...à part le nom ? Je suis dur et certains me reprocheront mon manque de recul, mais c'est malheureusement ce que je pense d'un immense gachis.
Je connais cette société centenaire depuis 1987, époque de mon premier contrat pour la société à la marguerite.
J'en connais par coeur l'histoire cahotique, émaillée de dépots de bilan, de cessation d'activité, de l'arrivée de nouveaux investisseurs, de films "coup d'éclat" et de films "méga-flops", de reprise d'activité, de plans sociaux.
J'ai vécu la période "faste" du Grand Bleu jusqu'au Cinquième élément.
J'ai connu la période "grise" avec la montée de la concurence pure et dure, la gestion malheureuse d'un trop bon "père de famille" (pourtant très apprécié de ses salariés) et surtout la politique désastreuse de production sur les 10 dernières années.
De facto, les entrées dans les salles n'ont pas compensé les pertes de production (qui se souvient avoir vu en salles des films comme "Fantomes avec chauffeur", "Les visiteurs en Amérique" ou encore "Vatel", par exemple ?), d'autant plus qu'il a fallu mettre en place la carte d'abonnement PASS et construire des multiplexes pour ne pas perdre de part de marché. Comme dans le même temps, on a laissé lamentablement partir les grosses pointures du marché ( notamment Luc Besson à la réalisation, Pierre-Ange Le Pogam à la Direction Générale, Francis Boesflug à la programmation) vers des cieux plus offensifs...
j'ai connu la période "noire", avec la réduction drastique du périmètre d'activité (avec la fin de Gaumont Télévision, Gaumont Multimédia, ...) et surtout la cession des salles de cinéma au frère avec la création d'Europalaces (on a presque tous suivi), Gaumont restant minoritaire dans la nouvelle structure.
Si l'on rajoute maintenant la fin de l'activité de distribution, ( la fin de la joint venture Disney / Gaumont n'étant en rien comparable à ce qui se monte avec Columbia qui serait plutôt une sorte de mandat de distribution), telle qu'annoncée par l'AFP* et reprise un peu partout, c'est à se demander si celui qui avait été à l'origine du renouveau au début des années 70 - Nicolas Seydoux - ne sera pas finalement le fossoyeur des fausses idées qu'il nous avait insufflés tout au long de ces années.
Finalement Nicolas Seydoux a défait en 5 ans tout ce qu'il avait réussi à faire en plus de 20 ans : 61M de chiffre d'affaires en 2002 contre 281M en 1998. Que reste t'il de Gaumont?...
Niala01










