés, sont de moins en moins nombreux, ou ne tiennent souvent qu'avec le soutien de subventions publiques (seul compte le nombre de films projetés et donc le nombre de salles actives et donc, in fine, le nombre de spectateurs dans les salles chaque année. Si l'on écoute certains exploitants, alors les choses ne doivent pas bouger, pas évoluer, stagner. Si les exploitants n'avaient pas misé sur l'amélioration des conditions de projection, alors il n'y aurait pas presque 200 millions de spectateurs dans les salles, mais surement 100 millions de moins. Et celà encore plus au détriment des salles et donc du nombre de films diffusés et donc de l'art et essai...Je pense d'ailleurs qu'au niveau national, l'action d'Utopia et de MK2 est remarquable).
L'ABC, Utopia, font partie des cinémas indépendants classés au niveau le plus significatif de l'Art et essai par une commission du Centre National de la Cinématographie qui se réunit chaque année, tous deux avec les labels "Recherche et découverte", "jeune public", voire "Répertoire et patrimoine" (et heureusement que vous existez, l'Utopia, l'ABC, et aussi toutes les salles indépendantes, pour votre capacité à justement projeter des films invisibles ailleurs !). Si ces salles ont leurs caractéristiques propres, issues de leur histoire respective, si leurs images diffèrent, marquées par leurs choix éditoriaux et les personnalités de celles et ceux qui les animent, elles n'en partagent pas moins une communauté de culture et de motivation : c'est le même cinéma que nous défendons, un cinéma ouvert à toutes les découvertes, à toutes les réflexions, aux cinématographies du monde.
Nous avons donc décidé, pour nous renforcer mutuellement et marquer notre solidarité, de mettre en commun nos abonnements (Ca, c'est une très bonne idée). Les spectateurs pourront ainsi, le plus souvent possible, faire le choix de l'indépendance : à partir du 18 mai, les abonnements de l'ABC seront acceptés à Utopia, et ceux d'Utopia à l'ABC (et dans le même temps, ironie quand tu nous tiens, sort dans les multiplexes...Episode III).
Utopia fermant pour trois mois, afin de réaliser des travaux de rénovation, les spectateurs du centre ville de Toulouse pourront donc continuer à utiliser leurs abonnements à l'ABC et à Utopia Tournefeuille.
Nous diffusions déjà nos programmes respectifs, nous renforcerons cette information commune et inciterons vivement les spectateurs, chaque fois qu'un film est proposé dans plusieurs cinémas, à faire le choix de l'indépendance (Pourquoi, chaque fois qu'un film est proposé dans plusieurs cinémas, vouloir inciter, donc quasi-forcer le spectateur à faire le pseudo choix de l'indépendance - en quoi UTOPIA serait indépendant ? -, quand l'un des critères le plus important est le prix de la place?).
Les cinémas Utopia et ABC
(Alain ROBERT)
* Le fond de soutien à l'exploitation :
Soutien Automatique à l'Exploitation : La recette guichet des salles de cinéma génèrent un soutien financier proportionnel au montant de la taxe encaissée sur le prix du billet, selon un barème qui privilégie les petites et moyennes exploitations (Pathé, Gaumont, Ugc et CGR reçoivent proportionnellement moins de soutien que l'ABC. De mémoire, Gaumont avait été "obligé", en plus, pour obtenir la CDEC sur Labège, d'accorder une part supérieur de son soutien à Utopia). Le soutien est destiné à financer des travaux d'équipement et de modernisation ainsi que les créations de salles. En 2003, les montants débloqués pour le financement de travaux se sont élevés à 48 M€ dont 33,5 M€ sous forme d'avance. Parmi les 602 dossiers traités, 450 concernent l'enregistrement et la prise en compte de 130 M€ de nouveaux travaux. Certaines années, ce Soutien Automatique est renforcé par des "plans" spéciaux (voir plus bas, "l'aide sélective"), tels ceux sur le son (qui avait permis aux petits exploitants et aux indépendants de s'équiper en Dolby SR à moindre frais il y a quelques années) et sur l'informatique (qui doit permettre à tous les exploitants de s'équiper de caisses informatiques pour faciliter la remontée de la recette, mais c'est une autre histoire).
Aide sélective à l'exploitation en salles : des subventions sont accordées pour favoriser la création et la modernisation de salles dans des zones insuffisamment desservies, principalement en zones rurales ou à la périphérie des grandes villes. Elles peuvent également aider à réaliser des projets dans les départements et territoires d'Outre-mer.
En 2003, 72 projets (172 écrans et 3 circuits itinérants) ont été aidés pour un montant de 8,5 M€, soit 15 % des dépenses de travaux engagés par les demandeurs. En 2003, 972 établissements ont été classés Art et Essai et ont bénéficié d'une subvention globale de 11,2 M€. En outre, 39 salles parisiennes et 11 salles de grandes villes de province ont bénéficié d'un soutien dans le cadre de la procédure d'aide aux salles maintenant une programmation difficile face à la concurrence, pour un montant total de 2,3 M€.
Posted on mai 4, 2005 at 09:40 AM in Economie cinéma, Exploitation, Gaumont Wilson | Permalink | Commentaires (1) | TrackBack
02/05/2005
Les Courts Métrages en ligne - By Niala01
Vous êtes équipés en haut débit ?
Alors vous êtes équipés pour visionner des milliers de courts-métrages.
Via 7 sites pour le 7ème art (et beaucoup, beaucoup, beaucoup plus si vous suivez les liens qu'ils proposent), vous allez pouvoir télécharger, ou visionner directement en ligne, de nombreux courts-métrages, dont certains jamais diffusés ailleurs (merci à MicroHebdo pour le tuyau !).
C'est d'autant plus intéressant que c'est forcément parmi ceux-là que se cache un futur grand réalisateur. C'est forcément dans ces images-là que vous trouverez de nouvelles façons d'écrire, d'éclairer, de mettre en scène, bref, de réaliser des films. Mais pas seulement.
Ainsi, sur Mouviz, vous trouverez des films qui n'ont jamais été distribués.
Sur Courts et Drôles, ce sont les 11 films de l'édition 2004 du festival ... CourtsetDroles qui sont visibles.
Sur TrèsCourt, les 60 films diffusés lors des différentes éditions du festival éponyme ont en commun leur durée maximum : 3 minutes.
Sur Silence on Court, site de l'ONF Canadien, une centaine de courts métrages a été sélectionnée avec le plus grand soin.
Le célèbre Festival du court d'Angers propose, quant à lui, sur un site encore en construction, une sélection de films passés par le Festival. Retrouvez-les sur Tout-Court (désactivez votre anti Pop-Up !!).
Pour les anglophones, AtomFilms propose plus de 1000 films à la vision, précédés à chaque fois d'une publicité certes, mais d'une qualité impréssionnante.
Enfin, après une inscription préalable, il vous sera certes possible de voir plus de 300 autres courts métrages sur Ciné-Courts, mais également de participer au Forum, de visionner les petites annonces et encore mieux, d'apprendre - par exemple - à financer votre propre CM - Un must !!!
Finalement, grace à ces "petits réalisés par des grands" (ma définition : qui ont réussi à faire au moins un film), je vous aurai peut-être donné envie de retourner davantage au Gaumont Wilson (Heu, mais non, je blague, je voulais dire au...CINEMA, Na !!!).
Posted on mai 2, 2005 at 10:15 PM in Economie cinéma, Exploitation, Histoire(s) du cinéma, L'écriture au cinéma, Sites, Blogs et Lectures, Technique Audiovisuelle | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
14/04/2005
Exploitation / Distribution, le coup de gueule - By Niala01
Nombre de films en salles : le nombre de films sortis en première exclusivité a augmenté à partir de 1995 (395). De 1997 à 2004, le nombre de films sortis dans les salles françaises est passé progressivement de 400, 448, 525, 544, 506, 488, 513 à 560. Les chiffres 2001/2002 sont atypiques, il apparait depuis longtemps que le nombre de films qui sortent chaque année est en augmentation.
Nombre de multiplexes : 126 à la fin 2004.
Nombre d'écrans : 5 289 fin 2003 (contre 4 291 en 1994). L'évolution des entrées en moyenne par écran est passée de 28 995 en 1994 à 32 889 en 2003.
Il est vrai que le nombre d'écrans a augmenté. Mais moins vite que le nombre de films sortis. La rotation des films est donc plus rapide. Il n'est pas rare pour un Distributeur de faire son deuil d'une carrière prolongé pour un film qui n'atteindrait pas un certain objectif dès le vendredi suivant la sortie du film, au vu des premiers chiffres.
Selon Alain Sussfeld (directeur général d'UGC - in "Le Monde"), "Chaque semaine, il y a autant d'arrivées que de départs. Toute la difficulté tient au fait que le nombre de films a augmenté, alors que le nombre de salles est resté quasiment stable. D'où un phénomène d'embouteillage."
Pour aller plus loin, notons que dans le nombre total de films qui sortent chaque année, certaines sorties sont dites "techniques", c'est à dire consistent en la sortie de films américains sans intérêt particulier que les Distributeurs sont obligés de sortir pour faire plaisir aux Majors américaines. Corollaire, les Exploitants sont "obligés" de projeter ces films s'ils veulent avoir accès plus facilement aux "gros" films des mêmes Distributeurs.
Haro, sus à ces films inutiles qui pourrissent l'Exploitation et raccourcissent de fait la carrière de films plus "difficiles" quand ils n'empêchent pas tout court la sortie de ces films.
Posted on avril 14, 2005 at 12:48 AM in Distribution, Economie cinéma, Exploitation | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
13/04/2005
Graphiques à suivre ...- By Guillaume C.
Source: cbo-boxoffice.com
Posted on avril 13, 2005 at 02:38 PM in Economie cinéma | Permalink | Commentaires (1) | TrackBack
04/04/2005
190 millions et parts de marché - By Niala01
Alors que la part de marché des films français dans les entrées réalisées par les salles de cinéma en France tourne généralement autour des 32/35%, la part de marché des films français est estimée à 51,8% depuis le début de l'année.
La part de marché des films américains est estimée, elle, à 39,3% depuis le début de l'année contre 52,1% en 2004 sur la même période.
En année glissante, la part de marché des films français est estimée à 42,4% (en augmentation) et celle des films américains à 45,1% (en légère baisse).
J'en déduis, après les entrées réalisées la semaine dernière lors de la fête de printemps qui ont permis de quasi-rattraper le cumul 2004, qu'il n'est pas impossible que l'année 2005 se temine, comme en 2004, sur un peu plus de 190 millions de spectateurs dans nos salles.
Quoi, je suis optimiste ? Ben oui, j'ai la programmation 2005 et je me réfère à mon passé dans l'exploitation ! Na !!!
Posted on avril 4, 2005 at 12:23 AM in Economie cinéma | Permalink | Commentaires (2) | TrackBack
05/02/2005
Besson, Luc Besson (La Cité du Cinéma), 1 an après - By Niala01
La note de ce blog qui a le plus de commentaires concerne Luc Besson (qui a dit : il fallait sans douter ?!!). Elle date du 20 janvier....2004 et porte spécifiquement sur la Cité du Cinéma.
On en reparle aujourd'hui, car le projet semble définitivement s'ancrer dans le futur proche du paysage cinématographique français, même avec un peu de retard.
Effectivement, le permis de construire de la première tranche de la Cité du Cinéma a été déposé le 23 décembre 2004 (environ 6 mois de retard dûs essentiellement à un changement de bureau d'architectes) à la mairie de Saint-Denis (le permis est en cours d'instruction, l'enquête publique doit durer un an car il faut déplacer des lignes électriques - 24 à 30 mois de travaux seront nécessaires), tel que l'explique Geneviève Salinier, chargée du projet au sein d'Europacorp.
Sont prévus neuf plateaux de tournage de 600 à 2100 m2 (notons une augmentation du volume initial, qui ne prévoyait que huit plateaux de tournage de 400 à 1 000 m2), des ateliers de décors, de maquillage, de costumes, des salles de montage, de mixage, 14 000 m2 de bureaux, des restaurants...pour un investissement total de près de 140 M€ (contre environ 100 M€ il y a 1 an - le coût du chantier seul est estimé entre 70 et 100 millions d'euros).
Si Geneviève Salinier estime que "En France, l'offre est aujourd'hui très dispersée. Il existe de nombreux lieux de tournage qui sont peu adaptés aux besoins des grosses productions (surtout américaines)" pour expliquer le concept de cette cité dans l'attente de l'arrivée de différentes sociétés sur le site (pour l'essentiel des sociétés spécialisées dans les industries techniques du cinéma comme Eclair, Transpalux, Technovision ou Buf Compagnie), des voix s'élèvent pourtant timidement en opposition au projet (merci au quotidien Le Monde):
- Thierry de Segonzac, coprésident de la Fédération des industries du cinéma, de l'audiovisuel et du multimédia (Ficam), reste extrêmement prudent vis-à-vis du projet de Luc Besson. S'il loue cette initiative, il déplore que la filière professionnelle n'ait jamais été consultée.
- "Aujourd'hui, on ne manque pas de plateaux en région parisienne", affirme Philippe Gerber, gérant des studios Sets de Stains, où ont été notamment tournés Triple Agent, d'Eric Rohmer, Le Temps retrouvé, de Raoul Ruiz, ou L'Enquête corse, d'Alain Berberian. "Faire venir les Américains pour qu'ils tournent à Paris, c'est une tarte à la crème. Ils viennent tourner en extérieur, à la tour Eiffel ou au Sacré-Cœur, mais c'est chez eux qu'ils font du studio."
- "Il existe 50 000 m2 de studios disponibles pour le cinéma en banlieue parisienne", renchérit Pascal Bécu, directeur des studios de Bry-sur-Marne et d'Arpajon (filiales de la SFP). "Si les tournages de films sont délocalisés, ce n'est en rien un problème de sites, mais uniquement de coûts", analyse-t-il.
- Toujours d'après Le Monde, plusieurs investisseurs potentiels doutent de la viabilité du projet.
Alors, rentable ou pas rentable ? Viable sous quelles conditions ? Plan mégalomaniaque de celui qui aimerait devenir le premier producteur Français à disposer de ses propres studios à l'américaine et de ses outils techniques ou au contraire plan réaliste d'un visionnaire quasi-toujours en phase avec son marché depuis 20 ans ?
Réponse finale prévue en 2007 !
Mais faudra alors compter avec trois autres très gros projets :
- Un en Espagne, près d'Alicante, financé par les régions autonomes, qui vient de débaucher une partie des dirigeants de Pinewood
- Un deuxième aux Etats-Unis, dans le quartier new-yorkais de Brooklyn, où Doug Steiner a lancé un chantier de cinq studios de plus de 1 500 m2 pour tenter de détrôner Los Angeles.
- Et un troisième, gigantesque, en Hongrie, orchestré par le producteur hollywoodien Andy Vajna.
Bon courage, Luc
(merci à Nicole Vulser du quotidien Le Monde)
Posted on février 5, 2005 at 01:11 AM in Economie cinéma, Evenements et Festivals | Permalink | Commentaires (8) | TrackBack
04/02/2005
La fermeture du Gaumont Grand Ecran Italie - By Niala01
Le plus grand écran 35mm de France (240 m² de projection en format Scope 2.35, 24m*10 m), le Gaumont Grand Ecran de la place d'Italie à Paris, va t'il fermer prochainement comme le laisse penser Ange-Dominique BOUZET
dans un article fort mal documenté paru hier dans le quotidien Libération ?
Ma réponse est oui, à l'instar de l'officieuseté de la chose, répandue sur le net depuis de nombreux mois. Par exemple, dès le mois d'aout 04 sur le forum d'allo-ciné.
Je reprend ici un avis vu sur le forum de SilverScreen (le seul vrai forum "cinéma" que je continue à fréquenter, même si je ne prend jamais le temps d'y laisser un message) du mois d'octobre 2004 que je corrige :
Le Gaumont Grand Ecran devrait fermer ses portes en octobre 2005. S'il est bien regrettable de voir fermer cette salle vieille d'une quizaine d'années seulement, le site (déjà vendu) deviendra un... magasin.
Après le départ de Gaumont du Gobelins Rodin, Europalaces continue à se désengager du 13ème arrondissement parisien avec la fermeture du Gaumont Grand Ecran, qui devrait être parallèle avec celle du Gaumont Gobelins Fauvette.
Deux explications à ces fermetures :
- Là ou un indépendant saurait survivre, le groupe Europalaces ne pourrait se permettre de perdre indéfiniment localement, car les aides sont différentes. Notons malgré tout que sans connaitre les chiffres exacts (je défie quiconque n'appartenant pas à la Direction Générale de donner des chiffres), je pense que ces cinémas ne sont pas non plus des gouffres financiers, car relativement peu "couteux" en amortissements et personnels.
- La raison malheureusement plus vraisemblable, c'est qu'Europalaces doit faire son entrée en bourse en 2007. Ce qu'il faut à la Direction à ce moment-là, c'est du super rentable, et pas seulement du rentable. C'est triste pour un ancien Gaumont comme moi, mais si pour résister à la concurrence et assurer la pérénité de la société à la marguerite pour laquelle je travaille depuis bientôt 18 ans (???) , il faut en passer par là, alors je dit BANCO !!!! (et pourtant, j'ai déja travaillé au Grand Ecran, tout comme j'ai travaillé aussi au Kinopanorama).
Posted on février 4, 2005 at 01:35 AM in Economie cinéma, Exploitation | Permalink | Commentaires (9) | TrackBack
01/02/2005
100M€ de recettes pour Les Choristes - By Niala01
Selon les calculs du FilmFrançais :
- 50 M€ de recettes salles : 8,6 millions (nbre de spectateurs dans les salles) * 5.74€ (recette moyenne par entrée en 2003)
- + 35 M€ de recettes vidéos : 2,1 millions (nbre de DVD + VHS vendus) * 16,6€ (recette moyenne par support, toutes éditions confondues)
- + 20 M€ de recettes BOF : 1,2 millions (nbre de disques vendus) * 16.6€ (recette moyenne par support)
= Plus de 100 millions d'€uros de recettes.
- C'est pas fini !
- C'est super de susciter des expériences hors norme qui entretiennent la magie du cinéma !! (cf. Le Grand Bleu, Amélie Poulain,...)
- C'est pas un phénomène, ça ?
Posted on février 1, 2005 at 08:44 PM in Economie cinéma | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
10/01/2005
Box-Office et entrées 2004 aux USA - By Niala01
Alors qu'en France, on se félicitait d'avoir touché un pic d'exploitation non atteint depuis 20 ans, la fréquentation aux Etats-Unis baissait de 1,7%, avec 1,51 milliard de spectateurs en 2004.
Ce déclin sur deux ans (2003 avait vu la fréquentation baisser de 4,2%) n'est pas inquiétante : 2002 avait été une cuvée exceptionnelle, avec des réussites impressionnantes comme "Spider-Man", "Star Wars - Episode 1", "Harry Potter - L'Ecole des Sorciers" et "Le Seigneur des Anneaux - La Communauté de l'Anneau".
Rassurons cependant les Américains : 2004 restera quand même un grand cru. Car les recettes ont augmenté, contrairement aux entrées, atteignant un nouveau record, via l'augmentation généralisée du prix du billet, passé d'un prix moyen de 6,03 $ US en 2003 à 6,22 $ US en 2004. CQFD
Posted on janvier 10, 2005 at 03:20 PM in Box Office, Economie cinéma | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
08/01/2005
La place de cinéma est-elle trop chère? (2) - By Niala01
Le cinéma devient-il un produit trop cher ? Les entrées de 2004 (un score non atteint depuis 20 ans) sont-elles poudre aux yeux ? Non.
Si le plein tarif est en augmentation perpétuelle depuis plusieurs années, c'est d'abord pour compenser les améliorations techniques constantes apportées par les exploitants aux salles de cinéma. C'est ensuite pour compenser les réductions accordées aux spectateurs assidus (une sorte de prime à l'assiduité - j'en avais déja parlé en novembre 2003 ). En effet, non seulement les étudiants - qui vont depuis toujours au cinéma en masse-, mais aussi les plus de 60 ans (qui représentent désormais presque 28% des entrées) et les familles se sont largement mis au cinéma.
De fait, et c'est la cerise sur le gâteau, le prix des billets ne suit toujours pas l’évolution du coût de la vie . Un billet coûte 5,74 euros en moyenne en 2004, soit 10 % de plus en dix ans. S’il avait suivi l’indice des prix, il serait à 6,30 euros. Ce qui fait du cinéma un des loisirs les moins chers, grâce aux multiples réductions et aux cartes d’abonnement (carte LE PASS, par exemple, ;-) ), je dirais même plus, elles font du cinéma un loisir accessible.
Posted on janvier 8, 2005 at 02:22 PM in Economie cinéma, Exploitation | Permalink | Commentaires (3) | TrackBack
21/12/2004
Le P2P, magnétoscope numérique ? - By Niala01
Via une compilation d'articles, intitulée "Le torrent pourrait devenir Raz-de-Marée" sur le Blog de Jérôme Perani :
Une enquête récente, menée par Cachelogic pendant six mois auprès des FAI, conclurait que le fait que les réseaux P2P servent essentiellement à se procurer de la musique est un “mythe”. “Dans son immense majorité, le trafic provenant du P2P concerne des fichiers d’une taille supérieure à 100 Mo", explique Cachelogic, ajoutant que “chez l’un des FAI étudié, près de 30% du trafic total provenait d’un seul fichier de 600 Mo, peu de temps après la sortie d’un gros film au cinéma…”.
Pire (ou Peer ?), Le Peer-to-Peer serait un magnétoscope fonctionnant en accord avec les programme TV. Bien qu'illégal, le téléchargement d'un film sur Internet apparaît totalement légitime aux internautes à partir du moment où le film est déjà diffusé gratuitement sur TF1. "Ca n'est pas illégal de mettre une cassette VHS dans un magnestocope, pourquoi serait-ce illégal de programmer le téléchargement sur eDonkey" au moment où le film passe à la télévision ?
Malgré tout, remettons les choses à leur juste place : Pour complêter un commentaire de petitdroud sur un des innombrables textes auxquels je me réfère, s'il n'est pas plus autorisé d'enregistrer sur une VHS que de télécharger sur du P2P, "Tout dépend de l'utilisation que l'on en fait. Si cet acte reste dans un cadre privé, c'est toléré limite légal en revanche si il y a diffusion en dehors du cercle famillial, la c'est interdit.
La différence entre la VHS et le P2P est "qui" diffuse le film. Les télés payent les droits de retransmission de l'oeuvre pas les utilisateurs d'emule, edonkey Bitorrent, etc etc..."
La loi francaise n'interdit pas clairement la sauvegarde si celle ci est diffusée légalement en revanche elle interdit la mise à disposition sans autorisation de l'ayant droit.
On pourrait donc dire :
Download: oui si utilisation privée et origine légale (?),
Upload: non jamais au grand jamais.
Posted on décembre 21, 2004 at 02:27 AM in Economie cinéma, Piratage Audiovisuel | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
15/12/2004
Un record pour Besson ? - By Niala01
On sait depuis plusieurs semaines déja que 5 ans après "Jeanne d'Arc", Luc Besson tourne dans la plus grande discrétion "Arthur et les Minimoys", un film tiré du premier volume de la bande dessinée dont il a écrit le scénario et dont il vient de publier le troisième tome.
On sait moins que le film, qui sera un mélange d'effets spéciaux et de personnages réels ("ça démarrera comme un film normal. Arthur est un garçon de 10 ans. Et à un moment donné, il passe de 1,10 mètre à 2 millimètres pour entrer dans le monde des Minimoys... A partir de là, il y a de la 3D, de la 2D, du dessin animé, du trucage, etc." dixit Luc Besson), aura le plus gros budget de l'histoire du cinéma français: 65 millions d'€uros contre 46 millions d'€uros pour "Un long dimanche de fiançailles", de Jean-Pierre Jeunet, record précédent.
Nos deux réalisateurs Français parmi les plus mégalos auraient-ils décidé de jouer la surenchère ? Dans ce cas, à quand les 100 M€ pour Jeunet ? ;-)
Posted on décembre 15, 2004 at 11:50 PM in Economie cinéma | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
13/12/2004
Comment se calcule l’amortissement d’un film en salles ? (exemple avec Chouchou) - By Niala01
L'activité est forte en cette pré-période de fêtes pour les salles de cinéma, me laissant peu de temps pour poster. Cependant, j'ai quand même trouvé le temps d'expliquer (succintement) comment un film s'amortit en salles :
Il faut mettre en rapport les recettes en salle d’un film (ex : Chouchou, film à plus d’un million de spectateurs le plus rentable en 2003, 3.876.572 spectateurs, recette guichet totale de 22.251.523 € environ en tenant compte d’un ticket moyen de 5.74€ en 2003) et son budget prévisionnel annoncé au CNC (7.64 M€).
Par recette, il faut entendre la recette brute distributeur (voir à ce sujet l’article sur la composition du prix du billet) après ponction des taxes et de la commission exploitant, ainsi que le montant du fonds de soutien (aide automatique publique), alloué au producteur en fonction des entrées.
Ces chiffres ne prennent pas en compte les sommes récupérées par les distributeurs - MG, frais de sortie, de commission – (par déduction, pour Chouchou, recette brute Distributeur : 7.000.000€ + Fonds de soutien : 4.280.000 = 11.280.000 € - Taux d’amortissement : 147.65%).
Dans la mesure où une partie importante des films est financée, en amont, par les télévisions (et non par des producteurs en fonds propres - de plus en plus rare, pour ne pas dire inexistant), on peut considérer que le film effectue une performance honorable à partir du moment où il atteint en salle un taux d’amortissement de 25% à 30% (d’autant plus qu’une bonne partie des films Français est exploitée à l’étranger actuellement et génère donc une recette supplémentaire rentrant en compte pour l’amortissement - également, les recettes générées par les DVD et autres supports sont de plus en plus pris en compte dès le départ de la production du film).
Attention à ces chiffres cependant, le taux d’amortissement ne vous permettant pas de déterminer les gains réels des producteurs (post à venir). Effectivement, il faut tenir compte du montage du budget de chaque film (autre post à venir) pour savoir dans quel ordre et à quelle hauteur seront remboursés les ayants droit.
Bonne journée
Posted on décembre 13, 2004 at 11:23 AM in Economie cinéma, Exploitation | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
13/11/2004
De la place de la salle de cinéma au sein de l'industrie du divertissement - By Niala01
Avec plus d’un million et demi de pré-commandes aux US, à 60 dollars chacune, Microsoft s’attend à ce que le jeu Halo II génère plus d’argent que la sortie du film Les Indestructibles qui a récolté la copieuse somme de 70,7 millions $ au cours de son premier week-end à l’affiche.
Avec ces chiffres, Les Indestructibles réalisent pourtant le second meilleur démarrage d'un film en image de synthèse. Ils se classent juste devant Le Monde de Nemo, également de Pixar, 70,3 millions $ l'an dernier, mais tout de même loin derrière Shrek 2 de Dreamworks, qui a inscrit cette année le record de .108 millions $.
L’industrie du jeu vidéo dépasse désormais celle du cinéma et est estimée à 10 milliards $ US aux Etats-Unis seulement.
C'est ce genre de news qui permettent de recadrer les choses. De seule industrie de l'image il y a une centaine d'années, la salle de cinéma est maintenant relégué à la 4ème place après la télévision, la vidéo et les jeux vidéos. Il y a encore des candidats à la succession ?
Ca y est. Je suis de mauvaise humeur...
EDIT du dimanche 13 Novembre 2004:
"Halo 2 a en effet fait mieux que prévu, rapportant à la firme de Redmond pas moins de 125 millions de dollars en une journée, sur le seul territoire américain. Un record dans l'histoire des jeux vidéos, qui fait oublier le précédent exploit, celui de Grand Theft Auto : San Andreas, qui avait rapporté 225 millions de dollars... en une semaine.
Surtout, ce résultat établit une nouvelle réalité dans l'univers du divertissement américain : le jeu vidéo en est désormais l'industrie la plus puissante. Halo 2 a en effet rapporté, dans sa première journée, plus d'argent que n'importe quel blockbuster d'Hollywood. Spiderman 2, Harry Potter, sont tous battus : même le dernier film des studios Pixar, Les Indestructibles, n'a rapporté 'que' 70,5 millions en un week-end.
Le phénomène dépasse les seuls succès de cette fin d'année, déjà nombreux : l'industrie du jeu vidéo pèse désormais 10 milliards de dollars, plus imposante que les studios hollywoodiens. Les deux mondes marchent pourtant encore main dans la main : des acteurs viennent souvent prêter leur visage ou leur voix pour des jeux à succès, et sont également fortement impliqués dans leur promotion. La soirée organisée pour la sortie de Halo 2 comptait de nombreuses stars de cinéma, invitées pour la plupart à parler de leur amour pour le hit de Noël.
Mais les grosses recettes nécessitent de gros moyens : selon Microsoft, le budget de lancement de Halo 2 était une fois et demi supérieur à la moyenne dépensée pour la sortie d'un film. Rien qu'à Paris, un bunker avait été installé dans la station de RER Auber pour annoncer le jeu. Le divertissement a trouvé ses nouveaux maîtres." (in http://news.tf1.fr/news/multimedia)
Posted on novembre 13, 2004 at 01:23 AM in Economie cinéma | Permalink | Commentaires (4) | TrackBack
12/11/2004
Exploitation : Composition du prix du billet de cinéma - By Niala01
Ca faisait longtemps que je l'avais promis à certains. Je m'y mets donc, avec l'aide du CinéClub de Caen, du CNC, du Film Français, d'Ecran Total et de diverses autres sources vérifiées.
1) A quoi correspond le prix d'un billet de cinéma ? Quelles sont les différentes composantes ?
Réponse :
TVA : taxe sur la valeur ajoutée. Le cinéma n'en est pas épargné : 5.5%
TSA : taxe spéciale aditionnelle, taxe qui est géré par le CNC et qui alimente le compte de soutien automatique du cinéma : environ 12%
SACEM : société des auteurs compositeurs éditeurs de musique : 1%
Salle de ciné : exploitants des salles de cinéma : environ 40.75%
Produc & Distrib : producteurs et distributeurs : environ 40.75%
2) Ca donne quoi en €uros sur un billet à 8€50 ?
Réponse : (j'ai arrondi !!!)
TVA : 0.4675€
TSA : 1.02€
SACEM : 0.085€
Salle de ciné : 3.4637€
Produc & Distrib : 3.4637€
3) La TVA, on connait, mais qu'est ce que la TSA ?
Réponse :
La Taxe Spéciale Additionnelle sur le prix de la place de cinéma a longtemps constitué la ressource essentielle du Fonds de soutien*. Elle est perçue sur les recettes des exploitants. Seule la "petite exploitation" (moins de 1200 entrées par semaine) peut renoncer à cet avantage et s'exonérer du paiement de la taxe. En pratique 80% des salles sont assujetties chaque année à la TSA.
La TSA est calculée en valeur absolue par paliers de prix. Son montant s'élève avec le tarif pratiqué par la salle de telle façon que s'allège le poids relatif de la taxe pour les places au prix élevé. la TSA représente donc environ 12% de la recette au guichet (8% en 1948).
La TSA, qui est un prélèvement sur la recette ("à la source"), est un autofinancement forcé qui est, à l'origine, destiné à transférer une partie des ressources du cinéma étranger (tous les tickets sont concernés, y compris sur les films étrangers) en faveur du cinéma français (pour la production, il n'y a que les films français ou majoritairement français qui y ont droit ==> voir la contreverse avec le dernier film de Jean-Pierre Jeunet, Un long dimanche de fiançailles) et, selon les époques, de certaines branches en direction d'autres.
4) Quesaquo, le Fonds de Soutien ?
Réponse :
* En quelques mots, c'est un compte de soutien géré par le CNC (Centre National de la Cinématographie) en faveur de l'industrie du cinéma dans son ensemble;
Les recettes proviennent de la TSA, de la Taxe sur le chiffre d'affaires des diffuseurs télévisuels ou encore de la Taxe Vidéo. Longtemps, le Fonds de soutien n'a concerné que la seule industrie cinématographique mais depuis 1986 il est devenu le Compte de soutien financier de l'industrie cinématographique et de l'industrie des programmes audiovisuels. De fait, depuis 1989, le compte de soutien dans sa totalité tire moins de 30% de ses ressources de la TSA qui ne finance plus la politique cinématographique proprement dite qu'à hauteur de 45% environ. Cette situation symbolise la réduction du rôle relatif de la recette salles dans l'équilibre du financement de l'industrie du cinéma. Au milieu des années 70, la TSA fournissait 90% des recettes du Fonds de soutien cinématographique. C'est dire l'importance prise par les autres catégories de ressources.
Les dépenses sont multiples et concernent réellement toute l'industrie du cinéma :
1) Soutien Automatique à la Production : Les producteurs bénéficient d'allocations de soutien financier calculées sur les recettes d'exploitation de leurs films précédents en salles. La diffusion des films à la télévision et leur exploitation sur le marché de la vidéo sont également génératrices de soutien automatique. En 2003, 56 M€ ont été mobilisés par les producteurs.
2) Soutien Automatique à la Distribution : Les distributeurs peuvent également bénéficier d'allocations de soutien qui sont proportionnelles aux recettes d'exploitation de leurs films précédents en salles.
3) Soutien Automatique à l'Exploitation : La recette guichet des salles de cinéma génèrent un soutien financier proportionnel au montant de la taxe encaissée sur le prix du billet, selon un barème qui privilégie les petites et moyennes exploitations (Pathé, Gaumont, Ugc et CGR reçoivent proportionnellement moins de soutien que l'ABC. De mémoire, Gaumont avait été "obligé", en plus, pour obtenir la CDEC sur Labège, d'accorder une part supérieur de son soutien à Utopia). Le soutien est destiné à financer des travaux d'équipement et de modernisation ainsi que les créations de salles. En 2003, les montants débloqués pour le financement de travaux se sont élevés à 48 M€ dont 33,5 M€ sous forme d'avance. Parmi les 602 dossiers traités, 450 concernent l'enregistrement et la prise en compte de 130 M€ de nouveaux travaux. Certaines années, ce Soutien Automatique est renforcé par des "plans" spéciaux (voir plus bas, "l'aide sélective"), tels ceux sur le son (qui avait permis aux petits exploitants de s'équiper en Dolby SR à moindre frais il y a quelques années) et sur l'informatique (qui doit permettre à tous les exploitants de s'équiper de caisses informatiques pour faciliter la remontée de la recette, mais c'est une autre histoire).
4) L'Avance sur Recettes : Instituée en 1959, l'avance sur recettes est normalement un prêt sans intérêt, remboursable sur les résultats d'exploitation du film aidé ou sur le soutien financier automatique généré par le film. Les films sont sélectionnés par la commission d'avance sur recettes, sur scénario ou, plus rarement, après réalisation. En 2003, le directeur général du CNC a signé 57 conventions d'avance sur recettes avant réalisation pour un montant global de 20,6 M€ et 21 conventions d'avance après réalisation pour un montant total de 2 M€. Lorsqu'elle est délivrée avant réalisation, elle sert à couvrir une partie des dépenses de production. Lorsqu'elle est délivrée après réalisation, elle peut servir à couvrir une partie du débit entrainé par le tournage.
5) Aide à l'écriture et au développement : Depuis 2002, il peut être remis une aide à la réécriture de scénario aux auteurs (qui ont besoin de vivre, LOL) ou aux producteurs et une aide à l'écriture pour les auteurs ou les réalisateurs ayant déjà écrit ou réalisé un premier long métrage. De plus, à travers l'aide au développement, le CNC soutient l'effort financier engagé par les entreprises de production pour l'écriture de scénario et l'achat de droits. En 2003, 2,2 M€ ont ainsi été répartis entre 83 sociétés.
6) Aide aux films en langues étrangères : Cette aide, instaurée en mai 1997, permet de soutenir la réalisation de longs métrages tournés en langues étrangères par des réalisateurs français ou étrangers dotés d'une certaine notoriété. En 2003, 11 conventions d'aide aux films tournés en langues étrangères ont été conclues pour un montant total de 867,1 K€.
7) Soutiens à la production et à la diffusion de courts métrages : Plusieurs mécanismes d'aide existent.
8) Aide sélective à l'exploitation en salles : des subventions sont accordées pour favoriser la création et la modernisation de salles dans des zones insuffisamment desservies, principalement en zones rurales ou à la périphérie des grandes villes. Elles peuvent également aider à réaliser des projets dans les départements et territoires d'Outre-mer.
En 2003, 72 projets (172 écrans et 3 circuits itinérants) ont été aidés pour un montant de 8,5 M€, soit 15 % des dépenses de travaux engagés par les demandeurs. En 2003, 972 établissements ont été classés Art et Essai et ont bénéficié d'une subvention globale de 11,2 M€. En outre, 39 salles parisiennes et 11 salles de grandes villes de province ont bénéficié d'un soutien dans le cadre de la procédure d'aide aux salles maintenant une programmation difficile face à la concurrence, pour un montant total de 2,3 M€.
9) Il existe toute une autre série de soutiens et d'aides, non plus en faveur de l'industrie cinématographique, mais de l'industrie des programmes audiovisuels (Télévision, Archives françaises du film, Aides spécifiques à l'animation, Les aides à la promotion des programmes audiovisuels à l'étranger, Les aides aux industries techniques, au multimédia et à la vidéo, Soutien à la recherche et l'innovation en audiovisuel et multimédia, Aide à l'édition vidéo, ...).
5) Tu peux développer les aides à l'exploitant ?
Réponse :
Je peux d'autant mieux que c'est mon coeur de métier.
Le Soutien Automatique à l'Exploitation a été rétabli par un décret du 21 avril 1967. La liste des travaux autorisés est large : construction, amélioration technique, embellissement. Une commission instruit les dossiers de demande et donne un avis au directeur général du CNC qui prend la décision.
Le montant des droits acquis par chaque salle est proportionnel au montant de la TSA qu'elle encaisse . Chaque salle se voit ouvrir un compte personnel alimenté selon un tarif dégressif: 80% pour la tranche annuelle inférieure, 55% pour la tranche médiane et 30% du volume de la taxe recueillie au guichet pour la tranche supérieure.. Dans le cadre du plan d'urgence mis en place en faveur de l'exploitation en 1987-88, les sommes allouées peuvent atteindre 90% du devis quelque soit la salle. Pour inciter ou forcer les exploitants à mobiliser leur soutien et donc à investir, les textes leur donnent le droit de recevoir des avances de droits futurs.
Ces mesures ne concernent pas les petites exploitations dont je parle plus haut et qui ne déclarent pas la TSA. Ainsi, dans les petites agglomérations, comme le niveau insuffisant de la demande dissuade l'exploitant de cotiser au fonds de soutien, l'Agence pour le Développement Régional du Cinéma a été crée en 1983. Cette agence a pour mission d'encourager la rénovation des salles en milieu rural. Le critère essentiel de l'intervention de l'Agence est l'intérêt régional et culturel du projet. L'agence intervient complémentairement en matière d'aide sélective à la diffusion.. Elle peut prendre en charge les frais d'édition des copies afin de mettre plus rapidement les films à la disposition des exploitants des petites localités qui peuvent ainsi bénéficier des effets de la publicité de lancement. L'Agence s'allie pour cela avec des distributeurs et subventionne le tirage de 500 à 600 copies de 30 à 40 films par an (deux tiers grands public, un tiers recommandé art et essai).
L'Association Française des Cinémas d'Art et d'Essai publie une liste de films recommandés (films d'auteur, de recherche, de répertoire, etc) pour favoriser leur classement ou leur maintien dans la catégorie Art et Essai. Bien qu'elle n'y soit pas officiellement tenue, la commission du classement tient largement compte de cette liste dont elle fait un usage souple en fonction du contexte culturel local. Partant du principe qu'il est plus difficile de faire de l'art et essai dans les petites localités que dans les métropoles où la vie culturelle est intense et la population d'un niveau socio culturel plus élevé, les salles sont classées en 8 catégories en fonction de l'importance démographique de la localité où elles se situent et du pourcentage de films d'Art et Essai qu'elles diffusent dans l'année. S'ajoute à cette classification une catégorie Recherche ( les salles qui participent à la présentation et la promotion d'oeuvres novatrices auxquelles elles réservent une part importante de leur programmation.. Les salles classées font l'objet d'allocations de soutien financier calculées en raison du volume de la taxe hebdomadaire acquittée à leur guichet et de leur catégorie de classement..
6) Que vient faire la SACEM (Société des Auteurs Compositeurs Editeurs de Musique) dans le prix du billet ?
Réponse :
Lorsqu'un film est exploité en salle, la Sacem perçoit des droits d'auteur au titre de la diffusion publique des œuvres de son répertoire. Ils sont proportionnels à la recette (2% du HT, je les fais re-sortir à environ 1% du prix du billet). C'est le CNC qui fournit à la Sacem, salle par salle, le titre des films diffusés et les recettes afférentes, selon les bordereaux de recettes envoyés par les exploitants.
Ce sont ensuite les exploitants de salle qui versent directement à la Sacem les redevances dues au titre du droit de représentation. Elles sont ensuite réparties entre tous les ayants droit des œuvres de la bande sonore du film.
Pour la musique des films publicitaires diffusés en salles, les droits de représentation publique sont payés directement à la Sacem par les circuits de diffusion (Médiavision, Circuit A, etc.). In Sacem.fr
7) A quoi correspond la part Distributeur ?
Réponse :
La part Distributeur (50% du HT en 1ère semaine puis dégréssivité jusqu'à 30% en fin de carrière) sert à rétribuer tous les ayants-droits du film.
Du Distributeur (qui doit se rembourser les frais d'édition des copies et les frais publicitaires liés au lancement des films) au Producteur (qui avance la majeure partie du financement des films), en passant par les remboursement des Aides Sélectives éventuelles, les Comédiens (certains se font payer un pourcentage sur les recettes en plus de leur cachet), ...de nombreux participants aux films se partagent cette part des recettes du billet de cinéma.
8) Le calcul est vite fait. La salle de cinéma est riche !
Réponse :
Et non ! Un billet à 8.50€ rapporte peut-être environ 3.50€ au cinéma, mais avec lesquels il faut payer les salaires (50% des charges de la salle) et toutes les autres charges afférentes au fonctionnement ; Au final, il en reste assez peu à l'exploitant, surtout lorsque ce dernier est en période d'amortissement, comme dans le cas de la majorité des multiplexes ouverts récemment.
C'est l'une des raisons avancées par les détracteurs des exploitants pour expliquer que les multiplexes axent leur politique actuelle sur la vente de produits annexes (nourriture, boisson, jeux vidéo) et réduisent les effectifs par rapport au nombre de spectateurs. Plus raisonnablement, je dirais que c'est un mal nécessaire qui permet à la France d'avoir le parc de salles le plus moderne AU MONDE.
D'autres part, Jean Labé, le président de la FNCF (Fédération Nationale des Cinémas Français) rappelait récemment que presque 1.5 Milliard d'€uros ont été investis dans le secteur de l'exploitation entre fin 83 et fin 2003. Sur cette période, la modernisation progressive du parc aura permis d'enrayer la crise de la fréquentation et de gagner, en 10 ans, près de 80 millions de spectateur, dont 30 millions en faveur des films français, sans pour cela et contrairement aux apparences, faire exploser le prix du billet.
Aujourd'hui, la Fédé mise, comme moi (LOL), sur une fréquentation 2004 légèrement supérieure à 190 millions de tickets vendus. Les salles retrouveraient ainsi leurs entrées de ...1983.
Alain Robert
Posted on novembre 12, 2004 at 12:52 AM in Economie cinéma, Exploitation | Permalink | Commentaires (7) | TrackBack
11/11/2004
Les entrées France des salles de cinéma (10 premiers mois 2004) - Niala01
Sur les dix premiers mois de l'année (janvier/octobre), les salles obscures ont accueilli 160,02 millions de spectateurs, soit 18,4% de plus que lors de la même période de l'an dernier.
La fréquentation des salles de cinéma françaises a augmenté en octobre de 16,8% par rapport à octobre 2003.
En année glissante, du 1er novembre 2003 au 31 octobre 2004, la fréquentation est ainsi estimée à 199,052 millions de spectateurs.
Qui a dit que les 200 millions en 2004, c'est pas possiiiiiiiiiiiiiiible ?
Posted on novembre 11, 2004 at 11:38 AM in Actualité cinéma, Economie cinéma | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
12/10/2004
Prix des places - Droit de réponse - By Niala01
Suite à mon annonce d'hier sur l'avant-première d'Un Long Dimanche de Fiançailles qui aura lieu le Jeudi 21 octobre à 20h30 au Gaumont Wilson au tarif unique de 9 €uros , j'ai reçu 2 mails et un commentaire, disant en substance:
"Pourquoi un tarif unique si élevé alors que d'habitude, pour les avants-première, c'est le tarif habituel de la salle qui est appliqué (8.50 Tarif Normal, 5.80 Tarif Etudiant) ? Qui décide du tarif? l'exploitant, le distributeur ?"
Le plus véhément est sans aucun doute Etrange noel, qui termine son laïus par : "Je trouve cela un peu fort!"
Ma réponse :
C'est l'Exploitant (jamais un Distributeur) qui décide in fine du tarif
mis en place pour un film, une salle, une opération, un festival,...
L'une des raisons pour laquelle c'est presque toujours le Wilson qui "fait" les projections de prestige à Toulouse est que l'équipe n'hésite pas à se mouiller pour ce genre d'opérations.
Or, à opération exceptionnelle, coûts exceptionnels.
La mise en place d'une poursuite dans la grande salle pour le débat, les mises à disposition des voitures et des costumes, le tirage spécial pour les cartons d'accès (qui sont très réussis, d'ailleurs), le service de sécurité TRES renforcé (surveillance des véhicules,...), les dépenses de représentation (restaurant,...), tous ces éléments et d'autres représentent un surcout non négligeable pour l'Exploitant (nous), que le Distributeur (Warner) ne prend pas en charge.
Nous avons décidé de répercuter une partie (et une partie seulement) de ce surcout sur le prix du billet, sachant que pour ce tarif, vous aurez la possibilité de voir au minimum Jean-Pierre Jeunet et Audrey Tautou, 1 semaine avant tout le monde et de débattre avec eux à l'issue de la projection.
Posted on octobre 12, 2004 at 10:59 AM in Actualité cinéma, Economie cinéma, Evenements et Festivals, Exploitation | Permalink | Commentaires (1) | TrackBack
16/09/2004
Définition : La Commission Régionale du Film - By Niala01
Qu'est qu'une Commission Régionale du Film ?
Le concept de commission du film s’est développé aux Etats-Unis à partir des années cinquante. Structure animée par des professionnels du cinéma, les commissions du film assurent la promotion de leur région auprès des productions cinématographiques et audiovisuelles, qui recherchent des lieux et des moyens de tournage, et leur proposent une assistance technique gratuite. La Commission du Film Rhône-Alpes a été dès 1994, la première commission du film régionale à se développer en France. Depuis, d'autres ont été mises en place. La Région, désireuse d'agir en faveur du cinéma et de l'audiovisuel, cherche à mettre en place sa propre commission.
Un rôle de promotion et d’accueil
Une Commission du Film Régionale accueille les professionnels du cinéma et de l’audiovisuel qui souhaitent réaliser un film en région. Elle collabore sur tous types de projets (long-métrages ou court-métrages, téléfilms, films publicitaires). Outil de développement économique, elle assure la promotion de ses sites et décors (patrimoine naturel et bâti), sa main-d’œuvre (comédiens et techniciens), ses infrastructures (réseaux routier, ferroviaire et aérien), ses industries techniques, son hôtellerie, ses climats...
Conseil et mise en relation
La Commission du Film Régionale peut conseiller et faciliter le travail du réalisateur et de son assistant, lors des pré-repérages : recherche de décors ou lieux de tournage. Elle assiste également le directeur de production et le régisseur général dans leurs activités :
- autorisations de tournages,
- mise en relation avec les administrations,
- mise en contact avec les comédiens et techniciens rhônalpins,
- interface avec les loueurs et prestataires de service,
- accueil logistique.
Partenariats et réseaux
Instrument d’aménagement culturel du territoire, la Commission du Film Régionale s’appuie généralement sur un important réseau de consultants (bénévoles) qui relaient son action et apportent leur expertise :
- les spécialistes du patrimoine en région,
- les principales associations patrimoniales,
- les services départementaux d’architecture.
Moyens d’informations - bases de données
La Commission du Film Régionale doit normalement, pour être efficace, centraliser de nombreuses informations sur les techniciens, comédiens et fournisseurs de la région. Des bases de données doivent être tenues à jour en permanence.
La Commission du Film Régionale gère un centre de documentation sur le patrimoine contenant livres, revues, fonds iconographiques.
Une base bibliographique recensant les ouvrages des principales bibliothèques et centres documentaires sur le patrimoine de la région devrait également être consultable.
Fonctionnement
La Commission du Film Régionale travaille grâce aux documents suivants qui lui sont remis par les sociétés de production :
- scénario,
- liste technique et artistique,
- liste des décors et fournisseurs,
- plan de travail, feuilles de service.
En contrepartie de sa participation gratuite (ou non suivant l'aide demandée), la Commission du Film Régionale demande à être citée au générique de fin de film et à pouvoir évaluer l’impact économique du tournage du film en région (tableau récapitulatif des dépenses effectuées en région).
Posted on septembre 16, 2004 at 05:16 PM in Economie cinéma | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
15/09/2004
La voila, la vrai nouvelle économique de la semaine - Niala01
Sony va acheter MGM, le studio au lion rugissant. La société Sony et ses partenaires ont conclu une entente de principe qui prévoit le paiement de près de 3 milliards de dollars (MGM a confirmé cette entente après le retrait d'une offre de Time Warner, qui tentait aussi d'acquérir le studio pour un peu plus de 4,5 milliards de dollars..).
Sony assumera aussi la dette de 2 milliards de dollars du studio de cinéma qui a un catalogue de 4100 films, dont la série des James Bond (Ce catalogue de MGM devant permettre de générer au minimum 400/600 millions de dollars de recettes en année pleine, avec la seule exploitation d'une partie de ses titres en DVD).
Sony, qui avait déjà racheté les studios de tournage de Metro-Goldwyn-Mayer dans les années 1990 pour ses filiales Colombia Pictures et TriStar Pictures, obtient donc le dernier morceau d'une société devenue en peu de temps un distributeur ne produisant plus que quelques reprises de ses succès, par la grace de ...Sony. (CQFD - NDLA - MDR).
Posted on septembre 15, 2004 at 12:35 AM in Economie cinéma | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
10/09/2004
J'en vois qui demandent : C'est quoi le CNC ? - Niala01
Le Centre national de la Cinématographie (CNC) est chargé de la promotion du cinéma français. Etablissement à caractère administratif, il est placé sous l'autorité du ministère de la Culture.
Créé en octobre 1946, le CNC est donc chargé de la réglementation et du soutien à l'économie du cinéma, de la promotion du cinéma et de l'audiovisuel et de leur diffusion auprès de tous les publics ainsi que de la protection et de la diffusion du patrimoine cinématographique.
A ce titre, il gère notamment le compte de soutien financier de l'Etat à l'industrie cinématographique et à l'industrie des programmes audiovisuels ainsi que les dotations accordées par le ministère de la Culture. Pour ce qui concerne le cinéma, il attribue les aides à la production et à la distribution de films, à la création et à la modernisation des salles, aux industries techniques...
Concernant l'audiovisuel, le CNC attribue les aides à la production de programmes destinés à l'ensemble des réseaux télévisuels (télévisions hertziennes, chaînes diffusées par satellite et par câble).
Le CNC apporte aussi son soutien au secteur des nouvelles technologies de l'image (images de synthèse, disque optique numérique, DVD, réseau internet).
Enfin le CNC a une mission de suivi et d'analyse du "marché" du cinéma. A ce titre, il publie notamment chaque mois les chiffres d'entrées dans les salles et les parts de marché des films français et américains. Enfin il publie chaque année, au moment du Festival de Cannes, un bilan du cinéma français avec le nombre de productions et co-productions, les budgets de tournage, la distribution des films français à l'étranger, etc.
la réglementation,
le soutien à l'économie du cinéma, de l'audiovisuel et du multimédia,
la promotion du cinéma et de l'audiovisuel et leur diffusion auprès de tous les publics,
la protection et la diffusion du patrimoine cinématographique.
Posted on septembre 10, 2004 at 01:35 AM in Actualité cinéma, Economie cinéma | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
Catherine Colonna au CNC - C'est qui celle-là ? - Niala01
Comme ma très attendue Abigaëlle ne montre toujours pas le bout de son nez, je vais en profiter pour poster un peu.
Je pourrais vous la faire style dépêche (ça fait "pro") :
"Catherine Colonna (48 ans), porte-parole de l'Elysée depuis la première élection de Jacques Chirac à la Présidence en 1995, a été nommée, mercredi en Conseil des ministres, directrice générale du Centre national de la cinématographie (CNC) à compter du 22 septembre".
Je pourrais aussi vous la faire style journaliste politique :
"C'est la pièce maîtresse de la communication présidentielle qui quitte l'Elysée. Catherine Colonna, porte-parole, vient d'être nommée ce matin en Conseil des ministres directrice du CNC, le Centre national de la cinématographie, l'organisme qui gère et distribue les aides de l'Etat au cinéma.
Elle succède à David Kessler, ancien conseiller pour la communication de Lionel Jospin, qui rejoint France Télévisions. Un changement de domaine pour cette diplomate de carrière, qui fut porte-parole adjoint du Quai d'Orsay sous la gauche, avant de rejoindre Jacques Chirac à l'Elysée dès 1995".
Je pourrais encore vous la faire style canard enchainé :
"En nommant CaCo au Cnc, la Chiraquie tente de bloquer la communication intérieure pour emmerder le nain. En effet, parachutée dans un domaine qui lui est jusqu'à présent inconnu, elle n'aurait été nommée que pour aider à la production de films proChiraquiens et antiSarko."
Le style NouvelObs est pas mal non plus (pomper le monde en le disant, c'est pas plus mal...):
"...Une arrivée qui suscite selon Le Monde daté de mercredi "la curiosité polie" des professionnels du secteur, cette dernière étant "une inconnue pour eux" selon le quotidien qui cite à ce propos le délégué général de l'Association des réalisateurs producteurs (ARP). "C'est la première fois que l'on nomme à la tête du CNC quelqu'un qui n'est pas issu des milieux de la culture ou de l'audiovisuel" affirme ainsi Michel Gomez dans les colonnes du Monde."
Mais le style que je préfère c'est quand même le mien:
Mais qu'est-ce qu'elle vient foutre au CNC, bordel ? En voilà une qui va mettre son mandat à essayer de comprendre comment fonctionne notre beau joujou ! Sous prétexte de défendre la position de la France au sujet des aides apportées au cinéma, elle va réussir à décrédibiliser le cinéma français, oui !
Niala01
Posted on septembre 10, 2004 at 01:25 AM in Actualité cinéma, Economie cinéma | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
31/08/2004
Cinéma et Marché - Le livre que je devrais lire

De Laurent Creton - 1997 - 21,85€, Armand Colin
Sujet :
Étude du rôle du marketing dans l’industrie cinématographique mondiale : les techniques et les méthodes, en analysant tout particulièrement la situation dans le cinéma français et européen.
Sommaire :
Création et développement du marché. Art, commerce et industrie. Champs culturels et rationalité économique. Cinéma, économie et capitalisme. Cinéma et mondialisation. Cinéma-monde et concurrence. Cinéma et télévision. Le marketing en question. Spectateurs et publics. L’exploitation en devenir.
L'auteur :
Laurent Creton est professeur à l'université de Paris III – Sorbonne Nouvelle et directeur de l'Institut de recherche sur le cinéma et l'audiovisuel (IRCAV). Il a écrit 7 livres, seul ou en collaboration. "Cinéma et Marché"
Posted on août 31, 2004 at 02:52 PM in Economie cinéma, Sites, Blogs et Lectures | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
30/08/2004
Les Studios Marseillais (2)
J'ai beaucoup de commentaires, de demandes et de messages sur mon article du 4 juin portant sur les Studios Marseillais. j'en remet donc une couche :

C'est depuis le 2 aout que des décors construits sur les 2 plus grands studios du Pôle Média de la Belle-de-Mai accueillent les intrigues de Plus belle la vie (ex Mistral Gagnant), dont le premier épisode sera diffusé tous les soirs à 20h15 sur France3, à partir de ...ce soir .
La Direction du pole ne cache pas son intention de complêter l'offre technique (déja certes composée des plateaux, mais aussi d'une bonne parte de la chaine de fabrication : Production et Diffusion) par l'adjonction d'une offre Post-Production. Des discussions semblent également en cours pour y accueillir la future chaine locale marseillaise. Enfin, n'est ce pas là-bas que vient de s'installer Action Synthèse, un studio d'animation 3D?.
Rappelons que 4 entreprises aux activités complémentaires composent « Les Studios de Marseille » : TSF, Les Films du Soleil, Image et Moliflex.
Autres infos et Contacts:
- ANPE spectacle Marseille > Sylvie Moreno – Tél. : 04 91 17 78 42
- Le groupe TSF
-Le groupe Image
- Moliflex
Niala01
crédit photo : Mairie de Marseille
Posted on août 30, 2004 at 02:45 PM in Actualité cinéma, Economie cinéma | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
28/08/2004
Les entrées France des salles de cinéma (7 premiers mois 2004) - Niala01
En se basant sur les chiffres du 1er semestre 2004 (rappel : 102,40 milllions de tickets vendus, +18,8% par rapport à 2003), on pouvait espérer atteindre dans nos rêves les plus fous d'exploitants les 200 millions de tickets vendus en 1 an (j'ai dit 180Millions en janvier, puis 192Millions en juin, je monte ainsi maintenant à combien ?), chiffres plus atteints depuis des temps immémoriaux ==> J'étais pas encore né et pourtant j'ai presque atteint l'âge d'être grand-père!!! (alors que je vais à nouveau être papa dans quelques jours, ;-).
En effet, après nous avoir vus empiler les entrées au cours d'un mois de juillet hallucinant (16,13 millions à comparer aux 10,11 millions de tickets vendus en 2003, soit +59,5%), le CNC indique que la progression en année glissante se porte maintenant à 14%, avec 196,35 millions de tickets.
Donc, 200 millions de spectateurs dans les salles de cinéma en France en 2004 ? On en reparle ...
Posted on août 28, 2004 at 12:42 AM in Economie cinéma, Exploitation | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
24/08/2004
Juste un lien pour le futur...
...J'en reparlerai !!!
Posted on août 24, 2004 at 04:20 PM in Economie cinéma, Evenements et Festivals, L'écriture au cinéma, Sites, Blogs et Lectures | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
14/08/2004
Plein les fouilles pour Marvel - Niala01
Marvel Comics perçoit entre 2 et 7% des recettes en salle d'un film dans lequel apparaît l'un de ses personnages, et entre 10 et 20% sur chaque DVD vendu).
Prenez les entrées monde de X-Men et X-Men 2, Blade et Blade 2, Spiderman et Spiderman 2, et de tous les autres personnages Marvel qui ont été, sont et seront adaptés au cinéma. Rajoutez l'énorme activité commerciale qui fait qu'à chaque nouveau film, les revenus issus du merchandising dépassent ceux des films. 20 000 articles sont licensiés dans le cas de Spiderman 2, mais les autres personnages ne sont pas moin: des jeux vidéo, des T-shirts, des jouets, des parcs d'attractions... C'est une vraie chaîne industrielle.
Et à chaque nouveau maillon, les caisses de Marvel Comic's se remplissent.
Voilà pourquoi Marvel (société moribonde il y a peu) continuera à faire adapter ses Comic's au cinéma. C'est de l'Or en barre !!!
Posted on août 14, 2004 at 02:58 AM in Bandes Dessinées/Dessins Animés, Economie cinéma | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
31/07/2004
Quel spectateur êtes-vous ?
Je reprend ici un questionnaire administré aux lecteurs de mon 1er blog, il y a plus d'un an. A l'époque, j'avais eu 21 réponses.
Vous pouvez développer toutes vos réponses.
Les réponses en italique entre parenthèses et en gras sont le résultat de mes constatations et du bilan 2003 du CNC (Centre National de la Cinématographie).
1) A l'occasion de quelle séance (quelle heure?) allez-vous le plus souvent au cinéma ?
- ...(Généralement à celle de 20h00)
2) En général, combien de fois allez-vous au cinéma ?
a] Plusieurs fois /semaine
b] 1 fois / semaine
c] Plusieurs fois / mois
d] 1 fois / mois
e] Moins d'1 fois / mois (5,4 entrées par an par spectateur)
3) En proportion, combien de fois au même cinéma ?
a] Plus d'1 fois / 2 (C'est moins vrai sur Paris/Ile de France, où la concurrence est plus rude)
b] 1 fois / 2
c] Moins d'1 fois / 2
4) Si vous avez répondu a] ou b] à la question précédente, Quels sont les éléments qui vous poussent à retourner dans votre cinéma favori ? (plusieurs réponses possibles)
a] La programmation
b] Les horaires
c] La VO
d] Les séances spéciales (avant-première, ...)
e] Le cadre
f] La qualité de l'accueil
g] La presse (avoir bonne presse est très important en province)
h] Le programme (dépliant avec horaires, films,...)
i] Le prix des places
j] L'emplacement du cinéma, sa proximité
Personnellement, je répondrai bien la totalité des points.
5) Vous êtes plutôt ?
a] Gaumont (Ca, c'est la réponse que j'espère)
b]Pathé
c] UGC
d] CGR
e] Utopia
f] MK2
g] Mégarama
h] Kinépolis
e] autres
6) Possédez-vous une carte d'abonnement ?
a] Oui
b] Non (mais les ventes de cartes - annuelles ou multi-entrées - sont en constante augmentation, et la réponse à cette question devrait être oui dans peu de temps)
7) Pour vous, allez voir un film au cinéma, c'est :
a] Une sortie culturelle
b] Une sortie en famille
c] Une sortie entre ami(e)s
e] Une sortie régulière, habituelle
8) Pour vous, une salle de cinéma est plutôt ?
a] Un lieu de détente
b] Un lieu de spectacle
c] Un lieu d'évasion
d] Un lieu de débat et d'échanges
e] Autres (C'est un peu de tout ça, je suppose)
9) Quels sont vos horaires préférés ?
a] En semaine
b] Le Week-End (entre 30% et parfois plus de 50% des entrées sont réalisées sur les 2 jours du W.E., suivant les cinémas)
10) Quels sont vos horaires préférés ? (2)
a] 1ère séance (Tarif réduit)
b] En journée (Hors 1ère séance)
c] En soirée (généralement en corrélation avec les réponses à la question 1)
11) Vous êtes :
a] Une femme
b] Un homme (50.6% des entrées alors que les hommes ne représentent que 48.4% de la population totale).
12) Quel âge avez-vous ?
a] <10 ans
b] 10/14 ans
c] 15/24 ans 1) (13.9% de la population pour 29.3% des entrées)
d] 25/34 ans 2) (14.1% de la population pour 16.5% des entrées)
e] 35/49 ans 2) (23% de lapopulation pour 20.5% des entrées)
f] 50/59 ans
g] > 60 ans
13) Où habitez-vous ?
- ... (35.2% des entrées totales sont réalisées dans les villes de + de 100.000 habitants hors Paris quand 28.1% des entrées sont réalisées sur l'agglomération de Paris. Il est facile d'en conclure que presque deux tiers des billets vendus le sont dans les grandes villes)
14) Comment vous rendez-vous au cinéma ?
a] A pied ou en 2 roues
b] Par les transports en commun
c] En voiture
d] Autres moyens
15) Si vous êtes venu(e)(s) en voiture, où stationnez-vous ?
a] Parking payant
b] Stationnement aérien payant
c] Parking gratuit du cinéma (lorsqu'il y en a)
d] N'importe où, pourvu que ce soit gratuit
16) Profession :
- ... (Sur 100 tickets de cinéma vendus en France, 39 sont achetés par des élèves / étudiants et 28 par les CSP+. Faites-vous partie de ceux-là ?)
Merci de votre attention,...et de votre participation ;-)
Niala01
Posted on juillet 31, 2004 at 02:50 AM in Economie cinéma | Permalink | Commentaires (4) | TrackBack
23/07/2004
F.A.Q (13) - Films en salles et en DVD : ordre de sortie - By Niala01
Bientôt la fin de mes courtes vacances. Et donc, retour en douceur sur Cinétribulations.
Aragorn, qui décidement est très curieux ( ;-) ) me fait parvenir une petite question au sujet de son post sur les DVD :
"Les cinémas francais, et les distributions, ne peuvent-il pas, sortir les films en salles plutot ? Car beaucoup de film sont deja sorti en DVD import lors de leur sortie en salles ... Cela fait perdre de l'argent a tout le monde...".
Ma réponse :
Les films peuvent bénéficier successivement de plusieurs fenêtres de diffusions: Ces fenêtres sont organisées comme suit pour le marché français...==>
- Sortie en salle de cinéma
- Vente sous forme de DVD ou de cassettes vidéos
- Location sous forme de DVD ou de cassettes vidéos
- Diffusion en paiement à la séance (pay per view)
- Ddiffusion sur une chaîne de télévision payante
- Diffusion sur une chaîne hertzienne gratuite
==> Les diffuseurs calculent l'ordre de parution sur chacun de ces circuits de façon à optimiser la rentabilité du film.
Pour les films étrangers diffusés en France, les diffuseurs (en particulier les Distributeurs) ne peuvent faire autrement que d'étaler les sorties par rapport à leurs espérances d'entrées (du blockbuster à la sortie technique), à leurs craintes concurentielles et à leur capacité de financement publicitaire.
Quoi qu'il en soit, pour empêcher le consommateur impatient d'acheter à l'étranger un film pas encore sorti en salles de cinéma ou en vidéo dans son pays d'origine, l'industrie du DVD a découpé la planète en 6 zones (une carte des différentes zones est disponible sur www.le-homecinema.com/faq-zone-dvd.php).
Un DVD d'une zone ne pouvant théoriquement pas être lu dans une autre zone, le problème soulevé par Aragorn dans son post ici ne tient pas;
En effet, le but est d'empêcher les consommateurs de commander un film aux Etats-Unis/Canada quelques mois avant sa sortie en france. Si je poursuis mon raisonnement, le "dézonnage" d'un lecteur de DVD est interdit et peut être assimilé à du piratage (tiens, je suis pas loin d'être un pirate, pas glop, pas glop !!).
Donc, ce qui fait perdre de l'argent a tout le monde, c'est pas les industriels, mais bien les consommateurs !! ==> quoi que, ;-).
Cependant, le piratage est un mal qui peut apparaître bien pire :
En effet, on commence à s'inquiéter à cause du Peer-to-Peer. Jusque là retardé par rapport à la musique par la lenteur des connexions Internet, le téléchargement des films connaît une croissance importante à mesure notamment que les connexions à haut-débit se généralisent.
Comme pour la musique avec le téléchargement payant, la solution pourrait venir d'une refonte totale du marché.
Le Centre National de la Cinématographie (CNC) publiait récemment un rapport alarmant sur le téléchargement de films sur Internet, révélant selon ses chiffres que 19% des internautes auraient déjà téléchargé des films sur Internet. Et le rapport de mettre en sous-titres : "Près de 3 millions de pirates en France". Selon le CNC, le pirate moyen téléchargerait 11 films par mois, ce qui fait au total 32 millions de films mensuellement téléchargés.
Loin de ces chiffres hallucinants, les propos de Michel Gomez, délégué général de l'ARP (AuteursRéalisateursProducteurs), semblent au contraire apaiser le jeu (in "Journal du Net", 22/07/2004):
"Honnêtement, je doute beaucoup de la fiabilité de ces chiffres. Quand je les lis, j'ai l'impression d'entendre les "spécialistes" qui arrivent à chiffrer l'économie souterraine mais, par définition, c'est impossible. Ces chiffres sont irréalistes, personnellement je suis incapable de faire la moindre estimation. Par contre, je remarque que le chiffre d'affaires de l'industrie n'en souffre pas vraiment. La fréquentation en salle continue d'augmenter, les audiences télévision sont bonnes, et la vente de DVD augmente moins vite, certes, mais cela est principalement dû à la maturation du marché. Le cinéma se porte bien."
Qui croire ? Que croire ? "Le piratage peut donc devenir rapidement dévastateur pour notre industrie, c'est pourquoi il faut réagir maintenant", précise le délégué général de l'ARP, "d'autant que les accès hauts débits sont en pleine explosion".
Selon MyNameIsFedo, un commentateur du site ratiatum (qui parle du Peer-to-Peer (P2P) au delà du téléchargement - c'est eux qui le disent) :
s'ils veulent contrer le piratage, il faut prendre les mesures suivantes:
> permettre le visionnage simultané des films au ciné et en vidéo (ça n'empêchera jamais les gens d'aller dans les salles!)
> proposer des prix de location en ligne attractifs (2 ou 3 euros max) pour une qualité correcte (voire un abonnement de 10 ou 15 euros pour de l'illimité)
> demander éventuellement une petite taxe sur les abonnements internet pour financer les films... (2 ou 3 euros max par mois)
> sortir les films de manière simultanée dans toutes les salles du monde! (quand je voie que le film "hellboy" est déjà dispo en qualité DVD et en version française dans l'underground depuis 2/3 mois alors que sa sortie française en salle n'est prévue qu'en août prochain... j'ai du mal à comprendre la stratégie des majors...)
A croire qu'ils se sont tous donnés le mot !! En tout cas, la recherche de solution est ouverte.
Tant que les salles de cinéma ne sont pas touchées...
Niala01
Posted on juillet 23, 2004 at 12:25 PM in Distribution, Economie cinéma, F.A.Q. - Courrier des Lecteurs, Piratage Audiovisuel | Permalink | Commentaires (3) | TrackBack
14/07/2004
Plus de 100 millions !!!
Je suis en vacances. Vous l'avez remarqué : je n'écris presque plus. C'est parce que je n'ai pas le loisir de le faire, ;-) . je passe mes loisirs en ... VACANCES.
Et c'est pas fini. Je ne reprendrai le collier qu'à la fin du mois. Je n'écrirai donc pas beaucoup. Seul Aragorn (je l'espère) écrira sans discontinuer. Ce qui ne m'empêche pas de me tenir au courant.
Une donnée économique importante doit donc vous être délivrée. Vous en avez certainement déja eu vent. Mais un petit rappel n'a jamais fait de mal et ça me fait plaisir :
- Avec 102.540.000 spectateurs dans les salles obscures au cours des six premiers mois, la fréquentation a augmenté (selon les chiffres publiés hier par la Fédération nationale des cinémas français):
=> De 19% au premier semestre 2004 par rapport au premier semestre 2003, qui fut «relativement faible» avec un peu plus de 86 millions,
=> De 8% par rapport au premier semestre 2002 (96.390.000 spectateurs), jugé déjà très bon.
- La Fête du cinéma a attiré 4,3 millions de spectateurs dans les salles entre les 27 et 29 juin, égalant son record d'affluence de 1999 et, dixit le communiqué de la FNCF, «a accompagné et amplifié cette envie des Français pour la sortie en salles». Il indique aussi que «le mouvement se poursuit sur le mois de juillet» et confirme que la Fête du cinéma est un «tremplin pour la saison d'été».
C'est peut-être grâce à ça (et donc à vous) que les salles de cinéma françaises (et donc celles où je travaille) arriveront à faire les 200 millions de tickets en 2004 ==> Oui, je sais, en été, je suis un incommensurable optimiste, LOL LOL LOL ;
Les esprits chagrins me diront qu'il n'y a plus Le Seigneur des Anneaux à la fin de l'année, encore moins un Harry Potter et que le Disney 2004 ne sera pas du niveau de Némo (en terme d'entrées), rappelez-vous ce que j'écrivais en janvier. Je prévoyais 180 millions d'entrées maximum... Je modifie donc mes pronostics et je monte à minima à 192 millions (car la liste serait longue des films sortant d'ici la fin de l'année et capables de vous faire venir en masse dans les salles).
A+ et bonnes vacances,
Niala01
Posted on juillet 14, 2004 at 11:44 PM in Actualité cinéma, Economie cinéma, Exploitation | Permalink | Commentaires (3) | TrackBack
21/06/2004
F.A.Q (11) - Au sujet des Bandes-Annonces - By Niala01
Reçu par courriel, La question de Aragorn :
"Je voulais savoir, au cinéma qui décide des Bandes Annonces que l'on voit avant le film ?
Et pourquoi au cinéma Wilson, il y en avais si peu ? (en moyenne 2)
Alors qu'a Labege, il y en as bcp plus (en moyenne 4-5)?
N'est il pas le principal moyen de faire revenir les gens ?"
Ma réponse :
Il y a 2 questions, donc 2 réponses.
1) Il existe un accord TACITE entre les Distributeurs et les Exploitants. En effet, un distributeur verrait d'un mauvais oeil que l'on ne passe pas la bande-annonce (qui est effectivement un formidable moyen de promotion, au même titre que l'affichage dans les halls) d'un de ses films dans un multiplexe qui doit passer le film lorsqu'il sortira. L'exploitant serait stupide, quand à lui, de ne passer que le strict minimum de bandes-annonces. In fine, c'est quand même l'Exploitant qui décide. Ce postulat de départ posé, il faut cependant tenir compte de plusieurs éléments:
- Du type de programmation du site, qui va conditionner le type de B.A..( Il y aura au choix plus de B.A. en Version Originale, plus de B.A. de films pour enfants, plus de B.A. de films "art et essais,...)
- Du type du film dans une salle particulière (Pour grossir le trait, imaginons la réaction d'une mère de famille emmenant ses enfants de 6 et 7 ans à Harry Potter voir devant le film une bande-annonce de L'Armée des morts).
- Enfin, du temps disponible pendant la séance, et c'est la réponse à ta deuxième question :
2) Comme tu l'as si bien remarqué, le nbre moyen de B.A. au Gaumont Wilson est bien inférieur à celui du Gaumont Labège. Et il en est de même entre tous les cinémas à "horaire fixe" et ceux à "horaires décalés".
Pourquoi?
Tout simplement parce que les séances étant rapprochées le plus possible sur les sites à "horaires décalés" (dans le but louable de rajouter une séance par rapport aux sites à "horaire fixe", de façon à augmenter l'offre), elles sont plus courtes. Et le seul élément de la 1ère partie (composée des B.A., de la Médiavision, des bandes promo internes et de l'entracte d'avant film) qui puisse être compressé est la partie bandes-annonces. CQFD. A contrario, dans les multiplexes à "horaire fixe", il peut être bon de rajouter des B.A. pour remplir le temps d'attente entre les séances, les inter-séances (temps variable entre chaque séance pendant lequel il n'y a rien sur l'écran) étant généralement beaucoup plus long que dans les sites à "horaires décalés".
Démonstration par l'exemple :
Prenons un film "a"
Durée du film : 105mn => 1h45
Horaires décalés :
Les Séances : 11:00 - 13:40 - 15:45 - 17:50 - 19:55 - 22:00
Début Film : 11:15 - 13:55 - 16:00 - 18:05 - 20:10 - 22:15
Fin du Film : 13:00 - 15:40 - 17:45 - 19:50 - 21:55 - 00:00
Inter-séance: 5 mn entre chaque séance à partir de la deuxième.
Horaires fixes : généralement ==> 11h/14h/16h45/19h30/22h15
Les Séances : 11:00 - 14:00 - 16:45 - 19:30 - 22:15
Début Film : 11:15 - 14:25 - 17:10 - 19:55 - 22:35
Fin du Film : 13:00 - 16h05 - 18:55 - 21:40 - 00:20
Inter-séance: de 35 à 40 mn entre chaque séance à partir de la deuxième.
Explications :
Comme on peut le voir dans l'exemple ci-dessus, il est difficile d'augmenter le temps dévolu aux bandes-annonces si les horaires sont décalés les uns par rapport aux autres. En effet, l'inter-séance n'est déja que de 5 minutes. A contrario, dans le cas d'un horaire fixe quelquesoit le durée des films, la durée de la première partie du film n'est éventuellement conditionnée que par le nombre de bandes-annonces que l'on détient (j'exagère, trop de B.A. tuant les B.A., on dépasse rarement les 5).
Dans ce cas, pourquoi ne pas passer en "horaire fixe" partout ? Pour reprendre mon exemple et mes propos, on remarque une différence fondamentale entre les 2 horaires. L'horaire fixe diminue le nombre de séances proposées au public : dans le cas d'un film de 1h45, l'écart est de 1 séance, mais cet écart peut aller jusqu'à 2 dans le cas des films les plus courts.
Oui, mais alors : pourquoi ne pas passer en "horaires décalés" partout ? Ce qui est vrai et primordial dans les cinémas de centre ville (proposer le plus de séances possibles en tenant compte des contraintes de déplacement de la clientèle) ne l'est pas forcément pour les multiplexes de banlieue (qui bénéficient de vastes halls et de grands parkings en plus de grandes salles) : tout y est grand. Le but du jeu dans ce cas là étant de fidéliser la clientèle qui sait à quelle heure elle doit être là pour voir le "blockbuster" de la semaine ou le "film familial" du mois. C'est certes un peu réducteur, mais les benchmarks* sont là pour nous le confirmer...
Conclusions :
- Le passage d'une B.A. dans une salle de cinéma pour la promotion d'un film est très important, mais il n'est pas le seul. Les distributeurs le savent bien, eux qui emploient toutes les méthodes pour promouvoir leurs films (et ils ont bien raison, et les exploitants les en remercient et patati et patata).
- Le type même d'exploitation à "horaire fixe" est amené à disparaitre. Cf le Gaumont Aquaboulevard à Paris (passé aux horaires décalés en 2002 après 4 années en horaire fixe) et le Gaumont Labège à Toulouse (qui commence à distiller différents horaires suivant la durée du film à partir de la semaine 26 - du 23 au 29 juin 2004).
En aparté, et pour réagir à cet article d'Aragorn sur le passage des B.A. à la télévision, je ne pense définitivement pas que le passage des B.A. dans les salles soit l'élément primordial. Il n'est qu'un des éléments de promotion des films. Ouvrir la publicité télévisuelle aux films, c'est favoriser une filmographie qui a les moyens au détriment des petits films. J'aimerais bien développer, mais j'ai plus le temps, il faut que je parte au boulot, ;-).
*Définition de "benchmark" :
Mot signifiant à l'origine repère, point de référence, et dont l'usage s'est largement répandu dans les milieux aussi bien techniques qu'économiques. En résumé, effectuer un benchmark implique une évaluation de performances et une comparaison à un univers de concurrence. Ainsi en informatique, le benchmark revient à effectuer un test pour évaluer et comparer les performances d'un système (logiciel et matériel) à celles d'autres systèmes. De même en économie, un benchmark consistera à évaluer les performances d'une entreprise et à les comparer à celles d'entités du même secteur ou de même taille. Enfin, dans l'exploitation, ensemble d'outils nous permettant d'analyser notre zone concurentielle, liée aux autres études (quali/quanti et tutti quanti, LOL).
Posted on juin 21, 2004 at 02:15 PM in Economie cinéma, F.A.Q. - Courrier des Lecteurs | Permalink | Commentaires (2) | TrackBack
19/06/2004
Le Retour du Peplum...
Nous sommes en 1999. A Hollywood, on rit sous cape. Ridley Scott vient d’entamer le tournage de son prochain film. Une catastrophe, de l’avis de tous. Mais quelle mouche a piqué le réalisateur d’Alien et de Blade Runner pour qu’il se décide à filmer ça? “Ça”, c’est-à-dire,Gladiator, un péplum. Des stars en toge et sandalettes à l’aube du troisième millénaire? Une drôle d’idée, assurément...
Coup de théâtre. Malgré l’absence de vedettes à son générique – qui connaissait Russel Crowe, avant 1999? –, “la drôle d’idée” engrange des millions d'entrées au box office mondial. A Hollywood, on rit maintenant jaune. Quarante ans après sa mort officielle, le péplum vient de renaître de ses cendres (souvenez-vous de Ben-Hur).
Et le public suit! Sorti il y a quelques semaines, Troie s’avère un franc succès. En dépit d’une critique mitigée et d’une concurrence redoutable (Kill Bill vol. 2, Le jour d’après et le troisième Harry Potter).
Du coup, les majors veulent leur part du gateau. Les nombreux projets annoncés, dont un Alexandre le Grand par Oliver Stone et la suite très attendue de Gladiator, montrent qu’Hollywood est bien décidé à exploiter le filon gréco-romain jusqu’à son épuisement.
Niala01 avec Emmanuel Cuénod (Tribune de Genève)
Posted on juin 19, 2004 at 11:47 PM in Actualité cinéma, Economie cinéma, Histoire(s) du cinéma | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
16/06/2004
Shrek 2 contre le reste du B.O. - By Niala01
Vite fait en passant pour bien vous faire comprendre l'impact impressionnant du film :
Avec 346,5 millions de dollars de recettes totalisés en 25 jours d'exploitation, il dépasse les 339,8 millions de dollars engrengés par Le Monde de Nemo sur toute sa carrière.
Ce film d'animation est le 9ème plus gros succès de l'histoire du cinéma (en moins d'un mois, !!!) aux Etats-Unis, tous genres confondus, et devrait aisément dépasser au moins 3 des films qui sont devant lui (Jurassic Park, La Passion du Christ, Le Retour du Roi) au Box-Office.
Pour rappel, le classement est celui-ci:
1. Titanic (1997) $600,779,824
2. Star Wars (1977) $460,935,665
3. E.T. the Extra-Terrestrial (1982) $434,949,459
4. Star Wars: Episode I - The Phantom Menace (1999) $431,065,444
5. Spider-Man (2002) $403,706,375
6. Lord of the Rings: The Return of the King, The (2003) $377,019,252
7. Passion of the Christ, The (2004) $370,025,697
8. Jurassic Park (1993) $356,784,000
9. Shrek 2 (2004) $356,211,000
10. Lord of the Rings: The Two Towers, The (2002) $340,478,898
11. Finding Nemo (2003) $339,714,367
12. Forrest Gump (1994) $329,691,196
13. Lion King, The (1994) $328,423,001
14. Harry Potter and the Sorcerer's Stone (2001) $317,557,891
15. Lord of the Rings: The Fellowship of the Ring, The (2001) $313,837,577
16. Star Wars: Episode II - Attack of the Clones (2002) $310,675,583
17. Star Wars: Episode VI - Return of the Jedi (1983) $309,125,409
18. Independence Day (1996) $306,124,059
19. Pirates of the Caribbean: The Curse of the Black Pearl (2003) $305,411,224
20. Sixth Sense, The (1999) $293,501,675
21. Star Wars: Episode V - The Empire Strikes Back (1980) $290,158,751
22. Home Alone (1990) $285,761,243
23. Matrix Reloaded, The (2003) $281,492,479
24. Shrek (2001) $267,652,016
25. Harry Potter and the Chamber of Secrets (2002) $261,970,615
26. How the Grinch Stole Christmas (2000) $260,031,035
27. Jaws (1975) $260,000,000
28. Monsters, Inc. (2001) $255,870,172
29. Batman (1989) $251,188,924
30. Men in Black (1997) $250,147,615
31. Toy Story 2 (1999) $245,823,397
32. Bruce Almighty (2003) $242,589,580
33. Raiders of the Lost Ark (1981) $242,374,454
34. Twister (1996) $241,700,000
35. My Big Fat Greek Wedding (2002) $241,437,427
36. Ghost Busters (1984) $238,600,000
37. Beverly Hills Cop (1984) $234,760,500
38. Cast Away (2000) $233,630,478
39. Lost World: Jurassic Park, The (1997) $229,074,524
40. Signs (2002) $227,965,690
41. Rush Hour 2 (2001) $226,138,454
42. Mrs. Doubtfire (1993) $219,200,000
43. Ghost (1990) $217,631,306
44. Aladdin (1992) $217,350,219
45. Saving Private Ryan (1998) $216,119,491
46. Mission: Impossible II (2000) $215,397,307
47. X2 (2003) $214,948,780
48. Austin Powers in Goldmember (2002) $213,079,163
49. Back to the Future (1985) $210,609,762
50. Austin Powers: The Spy Who Shagged Me (1999) $205,399,422
Bonne nuit,
Niala01
Posted on juin 16, 2004 at 12:05 AM in Economie cinéma, Exploitation | Permalink | Commentaires (6) | TrackBack
15/06/2004
Des images dans le biberon - By Niala01
Je suis toujours très sensible à tout ce qui est fait en faveur des enfants en bas-âge.
Par le monde du cinéma s'entend. Je laisse le coté "Oeuvres Sociales" aux spécialistes, je donne mais n'organise pas. Mais, je m'égare.
Revenons-en à mon sujet du soir. Qui est beaucoup moins altruiste.
Le jeune (très jeune) client d'aujourd'hui est le jeune adulte de demain. Donc, le client recherché de demain (et d'après-demain, quand il fera des enfants à son tour, qui seront des jeunes (très jeunes) clients de demain (et d'après demain, quand...à l'infini)). C'est donc aujourd'hui qu'il faut le choyer.
C'est la raison pour laquelle je salue, dès que j'en ai connaissance, les initiatives en direction de nos tout jeunes spectateurs. Rappelez-vous.
Tout ça pour en arriver à un festival. Pour la peine, je vous en parle dans le post suivant, na !!!
Niala01
Posted on juin 15, 2004 at 11:17 PM in Economie cinéma | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
09/06/2004
HP3 n'est pas un apprenti-sorcier !!!
A film attendu, résultats attendus (mais ça fait toujours plaisir!!)
"Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban" s'impose, sans difficultés, dans les classements du monde entier. Aux Etats-Unis et au Canada, où il est projeté depuis vendredi, ce troisième épisode des aventures de l'apprenti sorcier a déjà rapporté 93,7 millions de dollars. C'est le meilleur démarrage d'un Harry Potter sur le continent nord-américain (90 M$ pour le premier volet et 88 M$ pour le deuxième) mais aussi le troisième meilleur démarrage de tous les temps derrière "Spider-man" et "Shrek 2".
En France, en cinq jours, HP a déjà séduit 2.207.649 spectateurs. A titre de comparaison, les deux premiers films, sortis en décembre 2001 et 2002, avaient respectivement attiré sur une semaine pleine 2.316.734 et 2.728.766 fans.
"Le Prisonnier d'Azkaban" devrait terminer sa première semaine d'exploitation pile entre les deux, aux alentours des 2,5 millions d'entrées. Sans grance concurrence jusqu'au 23 juin (Shrek 2), la carrière de ce troisième épisode promet d'être extrêmement fructueuse grâce notamment à la Fête du cinéma fin juin.
Posted on juin 9, 2004 at 12:35 AM in Actualité cinéma, Economie cinéma, Exploitation | Permalink | Commentaires (4) | TrackBack
22/05/2004
Un nouveau cinéma à Kaboul
Demain, le ministre Français de la Culture, Renaud Donnedieu de Vabres, inaugurera, à Kaboul, le cinéma Ariana, reconstruit par la France. A l'origine de cette initiative, Bernard-Henri Lévy et le chef d'entreprise Hugues Dewavrin, l'un des cofondateurs de l'association Un cinéma pour Kaboul, suivis par Claude Lelouch, Patrice Chéreau, Jacques Perrin, Danis Tanovic, Danièle Thomson et l'ARP.
Cela faisait plus de dix ans que cette salle était fermée. Les talibans l'avaient saccagée. C'est la première fois que s'ouvre une salle à vocation culturelle de cette dimension (595 fauteuils pour un écran de 11,50m de base).

Quel programmation pour ce cinéma ? : Il existe des films parfaitement consensuels qui seront acceptés sans problème. Par exemple ? « Astérix et Obélix contre César » a déjà été projeté le 8 mai en avant-première. Il parait même qu'il y avait des femmes dévoilées dans la salle.
Donc, pour une fois, bravo à la France !
Posted on mai 22, 2004 at 01:25 AM in Economie cinéma | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
Télévision et Cinéma : l'une peut-elle ne plus parler de l'autre?
Michel Field l'avait annoncé il y a quelques semaines: "Si les audiences de "Comme au cinéma spéciale Cannes" ne sont pas bonnes, j'arrête l'émission".
Faut-il alors craindre la disparition de l'émission consacrée à l'actualité cinématographique de France 2 ?
La seule émission véritablement consacrée au cinéma va t-elle passer à la trappe?
Niala01
Posted on mai 22, 2004 at 01:04 AM in Economie cinéma | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
13/05/2004
Non au DVD jetable ?
Via Bellefaye en ligne :
L’ARP (Société des Auteurs Réalisateurs Producteurs), la SACD (Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques), la SRF (Société des Réalisateurs de Films) disent NON à la grande braderie des œuvres cinématographiques et audiovisuelles par les éditeurs vidéographiques.
Depuis quelques mois se multiplient les opérations de promotion utilisant les œuvres cinématographiques et audiovisuelles, contrairement à leur destination dans le seul but de faire valoir des campagnes de promotion de produits et services commerciaux n’ayant aucun lien avec la création.
Si les opérations associant les éditeurs de presse quotidienne peuvent, à condition d’être limitées dans le temps et non renouvelées, être tolérées compte tenu du soutien de ce média aux activités culturelles, il est inadmissible que les œuvres cinématographiques et audiovisuelles soient associées, hors de tout contrôle des auteurs, à des produits et à des marques qui utilisent leur notoriété à des fins commerciales.
Compte tenu de la multiplication de ce type d’opérations, il ne faudra pas attendre longtemps pour trouver des DVD dans les barils de lessive, de même que sont désormais commercialisés des DVD jetables après usage.
Les sociétés représentant les auteurs ne peuvent accepter ces opérations qui bafouent le travail, les droits moraux et patrimoniaux des créateurs. Elles les jugent particulièrement inadmissibles dans notre pays qui a toujours mis en avant le nécessaire respect de la propriété littéraire et artistique..[..]
Posted on mai 13, 2004 at 12:16 AM in Economie cinéma | Permalink | Commentaires (2) | TrackBack
09/05/2004
La cité du cinéma de Luc Besson (3)
rappel : La cité du cinéma de Luc Besson (1) et (2)
Troisième épisode via le Figaro en ligne d'aujourd'hui (extraits):
"C'est une ancienne centrale thermique EDF des années trente. Immense, tout en béton de couleur ocre, elle trône dans le quartier Pleyel à Saint-Denis, en bordure de la Seine, non loin de l'A86. Dans ce bel espace, le cinéaste Luc Besson a l'intention d'installer la Cité du cinéma, que certains appellent déjà «Hollywood-sur-Seine». ...
...«Le cinéma français, très dynamique, ne possède pas en France de studios comparables à Pinewood, en Grande-Bretagne, ou à Cinecitta, en Italie. Notre objectif : mettre en place des installations structurantes pour le cinéma national et international et maintenir les productions en France. Un tiers des films se délocalisent pour se tourner à l'étranger», explique Geneviève Salinier, chargée du projet chez EuropaCorp, la société de Luc Besson...
...La Cité du cinéma est donc un projet culturel et industriel, ouvert à tous les types de production, retenu sur la liste des 50 projets engagés par le comité interministériel d'aménagement et de développement du territoire...
...«Projet d'envergure, la Cité du cinéma, va dans un premier temps, se développer sur cinq hectares. Le permis de construire va être déposé en juillet ou en septembre, pour une ouverture début 2007», précise Geneviève Salinier. Au programme, 10 studios de tournage, 20 salles de montage, des bureaux pour les sociétés de production, une salle de 1 000 places pour projeter les films en avant-première, un restaurant de 1 000 couverts. Le projet est soutenu par la profession. «Nous ne sommes pas inquiets pour sa réalisation», affirme encore Geneviève Salinier.
Le coût devrait se situer entre 80 et 120 millions d'euros. «Sur un investissement de 100 millions d'euros, le chiffre d'affaires prévu est de 10 millions et le résultat de 1 million», ajoute la responsable du projet, qui précise que le but n'est pas le profit (?) mais le soutien au cinéma français et européen.
«Il existe une véritable dynamique de l'audiovisuel dans le département. On recense en Seine-Saint-Denis 1 100 entreprises du secteur et 7 700 emplois, sans oublier 3 000 emplois d'intermittents du spectacle», explique Nathalie Verdeille, chargée de la filière images au conseil général. Une filière qui va de la formation, avec l'école Louis-Lumière à Noisy-le-Grand, à la postproduction, en passant par les prestataires techniques (450 sociétés de location et de montage de matériels).
On dénombre en Seine-Saint-Denis pas moins de 500 entreprises dans la création d'images, dont Ubisoft, le numéro un français du jeu vidéo, à Montreuil, mais aussi quantité de petites entreprises, dont certaines très dynamiques comme Attitude Studio, qui a conçu les premiers personnages virtuels tels que Solal, concurrente de Lara Croft.
C'est à la Plaine-Saint-Denis que sont tournés la plupart des jeux et des reality shows. Euromedia est devenu le premier studio de tournage en France. On compte ici 100 entreprises de diffusion et de distribution, parmi lesquelles AB, RTL9 ou JLA Productions (Navarro et L'Instit), et 50 entreprises de fabrication de matériel.
Ces industries audiovisuelles sont soutenues par le département à travers un «plan stratégique pour la filière image» et par une commission locale du film, destinée à favoriser les tournages en Seine-Saint-Denis. Cette commission dispose d'une base de données sur les sites de tournage, d'un répertoire de professionnels, et propose une assistance pour l'obtention des autorisations de tournage. Bref, pour attirer stars et paillettes, le conseil général et son président communiste déroulent le tapis rouge."
Pour finir, ça n'a aucun rapport avec le cinéma ou le reste de l'article, mais cette cité est quand même exceptionnelle. En peu de temps, tout ce que la France compte de bords politiques aura essayé de se la récupérer : c'est grace à nous, c'est grace à eux...
Décidement Besson, il est très fort, ;-)
Niala01
Posted on mai 9, 2004 at 12:27 AM in Actualité cinéma, Economie cinéma | Permalink | Commentaires (3) | TrackBack
07/05/2004
Combien gagnent les stars du cinéma ?
L'Argus de la gloire ! Combien gagnent les stars du cinéma ? Depuis toujours, le classement est top secret, aussi jalousement gardé qu'un trésor aztèque au fond d'un coffre-fort suisse. Et pourtant, cette année, Le Point nous délivre en exclusivité le montant de leurs gains par film (auteurs, réalisateurs, comédiens):
- Jean-Jacques Annaud, 3 millions de dollars pour « Deux frères »,
- Francis Veber, 2,5 millions d'€ pour « Tais-toi ! »,
- Gérard Depardieu, 55 ans, 2 millions d'€ dans « Tais-toi ! »,
- Audrey Tautou, 25 ans, 1 million d'€ dans un film français, en l'occurrence « Un long dimanche de fiançailles », le prochain long-métrage de Jean-Pierre Jeunet.
- Jean Reno (55 ans), 1,6 million €.
- Benoît Poelvoorde, 39 ans, 950.000€,
- José Garcia, 38 ans, 700.000€
- Jamel Debbouze, 28 ans, . Avec un petit coup de chance, dans « Astérix : Mission Cléopâtre », ce dernier se propulse au-dessus des 2,2 millions d'euros, dont 875 000 euros dus à un intéressement judicieux.
- Michaël Youn, 20 % sur les recettes des « Onze commandements » et un petit cachet de 44 545 euros).
- Gérard Jugnot se rémunère via sa société (Arturo Films, 10 % des recettes des « Choristes »).
- Michel Blanc (708 886 euros dans « Embrassez qui vous voudrez », et 13,5 % des recettes),
- Alain Chabat, en cumulant les casquettes dans « RRRrrrr ! ! ! » (qu'il coproduit avec les Robins des bois), l'ex-Nul empile les rémunérations : 555 000 de salaire de producteur, 457 300 euros en tant qu'auteur-réalisateur.
- Alain Delon, 68 ans, et Jean-Paul Belmondo, 71 ans, ont terminé leur carrière au coude à coude sur un échec bien payé (823 225 euros pour chacun dans « Une chance sur deux »)
- Michel Serrault, 76 ans, fait de la résistance (670 000 euros)
- Philippe Noiret, 73 ans (312 577 euros),
- Jean Rochefort, 74 ans (205 805 euros).
Chez les actrices :
- Juliette Binoche (autour de 800 000 euros lorsqu'elle tourne en France, et bien plus aux Etats-Unis).
- Vanessa Paradis, Sophie Marceau et Audrey Tautou boxent à peu près dans la même catégorie.
- Catherine Deneuve et Isabelle Huppert sont engagées dans un mano a mano (environ 460 000 euros)
- Emmanuelle Béart, Nathalie Baye et Carole Bouquet (qui applique le même tarif, quel que soit le film : 228 673 euros, sans l'intéressement).
Eléments exceptionnels (in © le point 06/05/04 - N°1651 - Page 86 ) :
Dans « Tais-toi ! » et dans « RRRrrrr ! ! ! », le contrat de Gérard Depardieu stipulait qu'en cas de dépassement l'acteur percevrait 13 720,40 euros par journée supplémentaire. Le tournage de « Tais-toi ! » ayant débordé de six semaines le planning prévu, ce sont ainsi 576 250 euros qui sont tombés dans son escarcelle, tandis que son partenaire Jean Reno se « contentait » d'un rab de 287 364 euros.
Les clauses de dépassement atteignent parfois des sommets extravagants... La charmante Juliette Binoche détient le record de la catégorie dans « Code inconnu » : 36 588 euros par jour ! Gérard Depardieu, pourtant gourmand, ne parvient pas à faire mieux : 25 408 euros par jour dans « Vidocq », 22 868 euros dans « Nathalie X ». Presque aussi précieux, le temps de Carole Bouquet, avec 14 290 euros par « jour sup' » dans « Feux rouges ». Suivent, à 13 720 euros par jour, Michel Serrault (« Albert est méchant »), puis à 11 433 euros, ex aequo, Christian Clavier (« Astérix 2 »), Catherine Deneuve (« 8 femmes »), Jean-Pierre Bacri (« Kennedy et moi »), Fabrice Luchini (« Confidences trop intimes »)... Avec de tels tarifs, les stars auraient intérêt à lambiner...
Y a pas à dire, ça paye bien le cinéma,
Niala01
En complément, tableau *.pdf de l'hebdomadaire Le Point sur la rémunération des comédiens Français.
Posted on mai 7, 2004 at 11:39 PM in Economie cinéma | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
02/05/2004
Distribution des films - Un billard de plus en plus risqué
Voici le lien d'un article très intéressant dont le sujet concerne ce que je dis souvent : On sort trop de films chaque semaine dans les salles de cinéma en France. Merci au journal LIBERATION et à Antoine BAECQUE.
Posted on mai 2, 2004 at 05:00 PM in Economie cinéma | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
09/04/2004
Adieu ...GTC
Au début du siècle, Charles Pathé commercialise les fameux appareils Pathé Rural et Pathé-Baby et projette dans les salles son Pathé-Journal hebdomadaire. En 1920, il se sépare de ses studios, de la production de films et de l'exploitation des salles Pathé qui deviennent Pathé Consortium Cinéma. En 1929, il vend Pathé Cinéma à Bernard Natan qui rachète également Pathé Consortium Cinéma ainsi que la Société Cinéromans qui était logée, avenue Wilson, dans les tout premiers studios de Joinville-le-Pont.
L'entre-deux guerres (1918-1938) est marqué par le développement du cinéma sonore et parlant. Pourtant, les studios Pathé ne sont pas équipés. Aussi, les réalisateurs français tournent leurs films sonores à Londres ("Les trois masques" en 1929). En décembre 1929, grâce à Bernard Natan, les studios de Joinville sont enfin dotés des équipements nécessaires et le premier film sonore français de Pathé-Natan est " Chiqué " de Pierre Colombier. Joinville devint une des capitales du 7ème art. Des grands réalisateurs, nos classiques français - Jean Renoir, Julien Duvivier, René Clair, Marcel Carné, Jacques Becker, etc... - y tournent bon nombre de leurs chefs-d'oeuvre : " La Règle du Jeu", "La Belle Equipe", "Pépé le Moko", "A nous la Liberté", "Casque d'or", etc... Les grands artistes comme Jean Gabin, Gaby Morlay, Charles Vanel ou Renée Saint-Cyr sont engagés à l'année.
1939 marque la faillite de l'entreprise Natan qui est reprise par le financier Fournier en 1943 sous le nom de Société Nouvelle Pathé Cinéma. C'est l'époque des grands films de Marcel Carné : "Les Enfants du Paradis", "Les Portes de la Nuit", "Quai des Brumes", "Les Visiteurs du Soir"... En 1945, l'entreprise Thomson achète la guinguette "Elysée Palace", y installe un laboratoire de traitement Thomsoncolor où sont produits "Jour de Fête" et "Les Vacances de Monsieur Hulot" de Jacques Tati. Ce site devient par la suite le laboratoire pharmaceutique Stallergène. Cet environnement de laboratoires et de technologie avancée fut propice à la création des "Studios de Joinville".
Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, s'amorce un lent déclin des studios français. Les réalisateurs "nouvelle vague" les désertent au profit du tournage en décor réel. Les sociétés Gaumont et Société Nouvelle Pathé Cinéma s'associent en 1947 en créant deux filiales distinctes : "Franstudios" (avec Joinville, Saint-Maurice, Francoeur et Pagnol) et les "Laboratoires GTC".
En 1955, Marc Allegret tourne à Joinville "Futures Vedettes", le premier film de Brigitte Bardot. L'O.R.T.F puis la S.F.P. deviennent les locataires des Studios de Joinville. Vers 1956, Technicolor s'installe pendant quelques années sur le site actuellement occupé par GTC ( quai Gabriel Péri) pour tirer les films Hollywood en couleurs.
Mais les "Studios" ferment en 1985 pour s'installer à Bry-sur-Marne. Aujourd'hui, des entreprises d'un haut niveau technologique perpétuent sur le site cette tradition cinématographique, dont GTC.
Ce fameux laboratoire G.T.C., a déposé le bilan vendredi dernier.
G.T.C. était considéré comme une entreprise d'un haut niveau technologique (elle avait développé, depuis quelques années, un département numérique performant) tout en s'inscrivant dans la tradition cinématographique française, à l'image des prestigieux Laboratoires Eclair.
Une preuve de plus que la crise du cinéma français existe...
Ecrit avec l'aide de dvdtoile.com et la mairie de Joinville-le-Pont
Posted on avril 9, 2004 at 01:00 AM in Anecdotes cinéma, Economie cinéma | Permalink | Commentaires (2) | TrackBack
07/04/2004
Où l'on reparle du problème de la Distribution
Quand Patrick Le Lay (via AFP) dit que "Il est clair que si Canal+ et France Télévisions obtenaient 'un assouplissement des conditions de diffusion des films cinéma à la télévision', le groupe TF1 aurait le même régime. Mais je ne suis pas sûr que cela serait une bonne évolution pour le cinéma français", il n'a pas tout à fait tort.
Pourquoi ? Parce que "Le film de cinéma est un produit de très grande qualité, mais il figure de moins en moins dans le palmarès des meilleures audiences de la télévision. Or, à partir du moment où les audiences baissent, c'est la valeur du produit lui-même qui baisse. Et c'est sans doute une évolution qui pourrait conduire les chaînes à le diffuser de moins en moins".
Hors, il apparait clairement "que les professionnels du cinéma ne vont pas dans le bons sens quand ils acceptent d'accroître la distribution d'un produit qui ne cesse de se dévaloriser. Ce n'est pas en galvaudant le cinéma que l'on pourra améliorer les choses", a-t-il poursuivi. CQFD (je vous ramène sur d'anciens articles sur le trop plein de copies en salles du 31 janvier - Programmation de Fév. 2004- et 22 février 2004 - Trop de films tue le film ? - où la problématique est la même).
Posted on avril 7, 2004 at 12:22 AM in Distribution, Economie cinéma | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
06/04/2004
Les Studios Marseillais
Alors que Luc Besson (en pleine tournée promotionnelle pour Ong Bak que sa société EuropaCorp distribue) a toujours dans ses cartons l'ouverture de sa cité du cinéma, il a peut-être malencontreusement donné des idées à certains décideurs en venant tourner ses Taxis à Marseille !
Effectivement (via l'AFP), le groupe TSF, Les Films du Soleil (locataires de matériel) et le groupe Image (post-production) pilotent une toute nouvelle structure qui compte trois plateaux de tournage de 1.000 m2, 800 m2 et 350 m2 sur Marseille.
Depuis quelques jours, les studios accueillent les décors de leur premier client, France 3, pour le tournage d'une série TV de 260 épisodes "Mistral gagnant" (titre provisoire) qui doit assurer une année de fonctionnement des principaux plateaux. La fiction doit être tournée à 80% en plateaux avec 90% de personnel local (comédiens, techniciens).
En cas de succès, le tournage de 520, voire de 780 épisodes est envisagé et les responsables des studios imaginent déjà une extension sur un autre site marseillais "pour ne pas bloquer des projets cinématographiques".
"Nous offrons aux professionnels des plateaux de tournages comparables, voire supérieurs, à ceux de Paris, situés à 3 heures de la capitale et à proximité de sites remarquables", résume Thierry de Ségonzac, PDG du groupe TSF actionnaire principal des studios.
"Dans un premier temps, nous pensons accueillir des productions parisiennes mais notre démarche prendra tout son sens si nous arrivons à retenir des productions françaises qui se délocalisent (Belgique, Allemagne, Pays de l'Est...), à attirer des projets européens, voire américains", a-t-il ajouté.
Pour l'heure, grâce à ses décors naturels, Marseille et sa région concentrent 11% du marché national des tournages, en deuxième position derrière l'Ile-de-France (75% du marché), explique Jean Cressant, un des concepteurs du pôle média qui intègre les studios.
Actuellement, La région offre aux producteurs des conditions de tournage en extérieur exceptionnelles (beau temps, lumière, décors naturels) et une forte concentration de professionnels qualifiés (400 sociétés et plus de 4.500 intermittents du spectacle).
Posted on avril 6, 2004 at 05:52 PM in Actualité cinéma, Economie cinéma | Permalink | Commentaires (5) | TrackBack
Gaumont n'est pas seul favori à Rennes
Gaumont essaye d'installer un multiplexe sur Rennes depuis de très nombreuses années, pour remplacer ses salles existantes. Pour diverses raisons "techniques", ça n'a jamais pu se faire. Mais je pense que l'on touche au but.
En effet, le dossier du complexe cinéma de centre-ville passera en conseil municipal le 19 avril. On saura alors lequel des quatre projets en lice est retenu.
Parmi les favoris, on retrouve donc Gaumont (groupe Europalaces) et un outsider : la société savoyarde Ciné-Alpes qui vient d'emporter le marché du multiplexe brestois.
Les deux autres projets sont soutenus par la Soredic, régionale de l'étape : un premier n'engageant qu'elle et un second où la Foncière Duval est également partie prenante.
Réponse ici même dès le lendemain...
Posted on avril 6, 2004 at 01:04 AM in Economie cinéma, Exploitation | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
BD et CINEMA
Alain Chabat a battu des records d'entrées avec son Astérix (le premier n'avait pas démérité mais bon, il n'en reste pas grand chose).
Alain Berberian finit son Enquête Corse daprès la bande déssinée de Pétillon (sortie le 18 aout 2004).
Philippe Haïm tourne La vraie vie des Dalton, daprès la série Lucky Luke (sortie le 8 décembre 2004).
Patrick Braoudé prépare son Iznogood (avec un casting, whaouuuuuuuuuuuuuuuuu !!!: Michaël Youn, Jacques Villeret, Eric et Ramsy, Magloire, Franck Dubosc, Bernard Farcy). Début du tournage le 20 avril au Maroc pour 15 semaines.
Les productions françaises misent de plus en plus sur les personnages de bandes dessinées pour leurs scénarios.
Sans parler du Nouveau Jean-Claude ou d'Immortel, réalisés par leurs auteurs-dessinateurs, d'autres projets tendent à renforcer cette impression. Ainsi devrions-nous retrouver dans les salles de cinéma dans quelques mois :
- Les Pieds Nickelés daprès Forton et Pellos chez 55 Production sur un scénario des Guignols de linfo
- Le démon de midi de Florence Cestac avec Michèle Bernier qui la aussi joué sur scène
- La marque jaune (Blake et Mortimer) chez Téléma
- Diabolik, comics italien développé par le jeune producteur Laurent Soregaroli
- Le lièvre de mars de Cothias et Parras chez Alicéléo
- Neige de Gine et Convard, adapté entre autres par Didier Convard chez Nord-Ouest Production
- Le triangle secret, du même Convard chez les Films de la Suane
- BlackSad chez La Petite Reine
- Valérian chez EuropaCorp
D'autres part, il existe quelques BD qui suscitent lintérêt ou qui devrait le susciter :
- Spirou et Fantasio
- Thorgal
- Les tuniques bleues
- Yoko Tsuno
- Le retour à la terre de Larsenet et Ferry
- Le combat ordinaire (prix du meilleur album au dernier Festival dAngoulême) du même Larsenet
- La série des Lapinot de Lewis Trondheim
- Le 3e testament de Dorison et Alice.
Selon LeFilmFrançais, par cet intérêt récent (?), les producteurs Français, à l'instar des Américains, semblent vouloir s'approprier la notoriété de personnages et d'univers déja existants.
Pourtant apparaissent déja des signes inquiétants : Michel Vaillant et Blueberry, pourtant tous deux formatés pour l'international, n'ont pas faits de miracles en France.
Sur Actuabd.com, Didier Pasamonik, spécialiste du secteur (cf. BD & Cinéma : les premières inquiétudes) a développé le sujet (dec 2003).
Alors, la bande dessinée au cinéma, panacée ou rustine ? Je vous laisse seuls juges ! (En attendant, il paraîtrait que les frères Wachowski serait séduit par V pour Vendetta dAlan Moore).
Posted on avril 6, 2004 at 12:34 AM in Actualité cinéma, Economie cinéma | Permalink | Commentaires (1) | TrackBack
23/03/2004
L'ALPA frappe encore
L'Association de Lutte contre la Piraterie Audiovisuelle a annoncé l'arrestation de l'administrateur d'un site pirate d'échange illicite de films :
L'administrateur présumé du site internet pirate Wisighoteam a été arrêté jeudi dernier par la police, a annoncé l'ALPA, lundi 22 mars dans un communiqué :
"Le forum du site ouvert au début de l'année 2003 était fréquenté par plusieurs centaines de membres. Il permettait l'échange illicite de films pirates entre internautes avant leur diffusion sur les réseaux d'échange Peer to Peer", a précisé l'association, présidée par Nicolas Seydoux, le Pdg du groupe de cinéma Gaumont. "Le site a mis en ligne sur le forum plus de 1.400 films pirates et encourt en vertu des dispositions en vigueur à l'époque des faits deux ans de prison et 150.000 euros d'amende. Les sanctions réprimant ce type d'agissement ont été renforcées récemment et sont maintenant de 3 ans de prison et 300.000 euros d'amende".
Posted on mars 23, 2004 at 02:53 PM in Economie cinéma, Piratage Audiovisuel | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
18/03/2004
Fête du printemps: 1ers résultats
Via the Associated Press :
La cinquième édition du «Printemps du cinéma», qui a eu lieu de dimanche à mardi, a attiré 2,5 millions de spectateurs dans les salles en France, a annoncé hier la Fédération nationale des cinémas français (FNCF).
"C'est l'un des meilleurs résultats depuis le lancement de cette opération en 2000", souligne la FNCF dans un communiqué.
La journée de dimanche a été marquée par une augmentation de la fréquentation de l'ordre de 15%, avec plus de 1,2 million de spectateurs. La journée de lundi a en revanche connu une baisse de près de 3%, et celle de mardi de 20% par rapport à l'an dernier "qui avait profité d'une grève des enseignants particulièrement suivie", affirme la FNCF.
Avec 2,5 millions de spectateurs, cette année aura toutefois été aussi bonne que l'an dernier. Il y avait eu 2,3 millions de spectateurs en 2000, 2,4 millions en 2001 et 2,1 millions en 2002.
Posted on mars 18, 2004 at 12:33 AM in Actualité cinéma, Economie cinéma | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
16/03/2004
L'ADSL selon Canal+
Le groupe Canal+ a détaillé mercredi, à l'occasion du salon de la réception numérique qui se tient à Paris, son offre de télévision par ADSL, présentée sous la double marque Canalsatdsl et Canal+ Numérique.
Selon une info émanant du groupe, les Marseillais seront les premiers à en profiter dès le 22 mars, ils seraient en mesure de recevoir jusqu'à 80 chaînes en numérique grâce à cette technologie, qui permet de capter des chaînes de télévision par la ligne téléphonique.
Canal+ emboîte ainsi le pas d'une part au fournisseur d'accès Free, qui a lancé son offre de télévision par ADSL le 1er décembre 2003, d'autre part à France Telecom et au bouquet satellitaire TPS, qui ont lancé leur offre à Lyon le 18 décembre 2003.
Posted on mars 16, 2004 at 12:03 PM in Actualité cinéma, Economie cinéma | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
Le cinéma français privilégié ?
On a souvent parlé de l'avantage que tirait la France à taxer tous les films diffusés en France pour ne redistribuer une certaine manne qu'aux seuls films français. Les Américains, dans le cadre de la "mondialisation libérale", ont souvent tenté de pousser les Français à abandonner ce système jugé par eux trop injuste. Cependant, ne nous y trompons pas, c'est grace à cette TSA (taxe spéciale additionnelle) ponctionnée sur TOUS les billets que le cinéma français peut se vanter d'être le plus résistant des cinémas nationaux des pays du G9 face à l'hégémonie américaine. Et la prolongation de la règle de « territorialisation », qui permet à tout gouvernement dexiger que pas moins de 80 % des subventions au secteur du septième art soient dépensées au niveau national ne pourra quêtre bénéfique. C'est donc avec plaisir que j'apprend que la Commission Européenne autorisera aujourd'hui le gouvernement français à poursuivre sa politique de protection de son industrie cinématographique par loctroi de subventions publiques . Les producteurs et associations cinématographiques militent sans relâche à Bruxelles depuis janvier dernier, date à laquelle il a été proposé de réduire le niveau maximal de territorialisation à 50 % des subventions à partir de juin prochain. Nous serons désormais autorisés à appliquer la règle de 80 % jusquen 2007 ...
La France est le seul pays à appliquer entièrement ce régime dans le but de protéger son industrie de l«américanisation ».
Posted on mars 16, 2004 at 10:55 AM in Economie cinéma | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
15/03/2004
Les Stars cinéma passent à la TV
Les grandes vedettes de cinéma sont de plus en plus attirées par la télévision. Pour preuve, Gérard Depardieu qui s'investi dans des productions télévisées telles que Monte-Cristo, Les Misérables et Balzac. Selon Le Monde, le mouvement s'accélère depuis les derniers mois et il prend l'allure d'un phénomène. |
Posted on mars 15, 2004 at 01:42 PM in Economie cinéma | Permalink | Commentaires (1) | TrackBack
14/03/2004
Raffarin vote Luc Besson
Comment un projet économique et cinématographique de grande ampleur comme celui de Luc Besson devient un projet de gouvernement :
En effet, notre inénarrable Jean-Pierre Raffarin a déclaré lors d'un meeting de soutien aux candidats de l'UMP aux élections régionales dans le Val-de-Marne à Maisons-Alfort "Je suis un peu triste d'entendre quelques fois nos propositions caricaturées" . Il a notamment réaffirmé que le gouvernement était prêt à faire les "efforts nécessaires" (où ça, des efforts?) pour que la France consacre 3% de son PIB à la recherche et surtout qu'il envisageait de créer, avec le cinéaste Luc Besson, un "grand pole du cinéma" international en Ile-de-France. "Nous voulons monter avec Luc Besson une grande cité du cinéma pour que le monde entier vienne tourner des films en France (...) au cur même de la région Ile-de-France", a-t-il dit.
Il est pas un peu naze, le Raffarin ? Besson, c'est avec n'importe qui qu'il aurait réussi à la faire, sa cité du cinéma. Et moi, je trouve que c'est encore plus fort qu'il réussisse à monter le projet avec Raffarin au pouvoir...Pauvre Raffarin...
Posted on mars 14, 2004 at 04:19 PM in Economie cinéma | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
11/03/2004
Dimension Cinéma
Médiamétrie vient d'analyser pendant 2 mois (décembre 2003/janvier 2004) le lectorat de Dimension Cinéma (distribué par Gaumont et Pathé).
Les résultats indiquent que ce titre a un taux de circulation de 2,66 et touchent près de 800.000 lecteurs. Neuf lecteurs sur dix (92 %) emportent les magazines chez eux, dont 70 % les gardent plus dune semaine. Sept lecteurs sur dix, (71 %), consultent deux à cinq fois un même numéro, ou plus de deux fois, pour 85 % d'entre eux, soit un total de huit lecteurs sur dix.
Talent Group, qui commercialise ce titre (à 400 000 exemplaires) peut donc être content de l'intérêt suscité par son mag.
Cependant, et c'est la raison pour laquelle je vous en parle, ce succès porte selon moi uniquement sur la quantité de films apparaissant dans le mag que sur la qualité des textes...( ce qui peut paraître paradoxal puisque ce journal s'adresse avant tout à un public ciné-philique...)
Posted on mars 11, 2004 at 11:10 AM in Economie cinéma | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
27/02/2004
Gaumont redevient bénéficiaire en 2003 avec un bénéfice net de 2,8 M EUR
(dépêche AFP)
Le groupe français de cinéma Gaumont est redevenu bénéficiaire en 2003 avec un bénéfice net consolidé, part du groupe, de 2,8 millions d'euros contre une perte nette de 8 M EUR en 2002, a-t-il annoncé vendredi dans un communiqué.
Ce résultat intègre une provision de 9,9 M EUR "pour des films qui n'ont pas atteint leurs objectifs", précise le groupe sans les citer.
Le chiffre d'affaires consolidé a lui progressé de 15,27% en 2003, à 70,2 M EUR contre 60,9 M EUR en 2002.
La progression du chiffre d'affaires résulte "des ventes DVD des films du catalogue et de l'augmentation du chiffre d'affaires des films sortis dans les cinémas en France, notamment +Mais qui a tué Pamela Rose+ de Kad et Olivier et +Père et fils+ de Michel Boujenah", indique le communiqué.
A la fin 2003, la capacité d'autofinancement s'établissait à 43,8 millions d'euros contre 40,3 M EUR en 2002, les capitaux propres s'élevaient à 150,2 M EUR contre 147,8 M EUR en 2002, tandis que l'endettement descendait à 25,3 millions d'euros en 2003 contre 31,9 M EUR en 2002.
Pour 2004, le groupe "poursuit son activité dans la production et la distribution de films avec quatre films", indique Gaumont. Côté salles, EuroPalaces prévoit d'ouvrir deux nouveaux multiplexes en Europe.
Par ailleurs, Nicolas Seydoux, Pdg de Gaumont, a décidé de transformer le groupe de cinéma en une société à Directoire et à Conseil de surveillance "pour préparer l'avenir de Gaumont sur des bases adaptées à ses métiers", annonce le groupe vendredi dans un communiqué.
Cette transformation sera proposée à l'Assemblée générale des actionnaires du groupe prévue le 29 avril.
Il s'agit de donner au groupe "une équipe dirigeante jeune et dynamique renouant avec les époques les plus brillantes de son histoire" et qui "sera accompagnée d'un Conseil de surveillance qui associe étroitement un actionnariat familial majoritaire et des talents reconnus dans leurs secteurs d'activité respectifs", indique le communiqué.
Nicolas Seydoux figure dans la liste des membres qui seront proposés au vote de l'AG des actionnaires.
Le Conseil de surveillance nommera le Directoire, ajoute le communiqué.
Par ailleurs, M. Seydoux a accepté le départ de Patrice Ledoux du poste de directeur général. Celui-ci "poursuivra son activité de production exclusivement chez Gaumont et répondra à des missions spécifiques qui pourraient lui être confiées", précise le communiqué.
M. Seydoux, cité par le communiqué, indique qu'il assumera "jusqu'à la fin du mois d'avril, date retenue pour l'Assemblée générale, et pendant la durée décidée par celle-ci pour l'application des nouvelles structures, l'ensemble des fonctions de la direction générale". © 2004 AFP
Posted on février 27, 2004 at 10:55 PM in Economie cinéma | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
17/02/2004
TV numérique : France Télécom contre attaque
J'en avais parlé le 19 décembre. Les producteurs de programme s'inquiétaient de l'arrivée de la FreeBoxTélévision, offrant la télévision numérique via la prise de téléphone sur la France entière.
Que vont-ils penser de la contre-attaque de France Télécom, qui envoit un mail à certains de ses abonnés, dont voici la teneur :
"MaLigne tv cest :
Un pack tout compris à brancher sur la prise téléphonique, facilité dinstallation, plug and play
L accès à votre bouquet de chaînes TPS L.
L accès à vos programmes de cinéma et de télévision à la demande.
Cest tout simple, cest MaLigne tv."
Toutes les infos ici. A priori, ça fonctionne déja plutôt bien sur Lyon.
Mais que restera t-il aux salles de cinéma dans quelques années ? Soyez gentils, rassurez-moi...
Niala01
Posted on février 17, 2004 at 03:18 PM in Economie cinéma | Permalink | Commentaires (2) | TrackBack
10/02/2004
Pixar / Disney, j'en remet une couche !!!
Après les 2 articles de ce matin, voici le dessin de KAK sur la séparation :

Posted on février 10, 2004 at 04:54 PM in Distribution, Economie cinéma | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
La cission Pixar/Disney vue par BVI
Quelques jours après l'annonce de la cission Gaumont/BuenaVista, l'annonce de la cission Pixar/Disney semble être une mauvaise nouvelle pour BVI (Buena Vista International) France.
En effet, selon Jean-François Camilleri (DG de BVI, exGBVI), "depuis Toy Story, le premier long métrage de Pixar , nous aurons sorti sept films, si jinclus Les indestructibles prévu cette année et Cars programmé en 2005. Cela aura été une belle expérience de pouvoir construire au fil des années le succès des productions Pixar. Le triomphe du Monde de Nemo est une forme de consécration, même sil sera difficile de retrouver de tels résultats dans les années à venir. Il faut donc remettre les choses dans leur contexte : Pixar représente en moyenne 2,5 millions dentrées annuelles en France, soit 20 à 25% du résultat global de GBVI."
Il reste cependant optimiste pour la suite (le line-up dès 2005) car outre Cars, dernier film de laccord avec Pixar et trois films danimation Disney (Lesquels ?, NDLR), il aura le nouveau film de Hayao Miyazaki (et ça, c'est peut-être réelement l'info importante, LOL).
Posted on février 10, 2004 at 11:48 AM in Distribution, Economie cinéma | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
Mickaël Eisner (Disney) est décidemment un gros con...
...et Steve Jobs (Pixar) a bien raison de se tirer.
Contrairement à ce que je disais en commentaire à un post de Karen le 1er février, il n'y a plus aucune raison d'être prudent au sujet de la séparation (du divorce?) des deux entités.
Il est dommage que Disney ne participe pas aux futurs succès de Pixar.
Cest en effet par ces mots froids voire glacés que Steve Jobs, Pdg de Pixar, a clos, la semaine dernière, toute discussion entre les deux sociétés, à propos dun éventuel renouvellement de contrat exclusif de distribution. Après dix mois de discussions afin de trouver un accord, nous poursuivons notre chemin ailleurs, a précisé Steve Jobs, tout en soulignant que le précédent deal avec Disney avait certainement été lun des plus réussis à Hollywood. Pour sa part, Michael Eisner a estimé quil aurait aimé continuer ce partenariat sous des conditions mutuelles acceptables, [mais] Pixar a décidé de continuer seul et de simposer en tant que société indépendante, ce que je comprends. Et de préciser : Nous leur souhaitons bonne chance.
Cette désunion est le premier gros événement de lannée pour lindustrie nord-américaine. Mais plus quun simple désaccord économique, il met en lumière la fragilité des studios, soumis à des luttes degos intenses, dans la plus pure tradition hollywoodienne. Depuis plus dun an, Steve Jobs rencontrait régulièrement Michael Eisner, Pdg de Disney, afin détablir un nouveau contrat exclusif de distribution physique, sur le concept du contrat précédent. Mais cette fois, Pixar se voulait plus gourmand, profitant des résultats exceptionnels obtenus depuis 1995, dont Toy Story, Monstres et Cie et Le monde de Nemo. En gros, Pixar se réservait les revenus issus des droits dérivés et augmentait considérablement sa part au box-office, faisant de Disney un simple porteur de copies.
Pour Michael Eisner, chahuté depuis plusieurs mois au sein même de son entreprise, renouveler un accord dans ces conditions équivalait à avouer les faiblesses de son studio, même si ce dernier est arrivé premier au box-office US 2003 avec 1,52 Md$ de recettes (dont 339,7 M$ dus au Monde de Nemo). Le récent départ de Roy Disney, neveu de Walt Disney, du conseil dadministration du studio, avait encore plus plongé Disney dans le doute. Roy Disney, auteur dun site anti-Eisner baptisé savedisney.com, sest mis en tête de déboulonner lactuel Pdg du groupe par tous les moyens. Une commission denquête a été créée à sa demande afin de scruter tous les comptes, au centime près. Chez Pixar, la démission de Roy Disney, garant de lesprit Disney, avait déjà éveillé les soupçons fin 2003. John Lasseter, le bras droit de Steve Jobs chez Pixar, na jamais caché ses préférences dans la maison Disney, et Michael Eisner ne figurait pas dans ses petits papiers.
En attendant, Disney distribuera les deux films Pixar comme prévu dans le précédent contrat. The Incredibles de Brad Bird est calé au 5 novembre 2004 et Cars de John Lasseter est prévu pour 2005. De son côté, Pixar devrait annoncer sous peu le nom de lheureux studio qui travaillera à ses côtés: Warner Bros., Universal, Sony et 20th Century Fox se disent tous prêts à accueillir Pixar (dont les produits ont rapporté plus de 2,5 Md$) dans leur line-up. Aux conditions de Pixar.
20th Century Fox, via un soutien émanant de Lucasfilm, la société de George Lucas qui fournit les Star Wars au studio de Rupert Murdoch semble avoir un avantage certain.
Disney, de son coté, sest attaché les services de Vanguard Films, qui se cache derrière le succès de Shrek. Un plan B qui pourrait être utile pour affronter les films Pixar sortis chez un concurrent
Avec Vincent Le Leurch (Le Film Français)
Posted on février 10, 2004 at 11:17 AM in Distribution, Economie cinéma | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
03/02/2004
Que reste-il de Gaumont ?...
...à part le nom ? Je suis dur et certains me reprocheront mon manque de recul, mais c'est malheureusement ce que je pense d'un immense gachis.
Je connais cette société centenaire depuis 1987, époque de mon premier contrat pour la société à la marguerite.
J'en connais par coeur l'histoire cahotique, émaillée de dépots de bilan, de cessation d'activité, de l'arrivée de nouveaux investisseurs, de films "coup d'éclat" et de films "méga-flops", de reprise d'activité, de plans sociaux.
J'ai vécu la période "faste" du Grand Bleu jusqu'au Cinquième élément.
J'ai connu la période "grise" avec la montée de la concurence pure et dure, la gestion malheureuse d'un trop bon "père de famille" (pourtant très apprécié de ses salariés) et surtout la politique désastreuse de production sur les 10 dernières années.
De facto, les entrées dans les salles n'ont pas compensé les pertes de production (qui se souvient avoir vu en salles des films comme "Fantomes avec chauffeur", "Les visiteurs en Amérique" ou encore "Vatel", par exemple ?), d'autant plus qu'il a fallu mettre en place la carte d'abonnement PASS et construire des multiplexes pour ne pas perdre de part de marché. Comme dans le même temps, on a laissé lamentablement partir les grosses pointures du marché ( notamment Luc Besson à la réalisation, Pierre-Ange Le Pogam à la Direction Générale, Francis Boesflug à la programmation) vers des cieux plus offensifs...
j'ai connu la période "noire", avec la réduction drastique du périmètre d'activité (avec la fin de Gaumont Télévision, Gaumont Multimédia, ...) et surtout la cession des salles de cinéma au frère avec la création d'Europalaces (on a presque tous suivi), Gaumont restant minoritaire dans la nouvelle structure.
Si l'on rajoute maintenant la fin de l'activité de distribution, ( la fin de la joint venture Disney / Gaumont n'étant en rien comparable à ce qui se monte avec Columbia qui serait plutôt une sorte de mandat de distribution), telle qu'annoncée par l'AFP* et reprise un peu partout, c'est à se demander si celui qui avait été à l'origine du renouveau au début des années 70 - Nicolas Seydoux - ne sera pas finalement le fossoyeur des fausses idées qu'il nous avait insufflés tout au long de ces années.
Finalement Nicolas Seydoux a défait en 5 ans tout ce qu'il avait réussi à faire en plus de 20 ans : 61M de chiffre d'affaires en 2002 contre 281M en 1998. Que reste t'il de Gaumont?...
Niala01
Posted on février 3, 2004 at 02:12 PM in Economie cinéma, Exploitation | Permalink | Commentaires (2) | TrackBack
28/01/2004
30 secondes de pub dans une salle de cinéma...
...ça coûte très cher.
Quel tarif devrez vous payer en moyenne pour voir votre publicité de 30 secondes passer dans environ 380 salles parisiennes pendant une semaine : 35.300 uros en plein mois de juiilet, 64.180 uros en décembre pour une moyenne hebdomadaire de plus de 50.000 uros.
Et quel tarif devrez vous payer en moyenne pour voir votre publicité de 30 secondes passer dans environ 2350 salles françaises pendant une semaine : 122.200 uros en plein mois de juiilet, 222.000 uros en décembre pour une moyenne hebdomadaire de plus de 174.000 uros.
Ces chiffres bruts ne tiennent pas compte de différents éléments qui sont à même de diminuer ou au contraire majorer le budget publicitaire nécessaire. Ce ne sont que des chiffres de diffusion, qui ne tiennent pas non plus compte du tirage des copies et de la production du film.
Au regard de ces chiffres, je me demandais si U-Blog oserait un jour prochain se lancer dans la diffusion publicitaire d'un spot dans les salles de cinéma. Parce que quoi que l'on en dise, il me semble que les "populations" sont identiques, LOL.
Niala01
Posted on janvier 28, 2004 at 05:11 PM in Economie cinéma | Permalink | Commentaires (2) | TrackBack
09/01/2004
2004 : Perspectives du cinéma Français
Le 1er très gros film Français 2004 sortira le 28 janvier:
Il lancera réellement l'Exploitation et la Distribution cinématographiques. Selon le nombre d'entrées qu'il réalisera, alors l'année sera très bonne, bonne, moyenne ou inférieure aux attentes.
Effectivement, et comme j'en ai déja parlé ici, le poids lourd annuel tricolore est celui qui conditionne les entrées globales, car il tire l'ensemble des films Français vers le haut, le nombre de billets émis en faveur du Cinéma Américain n'évoluant que peu d'une année sur l'autre (il faut remonter à 1998 et Titanic -21 millions d'entrées- pour voir les entrées américaines augmenter fortement d'une année sur l'autre).
Cette année, il s'agit du film de Alain Chabat :

Il existe 3 possibilités:
1) Soit le film réalise plus de 8.000.000 d'entrées et la part du film Français en 2004 risque de se retrouver à plus de 35% ( avec 63.000.000 de tickets vendus minimum pour un cumul global de plus de 180.000.000 de spectateurs soit en augmentation par rapport à 2003),
2) Soit il réalise une carrière très honnête avec environ 6.000.000 d'entrées et le BO 2004 reste sensiblement le même que l'année dernière (environ 175.500.000),
3) Soit le film se plante et l'exploitation plonge encore avec un BO inférieur à 172.000.000 d'entrées et une part de marché Films Français aux environs de 29%.
Que se passera t-il éventuellement si le film se plante ? D'autres films porteurs, tels Podium, Frère des ours, Les rivières pourpres 2 auront la lourde tâche dassurer un premier trimestre satisfaisant en vue de préparer à minima la fréquentation pour les mois suivants. Et il sera alors déja certainement possible de dire si la baisse de fréquentation depuis deux ans était juste un incident de parcours ou le début dune nouvelle crise, non compensable en fin d'année par un 4ème épisode du Seigneur des Anneaux ou un deuxième Disney d'affilé à 10 millions de spectateurs.
De là découle l'énorme pression qui pèse sur les épaules de RRRrrrr et de l'équipe.. Moi, je leur fais confiance.
A+
Niala01
Posted on janvier 9, 2004 at 04:06 PM in Box Office, Economie cinéma, Exploitation, Retour sur les FilmsActeursActrices... | Permalink | Commentaires (1) | TrackBack
Je radote...
Allez, Sortez !!!
Cessez de cocoonner devant votre Blog, laissez tranquille votre connexion internet, arrêtez de jouer à ces jeux en ligne, diminuez votre consommation de MSN/ICQ, ralentissez votre consommation de DVD et retournez au ...CINEMA.
Niala01, ;-)
Posted on janvier 9, 2004 at 12:43 AM in Economie cinéma, Mon, Moi, Je | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
30/12/2003
Le Seigneur des Anneaux : coup de canif ?
Un coup de canif au royaume des Seigneurs du monde ?
Tout semblerait idyllique pour Peter Jackson et son équipe si Newsweek navait pas révélé dans son édition du 1er décembre le conflit qui, selon les sources du magazine américain, aurait éclaté entre New Line et les comédiens qui ont donné quatre ans de leur vie au Seigneur des anneaux.
Ces derniers estimaient que les bonus versés après la sortie des Deux tours étaient insuffisants au regard du succès du film. New Line ayant refusé de leur garantir un bonus plus substantiel pour Le retour du roi, ils auraient décidé de faire front commun pour obtenir une meilleure rémunération.
New Line leur aurait donc promis une meilleure participation aux bénéfices des deux derniers films. Les principaux intéressés ont cependant démenti poliment ces allégations.
Lors de la conférence de presse du Retour du roi en Nouvelle-Zélande, Sean Astin qui interprète Sam a expliqué avec diplomatie que les rapports avec New Line étaient bons : Le studio nous a toujours soutenus, a-t-il précisé.
Sagit-il de la langue de bois propre à Hollywood ? Toujours est-il que Mark Ordesky, vice-président exécutif de New Line, affichait alors un sourire gêné
Niala01
Posted on décembre 30, 2003 at 09:20 AM in Economie cinéma, Retour sur les FilmsActeursActrices... | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
29/12/2003
Publicité à tous les étages !!!
Je ne comprends pas. J'ai un Blog"+", payé par avance 4 par mois jusqu'au 23 decembre 2004.
Voici ce que l'on peut voir, entres autres conditions UBloggiennes, sur la page des conditions d'utilisation de la plate-forme :
| FONCTIONNALITÉS | OFFRE GRATUITE | OFFRE "PLUS" 4/MOIS |
| Les fonctionnalités actives aujourdhui : |
| Publicité sur votre site |
Pourquoi, dans ce cas-là, ai-je une bannière publicitaire qui apparait en bas de ma page, à l'instar de tous les autres Blogs (y compris celui de Lou (pardon encore une fois, hi ,hi ,hi ,...)).
Certainement un problème technique...
Niala01
Posted on décembre 29, 2003 at 12:27 AM in Economie cinéma, Webmastering - Actualité du Blog | Permalink | Commentaires (3) | TrackBack
28/12/2003
LES VRAIS CHIFFRES DU CINEMA
On pourra vous dire tout et n'importe quoi sur l'économie du cinéma. On pourra vous raconter que malgré les Multiplexes, le son numérique, les écrans géants et tout ce qu'il faut pour vous recevoir dans des conditions optimales, le cinéma en salles se casse la gueule (et en plus, c'est trop cher, mais ça c'est pas vrai, la preuve).
On pourra même accuser les DVD et le piratage pour trouver des excuses. Ne villipendions-nous pas Canal+ il y a 20 ans, ne l'accusions-nous pas de tous les mots avant de nous rendre compte que cette chaine de télévision payante était le principal bailleur de fonds du cinéma français ?
Les sempiternels pessimistes du PAF ne nous prévenaient-ils pas en lançant au hasard de leurs interventions que la fin du cycle de l'augmentation des entrées se rapprochant, il fallait s'attendre à ce que la chute soit brutale ?
D'accord pour tout ça.
Cependant, et malgré le ton résolument prudent du CNC, l'année 2003 s'achève sous de bons auspices pour la fréquentation cinématographique, avec les HENAURMHES succès de Némo et du Seigneur.
Selon moi, Niala01, la fréquentation 2003 devrait dépasser les 176.000.000 de spectateurs vs 184.500.000 spectateurs 2002.
La perte avoisinerait donc SEULEMENT les 5.10%, car il y a fort à parier que les derniers jours de l'année seront beaucoup plus forts que ceux de 2002, le score du Retour du Roi étant nettement au-dessus de celui des 2 Tours, Némo etant en mesure d'engranger autant d'entrées que Harry Potter 2 et en plus, Scarie Movie 3 devant largement faire plus que les 237.000 entrées en 5 jours du Smoking de Jackie Chan (remplacé cette année par le Médaillon du même...Jackie Chan).
En bref, et ça n'engage que moi, la baisse des entrées est liée à la proposition en films de qualité, en films attendus par le public et n'est ni structurelle (prix des places trop élevé, accueil perfectible, trop peu d'écart de qualité entre cinéma en salles/cinéma à la maison), ni conjoncturelle (conditions économico/politiques), contrairement à l'avis le plus souvent déclamé depuis un certain temps par une certaine intelligentsia.
En conclusion, - 5.10% en 2003 et peut-être + 6.2% en 2004.
Allez au cinéma !!!
A+
Niala01
Posted on décembre 28, 2003 at 12:08 AM in Economie cinéma | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
27/12/2003
BoxOffice : Le Retour du Roi (2)
Lors de mon précédent article sur le sujet, j'avais dit:
"LE RETOUR DU ROI" réalise le troisième meilleur démarrage première semaine de tous les temps (et donc, de l'année) et bat le record de la catégorie pour un film étranger (meilleur démarrage 1ère semaine de tous les temps pour un film étranger, devant "HARRY POTTER ET LA CHAMBRE DES SECRETS").
Je complête l'info:
Ce film a battu un grand nombre de records de démarrage tant en France qu'aux Usa et s'annonce en plus comme l'un des plus lucratifs. Effectivement, bien qu'handicapé par sa durée de 3h20 (j'en avais parlé le 10 mai 2003) qui lui permettait au mieux d'être diffusé 4 fois par jour, Le Retour du Roi a enregistré aux Usa 73.6M$ de recette en 3 jours (contre 47.2M$ pour La communauté de l'Anneau et 62M$ pour Les 2 Tours) et 125 M$ en 5 jours. Cela laisse augurer un score final d'au moins 347M$, permettant à la trilogie d'engranger plus d'un milliards de dollars de recettes.
En France, il suffirait de 6.170.000 d'entrées pour permettre à la trilogie de passer les 20 millions d'entrées (les 2 premiers ayant respectivement cumulé 6.850.000 et 6.980.000 entrées).
Or, vu l'ampleur du démarrage sur les 5 premiers jours (2.160.000 vs 1.580.000 entrées pour le premier et 1.890.000 pour le deuxième) et l'accueil plus qu'enthousiaste du public, ce score devrait être réalisé sans difficulté. Selon le magazine professionnel "Ecran Total", le Retour du Roi pourrait même avoisiner les 8.000.000 d'entrées, YEAHHHHHHHHH.
A+
Niala01
Posted on décembre 27, 2003 at 11:05 PM in Box Office, Economie cinéma | Permalink | Commentaires (1) | TrackBack
21/12/2003
CGR a obtenu la CDEC sur Bayonne
J'en ai déja parlé le 19 mai dernier, le circuit de salles de cinéma espagnol Oscar Cines développe un projet sur Anglet.
En attendant, l'implantation d'un Mega-CGR au centre de Bayonne vient d'être autorisée en CDEC (Commission Départementale).
Si le monopole de fait de CGR sur l'agglomération a toujours su jusqu'à présent consolider ses positions et décourager les vélléités d'implantation de ses concurents potentiels (Village Roadshow et Mégarama n'ayant jamais réussi à mener à terme leurs projets respectifs), la menace espagnole a obligé la société rochellaise à réagir.
De fait, ce nouveau multiplexe de 7 salles pour 1106 fauteuils a été développé pour transférer l'activité du veillissant Vauban, d'une capacité équivalente (6 salles et 1083 fauteuils).
Cette consolidation de CGR sera t-elle suffisante pour faire face à Oscar Cines qui, fort d'une première autorisation pour 7 salles et 998 places (travaux commencés puis stoppés récemment sur l'ancien projet Mégarama) vient lui même d'obtenir une nouvelle autorisation pour construire d'emblée plus grand (11 salles et 1850 fauteuils)?
Rien n'est fait, cependant. Car le prefet ayant fait appel de cette décision, le dossier espagnol est renvoyé courant février 2004 devant la CNEC (Commission Nationale), sous le pretexte d'un possible suréquipement. (indice de fréquentation actuel : 5.2, à comparer à celui de mon article précédent : 4.3 pour Marseille).
A+
Niala01
Posted on décembre 21, 2003 at 12:25 AM in Economie cinéma, Exploitation | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
20/12/2003
Marseille en manque de Multiplexe !
L'ancienne U-Bloggeuse et néanmoins toujours amie, Les Mers Veillées, pourra certainement vous le dire:
Depuis la fermeture de l'UGC Ciné Cité Grand Littoral (cette grande réussite architecturale (LOL)), Marseille n'abrite plus que 2 multiplexes : le Pathé Plan de Campagne et l'indépendant 3 Palmes.
Un niveau d'équipement sans doute insuffisant pour la 3ème agglomération française et ses 1.350.000 habitants. D'ailleurs, avec 5.900.000 entrées en 2002, l'indice de fréquentation n'atteint que 4,3.
Cette situation a convaincu la municipalité de la nécessité de construire un ensemble de salles autour de son pole de loisirs de la Capelette, entre le Boulevard Bonnefoy et l'avenue de la Capelette.
Cette construction, qui devrait être livrée fin 2006-début 2007, comportera une patinoire, un stade de glisse (Skate, Roller,...), des commerces et des restaurants.
Ce multiplexe, pour lequel une demande d'autorisation vient d'être déposée par la Société des Cinémas de la Capelette (gérée par le dirigeant des Trois Palmes), comportera 12 salles pour 2840 fauteuils. Une bonne nouvelle pour tous les Marseillais.
A+
Posted on décembre 20, 2003 at 06:38 AM in Economie cinéma, Exploitation | Permalink | Commentaires (6) | TrackBack
19/12/2003
Allez au cinéma !!!
Selon le CNC, la fréquentation des salles françaises à fin novembre affiche un retard de 6.9% par rapport à la même période de l'an passé. 151.32 millions d'entrées sont ainsi comptabilisées sur les 11 premiers mois de l'année, contre 162.56 millions en 2002.
Le mois de Novembre 2003 a pourtant été particulièrement performant puisqu'avec 17 millions d'entrées, il dépasse de 13.1% le niveau de novembre 2002. Pourtant, sur l'année glissante, le retard est de 7.2% (173.22 contre 185.69 millions d'entrées).
Le CNC estime par ailleurs que la part du film français semblant rester stable d'une année sur l'autre et celle du film américain progressant de 4.5% (malgré une perte de 450.000 entrées), ce sont les films européens non français et des autres continents qui perdent le plus de spectateurs. Nous acheminons-nous (comme tous les autres pays européens) vers une exploitation bicéphale ?
A bientôt,
Niala01
Posted on décembre 19, 2003 at 08:21 PM in Economie cinéma, Exploitation | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
Free or not "Free Tv" ?
Les syndicats de producteurs de films interpellent Le PDG de Free TV:
Les 7 producteurs de cinéma et de télé ont adressé il y a quelques jours une lettre au président de Free TV. Ils s'y disent inquiets, avec raison me semble t-il, quant aux conditions de reprise de 24 chaines sur leur offre de télévision ADSL (qui doit en proposer plus de 100 à terme), annoncée par le fournisseur d'accès internet (FAI) le 1er décembre.

Pour l'ensemble des syndicats (dont l'ARP, l'API, l'UPF et le SFPA), "la question de la propriété intellectuelle et donc de la libération des droits des oeuvres est posée, qui n'est pas à ce jour réglée. En conséquence, il nous apparaît que votre entreprise serait aujourd'hui en infraction avec le Code de la Propriété Intellectuelle et donc susceptible de voir sa responsabilité civile et pénale engagée dans le cadre de la législation en vigueur".
Une demande de rendez-vous a été formulée, restée sans réponse à ce jour...
Posted on décembre 19, 2003 at 07:48 PM in Economie cinéma | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
15/12/2003
Et les intermittents Français?
Je n'en suis pas un, je ne suis donc pas aussi mal lotti qu'eux...
Mais quand on pense à eux, à tous les petits (les inconnus, ceux qui font tourner l'industrie du spectacle) qui devront faire plus de cachets pour avoir droit aux assedics - et oui, c'est finalement passé au journal officiel-, alors il y a vraiment de quoi se poser au moins une question sur les intérêts qu'a le gouvernement à vouloir faire des économies sur leur dos..
En effet, l'éclatante santé économique de la Nouvelle Zélande liée à l'incontestable succès du "Seigneur des Anneaux" ( voir mon précédent post ) prouve la puissance symbolique du cinéma dans les esprits du public en général et sa puissance symbolique et économique dans l'esprit des politiques en particulier, dès lors quil sinscrit dans une culture locale.
Un phénomène qui plaide pour la diversité culturelle et ses heureuses incidences sociales, culturelles et, je le répète parce que l'on a tendance à loublier trop souvent, économiques.
Comme le signale Sophie Dacbert (édito du FilmFrançais de la semaine dernière), "La démonstration a également été faite en Europe où les films nationaux se sont très bien comporté cette année dans leurs pays respectifs et au-delà de leurs frontières. Tout comme la Nouvelle-Zélande avec Le seigneur des anneaux, plusieurs pays du vieux continent ont goûté cette année aux bienfaits dun cinéma national fort. Au-delà de ses qualités propres, la consécration de Good Bye Lenin! aux European Film Awards vient saluer une carrière quasi mondiale, qui na pas fait perdre son âme à ce projet très européen. Finalement ce petit film allemand na pas à rougir de la comparaison avec le géant néo-zélandais : Good Bye Lenin! a généré à ce jour 52 ME de CA, dont 37 ME en Europe et 14 dans le reste du monde. Il a déjà multiplié par dix son budget de production, tout comme devrait le faire, à terme, la trilogie du Seigneur des anneaux."
Conclusion :
Le gouvernement devrait faire attention à ne pas casser son zoli jouet... (c'était ma contribution à la lutte des artistes).
A+
Niala01
Posted on décembre 15, 2003 at 10:27 PM in Economie cinéma | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
Le pouvoir du "Seigneur des Anneaux"
De la puissance du cinéma (données chiffrées: Le FilmFrançais)
Peter Jackson a peut-être changé la face de la Nouvelle-Zélande.
Avec sa trilogie, le cinéaste a engendré pas moins de 23 000 emplois (sur une population de 4 millions dhabitants), développé des structures de postproduction de haute technicité, activé le tourisme en suscitant des circuits Seigneur des Anneaux, etc.
De laveu du ministre de lÉconomie (appelé depuis "le Ministre des Anneaux), le cinéma a plus employé quaucune autre industrie néo-zélandaise ces dernières années.
Le 1er décembre, lavant-première mondiale du Retour du Roi a été vécue là-bas comme un événement historique. Le gouvernement a fait du Seigneur des Anneaux un emblème qui vante tout autant le décor naturel que le génie créatif et la compétence technique du pays tout entier. Ainsi, un film est à nouveau un phénomène de société (ce fut par exemple le cas dAmélie Poulain en France, en 2001).
A+
Niala01
Posted on décembre 15, 2003 at 09:37 PM in Anecdotes cinéma, Economie cinéma | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
22/11/2003
La place de cinéma est-elle trop chère?
Définitivement non, même si je sais que ce n'est pas donné.
En 2 mots, comme le montre le tableau ci-joint (exclusivité TRIBULATIONS ) , le prix moyen d'une place de cinéma pour la première semaine de Matrix n'est que de 5.55.
La politique tarifaire des exploitants à l'encontre de tous les publics permet donc de relativiser le prix maximal (le Tarif Plein)généralement annoncé et qui lui effectivement, tourne allègrement au dessus des 8 uros pour les grandes agglomérations.
De fait, le prix des places de cinéma, même s'il a fortement augmenté depuis quelques temps ( dans les mêmes proportions que le pain ou les véhicules automobiles) reste raisonnable en comparaison tant des améliorations techniques apportées ( cf. la projection numérique ) que des conditions de confort et d'accueil perçues et réeles.
Pour reprendre la comparaison avec le secteur automobile, l'acheteur en serait certes très heureux, mais qui trouverait logique de payer une Clio neuve (en franc constant, cela s'entend) au même prix qu'une Renault 5 neuve également ? Pas grand monde, car ce ne sont absolument pas les mêmes voitures quand bien même elles font parties de la même catégorie.
Pour en revenir à notre prix de place, soyez sûr que le plein tarif est "réservé" à notre client occasionnel, celui qui vient nous voir une fois par an ou moins. Pour les autres, toutes les conditions sont réunies pour alléger la note, des réductions aux étudiants aux abonnements longue durée pour les plus assidus.
EN CONCLUSION, PLUS VOUS IREZ VOIR DES FILMS AU CINEMA ET MOINS CHER VOUS PAYEREZ VOTRE PLACE, CQFD.
Entrées du 5/11/03 au 11/11/03 | FRANCE | ||||
Entrées semaine | Recettes semaine | Recette moyenne par copie | Recette moyenne par spectateur | ||
| MATRIX REVOLUTIONS - 1re S | 2 121 172 | 11.781.159 | 13.715 | 5.55 | |
Posted on novembre 22, 2003 at 07:50 AM in Economie cinéma, Exploitation | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
11/11/2003
Arrêtez-vos conneries!!!
Bonjour,
Moins d'un mois avant sa sortie en France, Le monde de Nemo, le nouveau dessin animé des studios Pixar, est en train de devenir un des plus grands succès du cinéma sur le net.
Mis en ligne en version française depuis la fin août sur une copie de très grande qualité, le film distribué par Disney battrait tous les records de téléchargement chez les internautes hexagonaux.
Il a été rejoint récemment par Kill Bill volume 1, le nouveau Tarantino, disponible en V.F. sur le net un mois avant sa sortie en salle, le 26 novembre prochain.
Même chose pour Spy Kids 3D en salle en 2004 , Scary Movie 3 en salle le 24 décembre , ou Jeepers Creepers 2 en salle le 4 février 2004.
Depuis quelques mois, la piraterie des films sur internet est devenue un phénomène de masse dans lHexagone. Et ce nest quun début
Le nombre des abonnés à linternet haut débit indispensable pour télécharger des films est en train dexploser.
En 2002, on comptait en France seulement 1,6 million dabonnés haut débit, ADSL et câble confondus. Ce chiffre aura doublé à la fin de lannée 2003, dépassant allégrement la barre des 3 millions dabonnés. LIdate, qui vient de publier ses prévisions pour le développement du haut débit en Europe, table sur 5 millions dabonnés en France à la fin 2004 et plus de 8 millions à la fin 2006. Sachant que la principale motivation dabonnement est le téléchargement de musiques et de films, il y a clairement péril en la demeure.
A ce sujet et après une enquête de plusieurs semaines, les limiers de lAlpa, (lAssociation de lutte contre le piratage audiovisuel, présidée par Nicolas Seydoux) ont découvert le Français qui a, le premier, mis en ligne Le monde de Nemo en VF sur le net.
Linternaute, qui avait récupéré le fichier vidéo auprès dAméricains et la bande son auprès dinternautes canadiens, a été interpellé par la police le 30 octobre dernier en banlieue parisienne. Les enquêteurs de la brigade centrale de répression des contrefaçons industrielles et artistiques ont découvert à son domicile 700 films sur disque dur et 730 sur CD-Rom, ainsi que du matériel de gravure de DVD.
Cest la première fois en France que la personne qui a mis la première un film sur le net est arrêtée, souligne Frédéric Delacroix, délégué général de lAlpa. En avril dernier, nous avions fait fermer edonkey.divx.com, le plus gros site français, qui comprenait 3 000 liens vidéo. Plusieurs autres sites sont actuellement dans le collimateur.
Cette opération exemplaire ne doit pourtant pas masquer les énormes difficultés de la lutte contre le piratage des films sur internet. En France, les obstacles sont dabord juridiques. Aujourdhui, par exemple, la Cnil interdit de collecter automatiquement les adresses IP des internautes qui déposent des fichiers sur le net. Et la loi sur léconomie numérique, qui devrait permettre de surmonter certains de ces obstacles, nest toujours pas votée à lAssemblée nationale. Autre frein : les moyens dont dispose lAlpa restent limités. Avec huit employés au total, lAssociation de lutte contre la piraterie ne risque pas de faire des miracles. Car les solutions techniques pour traquer les pirates sur le net existent, mais demandent des moyens financiers et humains bien ssupérieurs. Enfin, les opérateurs de télécoms, qui jouent à plein sur lattrait de la musique et des films sur internet pour vendre des abonnements haut débit ne sont-ils pas les premiers bénéficiaires de la piraterie ? Après Canal+ et le DVD, les opérateurs de télécoms prochains bailleurs du cinéma ?
Adapté de Patrick Caradec, avec Aurélie Johanet (Le Film Français)
A+
Niala01
Posted on novembre 11, 2003 at 12:02 AM in Economie cinéma, Piratage Audiovisuel | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
19/05/2003
L'exception, groupe de réflexion économique sur le cinéma
J'en avais déja entendu parler mais je n'étais pas encore tombé dessus. Le groupe de réflexion sur le cinéma le plus abouti à l'heure actuelle se trouve ici, là, derrière ce lien.
Ce site est à suivre absolument, pour qui s'intéresse à l'avenir du cinéma, économiquement, politiquement et artistiquement parlant. Vous trouverez ici une présentation du groupe et là une présentation des membres.
A+
Niala01
L'exception, groupe de réflexion économique sur le cinéma
Posted on mai 19, 2003 at 01:54 PM in Economie cinéma | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
UGC à vendre?
Je vais tenter une analyse économique qui risque d'en souffler plus d'un si elle s'avérait:
Depuis l'année dernière, CNP Assurances et Ecureuil Vie ont acheté, auprès dUGC, 12 multiplexes en France, Espagne et Belgique, représentant 134 salles de cinémas, pour un montant de 107 M. Ces 12 multiplexes représentant près de 30.000 sièges sont situés principalement à Paris (Bercy, Odéon, Danton, Montparnasse, Gobelins, Bastille) et en province (Caen, Nancy, Strasbourg et Toulouse) pour la France, à Madrid en Espagne et à Anvers en Belgique.
Selon la CNP (la Caisse Nationale de Prévoyance), "Les opérations dachat des multiplexes UGC ont été accompagnés de baux de longue durée, apportant aux investisseurs une bonne visibilité et une sécurité à long terme avec des locataires de qualité". CNP Assurances, qui appartient à la Caisse des Dépots et Consignations (donc à l'état français, donc à nous) et qui se positionne comme investisseur long terme, "entend poursuivre sa stratégie dacquisitions immobilières de façon opportuniste et sélective, en France et dans la zone Euro, en recherchant pour ses opérations à létranger des partenariats avec des acteurs de premier plan ayant des profils de détention similaires".
Mon analyse, c'est que recherchant des immeubles pour ses futures constructions ( vous rappelez-vous que le Livret de Caisse d'Epargne sert à financer la construction de logements sociaux?), la CNP mise sur la disparition probable des salles de cinéma sur le long terme, et qu'en attendant elle encaisse de juteux loyers d'un opérateur cinématographique en difficulté financière de part la forte concurence actuelle entre les exploitants et les difficultés de sa maison-mère ( Vivendi) qui d'ailleurs cherche à s'en débarasser (En réalité et à cause de ces difficultés, la réalisation de cette opération d'acquisition a été assuré à hauteur de 50% seulement en fonds propres apportés par les investisseurs et 50% par remise de dette).
Cette opération satisfait les objectifs d'UGC qui, par le biais de baux de longue durée, garde la maîtrise d'exploitation de ces multiplexes pour le moment.
A+
Niala01
Posted on mai 19, 2003 at 12:48 PM in Economie cinéma | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
07/05/2003
Retour sur une aide au cinéma
Je pense que j'exagère, mais pour ceux qui en redemandent, voici le décryptage des mesures annoncées par Jean-Jacques Aillagon, par Sarah Drouhaud pour le FILM FRANCAIS.
A+
Niala01
Posted on mai 7, 2003 at 02:30 AM in Economie cinéma | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
06/05/2003
De la politique, de l'économie et des subventions accordées au cinéma français
(sous-titre: par quelqu'un qui n'y connait pas grand chose mais aime le cinéma)
Je ne suis pas journaliste et je ne pense pas être performant pour écrire des choses sur un ton grave, mais je vais faire un effort:
J'arrive à un âge où j'ai suffisamment vécu pour pouvoir dire que je me considère comme un ancien communiste, imaginant il y a peu encore un état omniprésent, régulant à tout va, prenant en charge les plus faibles et obligeant les plus fort à partager...Un état idylique d'un premier abord très naïf où la communauté serait égalitaire...(C'est un raccourci sévère, certes!).
De cette jeunesse naïve due au dogmatisme éducatif français( on né de gauche ou de droite, il n'y a pas d'autre alternative), j'en suis revenu. Au même titre que beaucoup de soixante-huitards attardés et que leurs enfants, devenus pragmatiques avec l'âge: que c'est bon d'être propriétaire de sa chaumière :-).
Economiquement parlant, "droite et gauche" ne veut plus rien dire, car l'application politique des préceptes communistes et libéraux a montré ses limites et sa médiocrité en plusieurs circonstances. Les uns se servent des idées des autres et vice versa;
Je reprend ici une réponse de briographe à liberté suite à une note libérale de ce dernier, du même tonneau qu'à son habitude:
"..., le gouvernement US vient d'annoncer une subvention du secteur recherche et développement à hauteur de 130 MILLIARDS de dollars pour l'année 2004.
Après l'éclatement de la "bulle internet", c'est le gouvernement qui relance la machine avec une grosse injection de fonds.
Le liberalisme... n'est appliqué que par les pays qui n'ont pas les moyens de subventionner leur économie pour renforcer leur hégémonie. En Europe, aux US, au Japon, dans tous les pays industriels, quantité de secteurs sont subventionnés par les Etats. Plus le pays est riche, plus il dispense une manne aux industriels.
Imaginons que la France ou l'Europe gèle toute subvention : pendant le même temps, les industries US prolifèrent (car elles sont, elles, financées) et peuvent inonder le marché de produits à bas prix car subventionnés, et jusqu'au produit gratuit dans le monde logiciel, ce qui précipite la chute des industries concurrentes (européennes par exemple).
Le libéralisme absolu, sans la moindre intervention des Etats, conduit immanquablement à un creusement des écarts entre riches et pauvres. Plus grave, cela se fait au dépens de la classe moyenne (creusement en sablier).
Cela se mesure particulièrement bien dans les pays d'Europe Centrale et de l'Est : après 15 ans de privatisation de l'ensemble de l'économie, le chômage a explosé (> 30% dans la plupart de ces pays), une classe bourgeoise est apparue, mais surtout la misère touche une part importante des populations.
A l'époque communiste, tout le monde avait de l'argent, mais il n'y avait rien à acheter dans les magasins. Depuis leur conversion au libéralisme, les magasins sont pleins de marchandises, mais le peuple n'a ni travail ni argent... C'est vraiment charybde et scylla. Les deux systèmes sont médiocres.
Qui est gagnant dans un système économique échappant à tout contrôle étatique ? Trop souvent la mafia."
(merci à Briographe qui décidemment écrit avec brio, LOL)
Cependant, donc, la régulation, la planification sont nécessaires à la nation, même s'il est vrai que la "Gosplanisation" à tout va a montré ses limites à de nombreuses reprises.
Tout ça pour en arriver enfin au cinéma:
- De l'exception culturelle:
Dans une communication relative au cinéma datée du 26/09/2001, la commission européènne a jugé compatible les aides destinées aux productions cinématographiques qui revêtent un caractère culturel, dont l'intensité reste limitée à 50% du cout de production
- Sans faire de lobbying (nombreux sont ceux qui s'y sont mis: qu'il serait dur pour un état d'avoir le monde audiovisuel dans son entier contre soi, alors que la télévision publique semble déja toute acquise au parti socialiste et que seule la grande TF1 fait les yeux doux au gouvernement actuel), le cinéma ne peut pas se passer d'une aide de l'état, d'un subventionnement déja existant mais plus suffisamment performant, cela pour la persistence de notre patrimoine, pour éviter la main mise des USA sur la culture mondiale. Oui, faisons perdurer une idée de l'exception culturelle française et de son modèle économique reprit aujourd'hui par quantité de pays au monde..
C'est Jean Jacques Aillagon, notre ministre de la Culture et de la Communication, qui se colle à la réforme, vous trouverez ici le texte intégral de son allocution, et les propositions de modernisations des dispositifs fiscaux émanant du rapport de Jean-Pierre LECLERC (téléchargeables en PDF).
- Il faut se rappeler que l'aide apportée par l'état au cinéma français (tant au niveau des salles de cinéma que de l'aide à l'écriture de scénario, la distribution des films ou encore de l'aide apportée à la création de dessins animés, par exemple) provient d'une très large part des taxes effectivement ponctionnées sur:
a) le prix du ticket de cinéma (tous les films distribués participent, y compris les Américains, seuls les films français ou européens à financement majoritairement français en profitant),
b) le prix d'un DVD ou d'une K7 vidéo, ou encore sur la location de films,
c) Le CA des chaines télévisées ( environ 5%)
(Plus d'infos avec le rapport Leclerc dans son intégralité - 120 pages).
Tous les contribuables ne sont donc pas concernés, seuls ceux consommant du film participant à "l'effort de guerre"(CQFD).
- Ce qu'il faut ressortir de tout ça, c'est que les premières mesures concrêtes qui vont être prises ne le seront pas au détriment du contribuable français, mais qu'il faut plutôt les prendre comme une réele aide pour un audiovisuel qui en a vraiment besoin.
En effet, il est temps de prendre l'industrie de l'image comme un acteur économique, social et culturel majeur.
Nombreux sont les pays à l'avoir compris depuis longtemps, en plaçant l'image comme pilier de leur économie, sans peur d'être taxé de protectionniste, de délivrer des incitations financières et autres soutiens fiscaux.
==> Les USA en tête, dont l'industrie de l'audiovisuel se situe avant celle de l'aéronautique...
En espérant ne pas vous avoir saoulé,
Niala01
Posted on mai 6, 2003 at 09:11 PM in Economie cinéma | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack


