Les Oubliés, pièce créée en mars 2005 (Mise en scène Laurent Cornic avec Emilie Dejean, Jean Marc Plat et Thibault Valant), encore une fois au Théâtre de Poche, est la 6ème pièce écrite par Jean-Paul Olivier (en 2003).
Synopsis :
Berlin novembre 1944…
GUNTHER VON TRODEN, Obersturmfürer au service d’HIMMLER, transgresse toutes les lois hitlériennes ainsi que son serment d’allégeance à l’ordre noir en hébergeant chez lui, dans la banlieue de BERLIN, son ami et écrivain SAMUEL ROSENBERG.
L’histoire des OUBLIES commence le 14 novembre 1944.
GUNTHER VON TRODEN vient d’apprendre le suicide du général ERWIN ROMMEL, reconnu complice de l’attentat contre HITLER en date du 20 juillet 1944.
GUNTHER et SAMUEL savent que quoi qu’il arrive l’ALLEMAGNE est sur le point d’être anéantie. BERLIN est la proie des bombes des armées alliées. L’étau se resserre. Mais l’un comme l’autre sont en danger. L’un pour être juif, l’autre pour être allemand. Unis par un amour platonique, la captivité de l’un pour l’autre les entraine vers de multiples confessions. Le désir de vivre dans un monde meilleur leur fait parfois oublier la réalité.
Chaque minute est un pas vers la liberté pour l’un, un pas vers la délivrance pour l’autre…
"Je crois, je continue à croire malgré tout que dans le fond de leur coeur les hommes sont réellement bons" Azert - Les Oubliés.
Il est a noter, qu'à l'issue de cette représentation toulousaine, la pièce a été reprise à maintes fois et en particulier à :
[Note du webmaster : Texte déposé et protégé, bientôt en ligne en intégralité]

Avant-propos :
"Je m'appelle Blanche comme neige" a été créée au Théâtre de poche à Toulouse et jouée, en partie, durant le Printemps du Rire 2003. Ainsi, 2 ans après le succès de Mon canari se savonne sous le douche, présenté à ce même Festival, une nouvelle œuvre était présentée devant un vaste public.
Lors du Printemps du Rire 2003, ce monologue était en compétition pour le Trophée du Rire dans la catégorie "théâtre". Si le "Trophée du Rire" ne lui a pas été attribuée, cette pièce a, en revanche, obtenue une "Mention Spéciale" de la part du Jury.
Une mention exceptionnelle pour cette pièce qui révèle un réel coup de cœur de la part du Jury du Printemps du Rire 2003 (Directeur du Jury : Gérard Coulon, Directeur du Service Culturel de la Mairie de Toulouse).
Synopsis :
"Je m'appelle Blanche comme neige" est un monologue écrit par un homme pour les femmes.
Ce texte est un hommage aux femmes à travers la dérision, la folie, le second degré mélé à une "ironie ravageuse". Âmes sensibles s'abstenir. Blanche refait le portrait des hommes mais aussi celui des femmes...
On ne sait rien de la vie de Blanche, excepté ses amours qu'elle ressasse et ressasse, jusqu'à l'épuisement psychologique.
On ne sait pas où elle se trouve. Elle vit seule ou presque, dans une pièce, entourée de ses valises.
Blanche a aimé, Blanche est une femme libre, indépendante, enfin, elle pense l'être, comme le pensent certains être humains pourtant dépendants de leurs sentiments...
Blanche n'est pas folle, elle est juste un peu fatiguée !
Ce texte aborde avec force bon nombre de stéréotypes de notre société actuelle, malgré les luttes menées pour nous en détacher.
La légèreté de ton peut cacher des réalités pourtant bien ancrées, attention aux rires grinçants, l'auteur adore !!!
Descriptif et extraits :
Genre : monologue
Style : Comédie dramatique à l'humour très décapant
Durée : 1H15 environ
Extrait 1 :
"Pourquoi les hommes sont-ils si différents des femmes ? Pourquoi c'est toujours un homme qui épouse une femme et jamais le contraire ? Et dire que nous sommes faits pour nous entendre, nous aimer, pour partager les bons moments de la vie. Je dis les bons moments parce que les mauvais, on n'est pas obligé d'en avoir".
Extrait 2 :
"Ca me rappelle mon premier mari, Kevin.
Qu'est ce qu'il était enfantin, Kevin. Il m'aimait ! Et je l'aimais
depuis la maternelle. Nous avons commencé très jeune mais la maitresse
était au courant pour notre flirt ! Elle disait souvent à maman :
"votre fille ira loin, c'est une bonne petite fille ! Alors, j'ai
épousé Kevin ! C'était normal, on se l'était promis quand on avait 5
ans !"
Extrait 3 :
"Pastille Hôtel Becasse. On pourrait croire que ça fait tendance, pas du tout, c'est pour sourire. C'est l'effet jet-set !"
Extrait 4 :
"Mais après, quand vous avez la hâche bien en main, je peux vous dire que rien ne peut vous résister. Qu'est ce que je me suis fait, comme canards !! L'expérience, il n'y a que ça qui compte dans la vie ! Le reste, on s'en fout ! L'expérience, ça peut toujours servie dans la vie d'une femme !! Parce que vivre en tant que femme libre, c'est une lutte de chaque instant. Il y a encore des hommes qui pensent qu'une femme qui prend la pilule est une femme névrosée. Ben oui ! C'est comme ça, la pensée des hommes a parfois des limites".
Revue de presse :

Enfin, l'Auteur et la Comédienne :
15 salles - 100 artistes - 120 représentations.
Tel se présentait le Printemps du Rire en 2001 qui, en 2008, fêtera ses 13 ans.
Parmi un programme riche, tant d'artistes reconnus que de nouveaux talents, 10 représentations d'une création de Jean-Paul Olivier, présentée l'année précédente au Théâtre de Poche, Mon canari se savonne sous la douche (Pièce en 3 actes, écrite et mise en scène par Jean-Paul Olivier, interprété par Eric Rabbin, Suzy Clément, David Ramuscello, Emilie Dejean, Muriel Darras et Jean Camuzet):

Synopsis :
Nous sommes en 1975 dans le petit village de Brétilly la Forêt. Il est 21H00 quand la famille Durant s'apprête à passer une soirée bien tranquille dans son salon.
Mais qui sont-ils vraiment ?
Un père pas comme les autres, ancien boxeur reconverti après une défaite, partisan des petits coups en douce.
Une mère cartomancienne excentrique, généreuse en toute circonstance. Selon elle, la bonne aventure tient dans la main à condition de l'avoir grande et déployée. Elle passe son temps à gérer de son mieux les allées et venues de la famille.
Le frère du père, militaire bon enfant, toujours prêt à rendre service, surveille jalousement les intérêts de son fils.
Les jumelles chaleureuses et entreprenantes, elles sont le cœur financier de la famille. Elles se donnent entièrement dans les œuvres sociales et la société le leur rend bien.
Le fils prodigue étudiant de 10 à 12, son passe-temps favori est de faire des petits travaux à domicile et conduire sa Porsche.
Les interprètes :
Eric Rabbin, Suzy Clément, David Ramuscello, Emilie Dejean, Muriel Darras et Jean Camuzet
Ce qu'en a dit la presse :
Les photos d'avant-scène (album-photos)
Les photos des représentations (album-photos)
Je rajoute des infos dès que j'en retrouve...

15 mois après la première version du Bateau Jonquille (décembre 1997), Richard Moreau (Le Guépard) et Emilie Déjean (Juliette des Esprits) reprennent donc leur création (mars 1999), accompagnés cette fois-ci par Arnaud Richard qui apparait sous le feu du "Messager" en lieu et place de Mathias Duhayer.
Si le sujet est le même et l'intention quasi-identique...
"Suite à un naufrage, deux hommes et une femme se retrouvent face à eux-mêmes. Isolés au bout du monde sur une ile déserte, ils recréent par l'intermédiaire de livres un contact fragile et émouvant. Tour à tour apeurés puis éblouis par l'amour, ils porteront la folie en bandouillère à la recherche d'une séduction vibrante pour relier entre elles les ficelles de la vie. De l'amour capricieux à l'amour audacieux, de l'amour amer à l'amour en detresse, de l'amour complice jusqu'à l'amour secret.
Là-bas en parlant d'hier, vingt ans nous séparent. Les portes du rêve se sont ouvertes et, comme un éclat d'artifice, ils sont entrés tous les trois dans la fête du temps. "
...Le traitement est différent :
Certains des textes originels ont disparus, d'autres apparaissent, l'ordonnancement global des textes est modifié. Par exemple, La Cérémonie du Jade, qui faisait auparavant l'ouverture, se retrouve tout à la fin. Regarde, devient un duo quand il était déclamé par le Guépard. Ensuite, 4 textes sont racontés en duo ou en trio lorsque l'écriture et la mise en scène de la pièce originale n'en avait prévu qu'un, le dernier, le bien nommé : Au revoir. Enfin, alors que la première saison comptait 25 textes, il n'y en a plus que 21 dans la deuxième. Tous ces changements apportant plus de gaïté et de légèreté.
La redéfinition des personnages :
"Le Guépard" : Richard Moreau est un aventuruer archéologue de son état, toujours embarqué vers des pays où tout reste à découvrir. Il ouvre et ferme son esprit comme ses valises, soucieux d'un désordre équilibré.
"Juliette des Esprits" : Emilie Dejean est une jeune femme romantique. Elle engage sa vie dans un duel entre amour et mort sentimentale. Qu'a-t-elle fait de l'amour ? Pouvait-il en être autrement ? Elle s'émerveille à rire du temps chassant parfois l'impertinence jusqu'au dessous de ses semelles.
"Le Messager" : Arnaud Richard est un messager chasseur d'espoir, prisonnier de ses sentiments passés, rêveur de folies, il invente des mondes différents. Il marche sur des chemins de mosaïques bleues où l'amour lancé comme un défi l'invite à de nombreux voyages.
Les textes (les titres):
Ce qu'en dit l'auteur:
Les 3 personnages s'harmonisent de l'univers secret d'un poète au cours d'une soirée romantique sur une île déserte.
Le BATEAU JONQUILLE est une exposition de facettes sentimentales, propres ou composées qui explosent comme des miroirs qui se brisent.
Que la soirée commence et les voilà tous les trois livrés à eux-mêmes, chassant parfois l'impertinence jusqu'au dessous de leurs semelles. A la fois acteurs et spectateurs, ils créent une harmonie d'un désordre équilibré.
Le BATEAU JONQUILLE construit et façonne ses colères où l'odorante destinée chevauche une solitude impalpable.
"Le BATEAU JONQUILLE est un long cheminement désordonné comme les passions, ardent comme une fièvre.
Et caustique : Parce que le vitriol est l'encre préférée des poètes d'aujourd'hui." Juliette
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Ces textes, écrits par Jean-Paul Olivier, furent pour la première fois mis en scène par l'auteur en décembre 1998, un an après Le Bateau Jonquille et toujours au Théatre de poche :
2 textes composent Fabularis :
La Balade de Mikonos :
Au pays des mille et une nuit, vivait une adorable princesse qui avait pour compagnon un petit âne.
Alors qu'elle révait de liberté, un jour, son père le Prince ZARED prit la décision de marier sa fille NAVAHYA avec le méchant prince ASSALAH.
Voulant rester libre, la jeune princesse s'enfuit dans le désert de son âne.
Par bonheur pour eux, ils croisèrent sur leur chemin la fée du désert surnommée LA BIENHEUREUSE.
Avec beaucoup de courage et un peu de magie, le petit âne se transforma en un beau jeune homme et bien sûr, il épousa la princesse.
Mais avant d'en arriver au mariage, le petit âne dû affronter de nombreuses épreuves pour gagner sa liberté car la magie ne fait pas tout ! (mais c'est bien utile)...
La légende de Tania Perls :
C'est la rencontre entre un petit garçon de 10 ans et d'une inconnue venue le secourir. Elle s'appelle TANIA, elle est née en Russie en 1906 dans le village de RIGULDI sur les bords de la mer Baltique.
Tania raconte la tragédie de sa famille jusqu'à son arrivée en Amérique. Leur rencontre est faite d'amour, entre elle et lui va naître une intense émotion qui va conduire l'enfant vers l'éveil. L'océan va bercer son jeune âge d'une irrésistible soif de tout connaître.
Le personnage :
Suzy Clément a crée le rôle de La Conteuse qui n'a pas encore été repris depuis. Le spectacle, d'une duré d'environ 1 heure, voyait la comédienne conter les 2 récits accompagnée à la musique par Christine Massa.


Quelques mots sur Suzy Clément :
Le parcours de Suzy Clément, dont Jean-Paul Olivier se déclare heureux de l'avoir croisée, lui apprenant "beaucoup sur la vie", débute véritablement en 1957 lorsqu'elle conquiert le 1er prix du conservatoire, catégorie Comédie-Diction.
Au cours d'une carrière qui dure depuis 50 ans, elle aura joué dans plus d'une trentaine de pièces, marquée par la reprise de Poil de carotte à 4 fois, en 1964, 1965, 1968 et 1970. Son rôle de conteuse dans Fabularis est, du reste, sa dernière création.



à
Jean-Paul
Didier
Emilie
Mathias
Un jour, un grand garçon à peine sorti de l'enfance, qui faisait des bateaux en papier, eut l'idée d'en faire voguer un. Dans toute sa flotte encore sagement à quai, il choisit un bateau-fleur dont les pâges écrites qui constituaient sa coque, venaient d'une vieille flore jaunie. Des clématites et des asphodèles, des fleurs sucrées ou vénéneuses, des herbes, des algues et, à la proue, une délicate jonquille à fourreau d'or sur jupon de paille, dansaient la farandole. Les voiles du bateau, il les fit en papier de riz si fin qu'il dut emprunter une plume à son oiseau le plus rare pour y écrire tous les mots que la folie de son inspiration la plus débridée dictait à son talent d'armateur de l'imaginaire.
Son bateau-jonquille, c'est le nom qu'il lui donna - Bateau-Ivre était déjà pris, Vaisseau Fantôme aussi - ne pourrait pas voyager seul ! Dans un catalogue de voyages (initiatiques), il découpa trois personnages qui avaient su attirer son attention : une jeune et jolie fille, un jeune et beau garçon et un homme sans âge un peu cassé. Il les fit monter dans son bateau, leur donna tous les mots qu'il avait écrit et qui seraient leur nourriture à bord (plus quelques gâteaux, quelques bonbons, du vin blanc et du thé à la bergamote), les laissa partir en les guidant de la côte et leur donna la liberté des innocents...
Un lutin inspiré, homme de théâtre et fou de cinéma, se penchait parfois sur son épaule, lançant ici une idée géniale, là une référence éclairée. Il eut même le culot d'appeler à la rescousse les plus grands maitres, Visconti, Fellini, Losey - rien de moins - pour illustrer le livre d'images qu'il se proposait de sortir de sa "poche". D'un coup de baguette magique, il appela sa complice, une fée musicienne qui avait plus d'un tour dans son sac...
Le grand garçon-poète avait dit à ses personnages de papier (glacé, doré, coloré) : "Vous ne vous connaissez pas, vous ne vous connaitrez peut-être jamais". Vraiment ?
Heureux qu'ils étaient d'être embarqués dans cette galère, nos trois innocents prirent leur destin en main, décidés à donner à leur créateur de rêve, la plus belle des preuves de reconnaissance : Prendre tous les risques, braver tous les vents, essayer d'être à la hauteur de son ambition épique, voguer par le seul effet de son souffle poétique.
"Et vogue le navire..."
Richard Moreau
Suite à un naufrage, deux hommes et une femme se retrouvent face à eux-mêmes. Isolés au bout du monde sur une ile déserte, ils recréent par l'intermédiaire de livres un contact fragile et émouvant. Tour à tour apeurés puis éblouis par l'amour endeuillé, ils porteront la folie en bandouillère à la recherche d'une séduction vibrante pour relier entre elles les ficelles de la vie. Tolérance, colère, émotion, prosternation, ils vont connaître avec force et conviction des états d'âmes différents. Ceux-ci les entraineront vers un destin inexorable : peut-être le chemin de la paix intérieure.
Les personnages :
"Le Guépard" tenu par Richard Moreau, est un aristocrate anglais archéologue de son état, aventurier de la première heure, toujours embarqué vers des pays où tout reste à découvrir. Il ouvre et ferme son esprit comme ses valises, soucieux d'un désordre équilibré où le hasard reste indompté.
"Juliette des Esprits" devient une jeune femme artiste-peintre sous les traits d'Emilie Dejean. Elle engage un réel combat avec elle-même tiraillée par la mort de l'homme qu'elle aimait, à la fois enchantée et désenchantée d'une pensée pour demain.
Mathias Duhayer apparait sous le feu du "Messager", virevoltant dans l'ombre, chasseur d'espoir, prisonnier de ses certitudes passées, rêveur de folie, il invente des monde différents. Ses soleils sont bleus ou orangés, la pluie verte ou jaunes et les poissons...rouges.
Les textes (les titres):
Ce qu'en ont dit les comédiens :
Les photos : (Jean-Paul Olivier avec ses comédiens)
La revue de presse :
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